Extraits de notre bulletin N° 46 juin 2008
Monsieur Lataste est trop Clément ...
Depuis
le début de cette sinistre affaire du "Ménhirland", plusieurs
personnes se sont succédées au doux poste de "chargé de mission" ou
autre appellation soporifique.
Souvenons-nous
des noms de mme Geneviève Le Louarn, Mr Emmanuel Couet,ou encore de Mr Laurent
Heulot qui ont précédé notre actuel Antoine Lataste. Or, s’il est un fait
avéré, c’est que si les administrateurs changent, la politique qu’ils
appliquent ne change pas ! En réalité, ces chers administrateurs ne sont
que des marionnettes chargées d’exécuter les basses œuvres d’une
politique dictée par leurs supérieurs.
Menhirs
Libres estime que l’heure est venue de vous révéler les noms de ces
vrais responsables du désastre qu’est aujourd’hui devenu le site des
alignements. Voici les noms des vrais coupables :
Ces joyeux lurons présentent une particularité inouïe : ils résistent
à tout ! Ce sont des sortes de mutants, des surhommes dotés d’un code génétique
et administratif capables de résister à des séismes de magnitude 10 sur l’échelle
de Richter de la politique ! Que le ministre de la culture change ?
Ils restent en place, plus solides que les menhirs qu’ils prétendent défendre.
Que la couleur politique du pouvoir change ? Ils conservent leurs postes et
poursuivent les mêmes oeuvres. Que les Bretons râlent ? Hop là, ils
jettent l’administrateur de service qui leur obéit de façon docile et en
placent un autre…. Pour faire la même chose.
« Avec moi, tout
devient possible ! » déclarait l’actuel président de le République
avant les élections… Mais on s’en serait douté, Christophe Vallet et
Michel Clément ne font pas partie du " tout
", car ils sont toujours en poste; Est-ce à dire qu’ils ne sont
rien ? Pas tout à fait, car ils sont quand même excellents pour défigurer
le patrimoine national , à en croire la revue La Tribune de l’art ( * lien Internet) avec son
article incendiaire concernant ce cher Mr Clément titrant : "Le
Directeur du Patrimoine aime-t-il le patrimoine ? ". Ainsi
l’on apprend que le bastion de l’enceinte renaissance de Paris,la forteresse
de Vauban à Belfort ou encore le quartier Henri IV du château de
Fontainebleau, ont été "massacrés" et "dénaturés"
par les bons "soins" de cet adorable Directeur du patrimoine ! A
noter que l’action en justice de citoyens l’a empêché de saccager la
citadelle Vauban de Lille ; comme quoi Menhirs
Libres n’a pas le monopole de la contestation face aux méfaits
d’une administration dont on se demande quels intérêts elle sert
vraiment….
En tout cas, ce n’est certainement pas celui de la culture accessible
à tous. En effet, la politique "culturelle" de ces administrateurs a
surtout consisté à rendre l’accès payant aux sites classés "Monuments
Historiques" ; comme quoi Monsieur Clément porte un nom bien
trompeur…
On peut aussi se faire une opinion de la haute idée du patrimoine qu’ont ces hauts fonctionnaires, en visitant par exemple la résidence secondaire de Mr Michel Clément, le mal nommé : natif de Vannes, il souhaite passer ses vacances pas très loin de sa région natale, ce dont on ne saurait le blâmer, et pour se faire, il se porta acquéreur d’une maison en la commune de Locmariaquer. Hormis le fait qu’il s’agit d’une horrible bâtisse, construite sur le flanc Est du tumulus de Mané er Hroech (classé MH), qu’elle a d’ailleurs largement amputé, et ce au mépris de toutes les lois concernant le patrimoine national en vigueur à l’époque ! Nous ne saurions que trop vous encourager d’aller visiter ce splendide massacre archéologique et patrimonial, où Mr Clément passe ses vacances, et vous comprendrez alors la véritable nature du problème ! Et dire que ça s’occupe du patrimoine ! Après cela, on ne s’étonnera plus des belvédères, maison des mégalithes, et des 8 Km de grillages qui défigurent Carnac.
Lataste
… Vallet … Clément …
(en
ajoutant l’auxiliaire du verbe être) vous obtiendrez une phrase fort
instructive et des plus réaliste, où la subordination du premier à ces
derniers est évidente !
