Le Coin des Poètes
Pour notre bonheur plusieurs de nos adhérents nous ont transmis leur témoignage pour la défense de nos alignements et ceci avec toute la poésie qui sied à cet environnement. Voici quelques uns de ces textes qui vous rappelleront votre enfance et vos rêveries lors des balades libres dans ces allées de pierres levées !

un clic sur ce bouton et partez en voyage....
Entends ;
Les korrigans de la pleine lune ;
Menhirs ;
Dualité ;
Les Korrigans de la pleine lune
|
Les
soirs de lune les korrigans se déchaînent; Leur
armée se lève dans le plus grand silence, Portée
par le vent fou qui va balayer la plaine; C’est
l’heure du dernier examen de conscience! Sans
aucune pitié les soirs de pleine lune, Les
petits monstres vous traquent sans coup férir, Cachés dans les rochers ou dans les hautes dunes ;
|
Leur
devise : « Taper fort et mourir de rire » Malheur
aux faibles, aux froussards et aux fiévreux ! Et
même ceux qui regardent droit dans les yeux Iront
grossir les rangs serrés des mécréants ! Les
nuits de pleine lune font naître les héros Que
l’on reconnaît parfois dans les fiers géants Qui montent la garde à l’entrée de Kerzerho.
René-georges
Le Bars Grand
Prix du Moulin de l’Écluse 2003 10ème
Rendez-vous
Poétique de Carnac
|
|
Soldat
de granit, tu demeures au garde-à-vous, Avec
toute la fierté de tes vingt printemps, Caché
dans la lande, prenant un rendez-vous Avec
l'incontournable horloge du temps. Pour
toi, le poids des ans devient raideur Et
pourtant dans toute ta candeur, Ton
cœur de schiste paraît fragilité Lorsque
ta petite armée s'ébranle, Disposée
telle une mosaïque, tu trembles En
te découvrant dans les genêts, l'agilité Retrouvée
d'une colère rentrée Résonnant
dans toute une contrée. Menhirs,
tes alignements portent les noms Du
Ménec et de Kermario, sans prénoms, Ils
sont chers dans le cœur de nos ancêtres, Car
taillés dans le granit, ils ressemblent aux hêtres, Flirtant
avec le ciel et ses couleurs. Pierres
sacrées, les hommes n'ont plus la chaleur, Ni
le respect pour les sépultures. On
le doit à l'ignorance et à l'inculture Des
uns et l'oubli des autres, Mais
toujours poussés par l'avidité de certains, Décidés de massacrer un site pour un Dieu, Celui du profit avec l'argent pour refrain!
|
Au
nom de l'Europe, grande inconnue, Menhirs,
on veut vous vendre, sans entrain Aux
marchands du Temple Moderne. Obstination
avec l'imagination nue, Tes
bourreaux frondeurs mais têtus Sont
tournés vers les Tours Opérators Au
nom d'une démocratie chancelante Et
d'un État sans préservatif Qui
se meurt à petit feu Malgré
la traditionnelle bonne conscience Affichée.
Mais entre vous, Menhirs Et
paperassiers élus ou non, Vous
resterez toujours les vainqueurs Car,
en granit, vous répondrez avec fureur En
condamnant ce zoo aux définitions mal établies Par
ses grillages indéfendables. Menhirs
et Dolmens, vous aurez le dernier mot Contre
ceux qui créent tous les maux, Contre
tous les notables Et
pourfendeurs sans titre, Vous
demeurerez les métayers De la petite métairie! Olivier
Furon La Trinité sur Mer, octobre 2000
|
Poème reçu sans titre auquel nous avons donné celui-ci.... si vous en connaissez le titre , merci de nous le transmettre
|
Dans les menhirs épargnés Parmi les brouillards de l'automne J'aimais bien me promener Sur cette tendre terre bretonne
Dans les menhirs engrillagés Pleure la pluie sur les moutons Les lutins sont bien trop âgés Pour lutter contre le béton
Dans les menhirs barbelés Plus de druide et plus de barde Le gui ne sera pas coupé Plus de biniou plus de bombarde
Dans les menhirs emprisonnés Engourdis, seuls et perdus Flotte une langueur désespérée Une rancœur de cœurs fendus
|
Les menhirs "fildeferisés" Guerriers rebelle et vaincus Sont de (très) vieux prisonniers Dont les visites sont défendues
Dans les menhirs clôturés Souffle le vent de l'espoir Qu'un farfadet bien inspiré Plie le grillage diffamatoire
Dans les menhirs libérés A Kermario comme au Ménec Je retournerai me balader Parmi les dolmens et cromlechs
J'aime les menhirs et leur légende Libres et sans dividende Bien loin des galeries marchandes Mickey sera sans Ménhirland
Jean-Louis Valence
|
|
Tu es là, loin dans le vide, Nuée blanche et inaccessible, Tu es loin Et moi je ne suis pas assez haut Pour aller jusqu'aux nuages
Elle s'en va sans dire un mot Sur le vent pour se distraire. Il lui sourit dans un sanglot, Lui menhir, amoureux fou D'un nuage au coeur de pierre |
Tout le temps il l'aima "Donne moi l'échelle, car je ne suis pas assez haut pour aller jusqu'à toi..."
Elle troublée, sans dire un mot Répondit à sa prière, Et la rosée le baigna Lui Menhir, l'amoureux fou de la nuée
M.B Crac'h |
|
La
fée des flots m’a dit Entends
le vent du large Il
porte sur la terre La
parole des Sages La
fée de l’air m’a dit Entends
au fil de l’onde La
parole des pierres Elle
souffle le secret A
celui qui l’entend La
fée du feu m’a dit Écoute
dans la centre Le
phénix endormi Il
attend, pour jaillir, L’éveil de l’esprit
|
La
fée du vent m’a dit Entend
dans le silence Le
murmure des pierres Il
connaît le secret Et
c’est toi qui l’entends La
fée des brumes est là Caressant
le menhir Lui
seul entend le chant Nous venant d’Altaïr.
N.C
|
|
Entends
le chant lointain Des
peuples de nos Pères Qui
vinrent de si loin Honorer
cette terre. Entends
le chant sacré De
la Déesse Mère Qui
nous donne en secret La
clé de l’Univers. Entends
le son Divin De
la valse des Sphères Qui
offre son Silence Dans le secret des pierres.
Nicole Cordier
|