Il
est grand temps que ces loustiques rejoignent le " tout
"

Admirez
toute la "beauté" du site classé et bien entretenu de Mané er
hroech ! (photos ML prises le 24 mai 2008)
Extraits de notre bulletin N° 45 avril 2008
Des menhirs beatnik ... ?
|
Le beatnik de Kermario le beatnik de Kermario de dos Qui l’eut cru ? Kermario est envahi par de drôles de menhirs… Oui des menhirs beatnik ! On croyait la "beat génération" disparue chez les humains, voilà qu’elle réapparaît chez les mégalithes. Ces beatniks lithiques parés d’une voluptueuse toison de lierre se sont curieusement rassemblés près du lieu dit de la petite métairie, peut-être espèrent-ils l’ouverture d’un hypothétique salon de coiffure pour se débarrasser de cette chevelure excessive, envahissante et hideuse ! Mais savent-t-ils que le néo botaniste Mr Lataste, fervent défenseur de tout ce qui peut pousser au sein des alignements de Carnac, entend mener, après l’opération aléatoire concernant le panicaut vivipare, aussi celle déjà bien avancée des "menhirs beatnik" ? C’est
certain ces pierres chevelues se sont organisées. Maintenant nous pouvons
admirer de belles files d’attente qui souhaitent être rapidement
reconnues comme une espèce à protéger, espèce qui pourrait se dénommer :
la "génération hallucinée"
en
mémoire de la "beat génération" disparue ! |
Dernière minute : Eh bien voici qu’à l’approche des fêtes de pâques, le néo botaniste Mr Lataste, spécialiste archéo capillitologue, le figaro de Carnac, vient justement de faire raser son premier beatnik ! Quelle curieuse coïncidence, ne trouvez-vous pas ? Mais la file d’attente est encore bien longue, et beaucoup de boulot attend encore notre barbier de Carnac ! Enfin, celui qui se veut être le protecteur de tout ce qui pourrait pousser sur le site mégalithique de Carnac, en vient à jouer du sécateur sur ces branles de lierre dégradant coiffant nos beaux menhirs…. Comme la mode actuelle est aux têtes rasées, nous souhaitons vivement que ces responsables fassent "table rase" de leurs certitudes, et associent concrètement les associations à la réalisation d’un projet cohérent !
Beatnik en févier …. Et chauve depuis le 19 mars…
Pendant que d’autres prennent la relève ! … et rejoignent cette belle file d'attente de Kermario !
Extraits de notre bulletin N° 44 janvier 2008
A qui la faute ?

Le
CMN (Centre des Monuments Nationaux ,ex MONUM) gère 99 sites bénéficiant du
classement à l’inventaire des Monuments Historiques (M.H). Tous les autres
sites sont gérés par les collectivités locales, certains depuis peu, comme
par exemple le château de Chambord, cédé à la région en 2005.
Premier constat : sur ces 99 sites, 80 sont des tours, châteaux,remparts,abbayes et autres cathédrales. Seuls 3 sites mégalithiques sont gérés par le CMN, et pas de chance pour nous, il s’agit des sites de Barnenez, de la table des marchands à Locmariaquer et des alignements de Carnac. Les autres mégalithes de France, classés M.H n’ayant, semble-t-il, pas eu droit au triste sort réservé à nos menhirs…
Second constat : le nombre d’entrées varie énormément d’un site à l’autre. Voici le tiercé "gagnant" pour l’année 2006 :
|
|
Sites |
Nombre
de visiteurs |
Recette (€) |
|
1 |
L’arc de triomphe |
1 171 441 |
6 466 011 |
|
2 |
Le Mont St Michel |
1 123 987 |
5 952 188 |
|
3 |
Le Haut-Koenigsbourg |
480 000 |
2 360 683 |
A comparer avec
nos "pauvres" mégalithes :
|
|
Site |
Nombre
de visiteurs |
Recette (€) |
|
1 |
Locmariaquer |
61 762 |
221
569 |
|
2 |
Barnenez |
29 891 |
105
041 |
|
3 |
Carnac |
25 000 |
- |
Comment
expliquer une telle différence ? Eh bien c’est que toute la politique de CMN
est basée sur un seul concept : celui de MONUMENT.
Autrement dit, de sites clos. C’est effectivement le statut de 80 des 99 sites
gérés par l’État, la preuve le "tiercé" que nous avons présenté
ci-dessus. Or une politique décidée d’en haut sur une telle architecture ne
peut en aucun cas s’appliquer sur nos alignements de menhirs qui forment un SITE.
D’ailleurs aucun des 80 monuments de type "château" n’approchent
de près ou de loin la superficie de 40 hectares de nos alignements.
Troisième
et dernier constat : la différence
esthétique. Le mont St Michel, le château du Haut-kœnigsbourg et bon nombre
d’autres monuments gérés par le CMN sont des architectures magnifiques dont
la beauté esthétique explique pour une large part le succès qu’ils
rencontrent auprès du public.
Rien de tout cela sur nos pauvres mégalithes bretons, défigurés par de hideux bâtiments d’accueil qui n’ont rien à envier à la laideur des blockhaus, ceinturés de clôtures et grillages inesthétiques au possible. Venir à Carnac depuis Bruxelles pour se retrouver devant 8 Km de grillages… devant des "centres d’accueil" pouvant prétendre au palmarès du Guinness des records de la laideur… Devant ça, on tourne la tête, on baisse les yeux et l’on va ailleurs, là où se trouve une chose devenue rare : La beauté !
Nous
constatons donc l’échec flagrant de la politique menée par l’État !
En conséquence :
Nous
demandons
que la gestion des sites mégalithiques bretons soient ôtée au CMN
et revienne dorénavant aux collectivités
locales.
Nous
considérons ce fameux CMN comme incompétent pour gérer Carnac, et misons sur
l’espoir de voir les élus locaux et régionaux y mener une politique plus réaliste
et mieux adaptée, tant à la population locale qu’aux attentes des visiteurs.

Extraits de notre bulletin N° 43 octobre 2007
AVIS
DE RECHERCHE...
Enfin les menhirs de
Carnac, du Golfe du Morbihan et de la Ria d'Étel seront candidats au patrimoine
mondial de l'humanité de l'Unesco ! en voilà une bonne nouvelle, quoique
bien tardive : depuis le temps que les associations sont promenées par la
DRAC en charge de ce lourd dossier. Maintenant les voilà pétrifiés par
l’ampleur du travail qu’ils doivent accomplir, car leurs cartons sont bien
vides ! Certes les données existent, encore leur faudra-t-il les
collecter, les sérier, en faire l’exégèse puis la synthèse… diantre que
le travail est lourd ! sachant qu’ils ont déclaré publiquement fin février
lors de la réunion du comité de pilotage en préfecture, que fin 2008 le
dossier serait prêt ! … Alors pas de soucis, une passe en arrière,
comme au rugby pour transmettre le bébé, mais à qui ? … à un chargé
de mission évidemment !
Extrait
de l’offre d’emploi officiel paru le 5/09/2007 :

Une chose est sûre, ce contrat à durée déterminée de 24 mois, ne garantit pas que ce dossier sera bouclé (évidemment pas en 2008, mais en 2009, si tout va bien !) Car, ensuite ils interviendront, ces passeurs de bébés, et ne manqueront pas d’y mettre leur petit grain de sel, et là, cela risque de prendre encore beaucoup de temps ! Imaginez les petites luttes et guéguerres intestines, les frustrations, les mises devant le fait accompli des différents services qui auront aussi leur mot à dire…. Certes ce dossier va sensibiliser et impliquer bon nombres de services : Ministère de la culture, la DRAC, MONUM, le comité scientifique, le GIPC, ainsi que l’aréopage de services qui se sentiront obligés d’intervenir. Gageons que cela ne posera pas les problèmes, de blocages, de freinages, de dérapages, comme ont pu en connaître certains dossiers dans d’autres administrations ! C’est le vœu que nous formulons. Bien entendu tout dépendra du temps pris pour rechercher, sélectionner, puis embaucher ce providentiel
CHARGÉ DE MISSION UNESCO !
Extraits de notre bulletin N° 42 mai 2007
Enfin
un dépoussiérage salutaire et bienvenu !
Lors de la réunion du 28 février 2007 du comité de pilotage du GIPC, placée sous la présidence du nouveau préfet du département, Monsieur Cayrel, et à laquelle ont été conviées les associations, sachez que nous eûmes accès au rapport du cabinet de consultants missionné par le GIPC. A notre demande ce rapport nous a été remis officiellement. Et là, nous découvrons une information qui se révèle être de première importance dans la poursuite du projet de l’État, car il est bien écrit :
Réouverture
partielle et maîtrisée des alignements de Carnac.
Bien
souvent s’il y a des nouvelles qui n’en sont pas, convenez que cette fois
c’en est bien une! Enfin le GIPC travaille à partir d’une feuille de route
établie d’après les conclusions émises dans ce rapport, avec un calendrier
précis, soumis au contrôle direct de Monsieur le Préfet. Après 17 années de
lutte, voici que s’amorce une avancée dans l’écoute des propositions
formulées par les associations ! Elles demandent que cette démarche se
concrétise sur le site et cela de manière durable. Bien sûr d’autres points
importants restent en suspens, notamment concernant la suppression définitive
des grillages. Là aussi de timides avancées se font jour: retraits partiels…
mais contrôlés, clôtures provisoires….
Des intentions toujours soumises à l’approbation d’autres services,
et qui nous laissent cette étrange impression "d’attendre en
attendant" ! Mr le Préfet semble quant à lui vouloir que les opérations
soient toutes menées de front, dans le respect des engagements pris,du
calendrier fixé, pour qu’enfin cessent ces tours de passe-passe.
Oui, le dépoussiérage du projet était à l’évidence devenu nécessaire, mais nous souhaitons que les recommandations émises dans ce rapport ne tombent pas dans les … oubliettes du ministère de la culture!
Extraits de notre bulletin N° 41 décembre 2006
Quoi de neuf à l'ouest ?
Suite à la mémorable manifestation parisienne de fin 1999, Menhirs libres avait quand même obtenu 2 petites choses.
Ø Le départ de l’ancienne chargée de mission, Mme Le Louarn. (rappelons pour les non bretonnants que cela veut dire Mme Le renard !) On ne la regrette pas.
Ø La réouverture partielle de certaines sections des alignements entre octobre et avril. Mesurette consistant en réalité à donner un peu de susucre aux Gaulois pas contents. Mais enfin, bon an mal an, on pouvait se promener un peu dans les menhirs, selon le bon vouloir des responsables végétalisants. Et voilà qu’aujourd’hui on en vient à regretter cette mesurette.
Parce que c’est fermé. Et c’est même la première fois que kerlescan est fermé depuis 1999. Pour se consoler, on nous a ouvert une toute petite portion à Kerloquet : 150 m de long sur 45 m de la large. Et en plus, l’entrée est si petite et si peu visible que presque personne n’y va.
L’année dernière nous avions de superbes réunions avec Mr Lataste et les autres associations, pour décider de la couleur de superbes drapeaux censés indiquer aux visiteurs quelles sections seraient ouvertes, selon le bon vouloir des diplômés des hautes herbes. Idée que nous n’avions pas trouvée superbe, attendu que nous sommes pour l’ouverture totale de l’intégralité du site. Comme dans toutes ces réunions, les idées étaient mauvaises mais le café était bon, ce qui constitue vous en conviendrez une bien maigre consolation.
Mais cette année, pas de café, puisque pas de réunion, pas de drapeaux roses fluo, pas d’ouverture du site ou si peu, rien à voir, circulez…
Ah mais attendez !, si, il y a une section ouverte, et même que cette section ne l’avait encore jamais été en hiver. Eh oui, c’est le Menec !, on nous avait pourtant dit et répété que la végétation du site était trop fragile pour supporter une réouverture. Ou bien ils sont fous, ou bien ils nous ont menti ! En plus au Menec, il y a l’ex archéoscope rebaptisé Maison des mégalithes, on y trouve, des beaux livres, des tee shirt, des cartes postales à foison. A part des machines à laver et des menhirs gonflables, la panoplie est complète. C’est que voyez-vous, de nos jours, les boutiques de "Monum " ont des obligations de rendement. Ils doivent faire du chiffre. Et du gros chiffre pour avoir de bons points.
Et en plus comme c’est drôle, l’ouverture pour rentrer au Menec se trouve juste en face de leur boutique. Incroyable hein ? Mais pourquoi diable ont-ils fermé tout le reste, soit deux kilomètres d’alignements ? le bureau de Menhirs Libres se gratte la tête depuis 1 mois pour trouver. Dites, vous n’auriez pas une idée ?
Extraits de notre bulletin N° 40 d'octobre 2006
Richesse : mode
d'emploi

C’est incroyable le nombre d’astuces que notre société a imaginé pour accéder à la richesse ! On peut détenir des stocks option, être vendeur d’armes, actionnaire d’une société en pleine expansion (même si cela parfois se révèle être risqué) PDG d’une grande entreprise… et plein d’autres choses astucieuses. Vous me direz, ça n’est pas à la portée de tout le monde, mais vous pouvez toujours tenter le Loto ou tout autre jeux de hasard, bien qu’on y perde plutôt qu’on y gagne. Eh oui ! voilà le point commun entre le Loto et les actions cotées en bourse : c’est le jeu du " qui perd perd !"
Et bien assez de balivernes, Menhirs Libres vous présente maintenant la clé d’accès à la fortune, au risque ZÉRO, le véritable jeu du "qui perd gagne !"
En
bref : Architecte en chef des Monuments Historiques,.
Poste d’accès difficile, mais comme nous allons le voir, on gagne à tous les
coups.
Sur les 221 pages du livre traitant de la législation et règlements applicables aux Monuments historiques, pas moins de 45 pages de loi et autres décrets leur sont consacrés. Passons sur le confortable salaire de haut fonctionnaire pour en venir à quelque chose beaucoup plus drôle: le pourcentage perçu sur le montant des travaux qu’il ont à superviser (étant les seuls à pouvoir travailler sur les Monuments Historiques, pas de souci avec la concurrence !)
Ainsi
l’article 1er du décret du 5 avril 1917 leur octroie généreusement
5% du budget affecté aux travaux de conservation des Monuments historiques
comme argent de poche. Pour plus de clarté, prenons un site au hasard, Carnac
par exemple. Le premier projet de 1991 coûtait 5,5 millions d’Euros (36
millions de Francs), ce qui aurait pu rapporter 275 000 Euros ( soit 1,8
millions de Francs) à l’architecte
en chef des Monuments Historiques qui en était responsable ! Pas mal
n’est-ce pas ?
Le
projet de 1996 coûtait 15 millions d’Euros (100 millions de Francs), soit 750
000 Euros (5 millions de Francs environ) pour le brave petit architecte qui
l’a réalisé. Que voulez-vous les véhicules 4x4 sont si chers de nos jours !
Alors vous croyez sans doute que, comme Menhirs Libres avait gagné
auprès du Tribunal Administratif de Nantes et fait annuler ce projet,
l’argent lui était passé sous le nez ? Et bien pas tout à fait, car nous ne sommes pas ici au Loto ou bien à la bourse, mais bel
et bien au jeu du "qui perd gagne !"
Le
décret N° 50-788 du 24 juin 1950, ajouté à l’article 4 du décret du 5
avril 1917 a tout prévu : si le projet ne se réalise pas, l’architecte
en chef des Monuments Historiques empoche quand même 2¨% du montant du
projet ! (voir texte ci-dessous).
Le
projet annulé de 1996 a donc rapporté 300 000 Euros (près de 2 millions de
Francs) à son architecte, une somme supérieure à celui du projet de 1991,
s’il avait vu le jour !
300
000 Euros pour un projet illégal, qui dit mieux ?
Comme
la cagnotte de l’architecte en chef est tributaire du coût des projets, on
comprend mieux pourquoi le "Menhirland" était passé de 5,5 millions
à 15 millions d’Euros en 5 ans…
Les
archéologues anglais qui fouillèrent le grand cromlech d’Avebury en 1938 découvrirent
sous un menhir renversé, le corps écrasé d’un pauvre dentiste de la fin du
moyen âge, qui avait gratté la base du menhir, espérant y trouver un trésor !
jeu dangereux auquel il a tout perdu.
Quelques
siècles plus tard, à Carnac, un architecte en chef des monuments historiques
joua à un jeu sans danger, grâce auquel il a tout gagné, même en perdant!
Le progrès fait rage !
Extraits
des décrets cités dans notre article
N'est-elle pas riche et belle la vie d'architecte en chef des Monuments Historiques ?
Extraits de notre bulletin N° 39 de juin 2006
MERCI à nos bénévoles

D’année en année ils reviennent ; et puis il y a des nouveaux ; on se croise ; parfois on ne se connaît pas, alors on discute pour faire connaissance, un clin d’œil par ci, une blague par là :
« t’as
b’soin d’un coup d’main ? »
« c’est
pas d’refus »
Il
y a toujours besoin de quelqu’un quelque part.
Et
oui c’est tout cela nos bénévoles ; une ruche en effervescence pendant
les périodes chaudes des fêtes de l’été ; des mousquetaires toujours
prêts.
Certains
s’activent à coller et distribuer des affiches ; d’autres à monter
les stands, installer tables et chaises, sans parler de l’alimentation électrique
qui donne parfois des sueurs froides, préparer les friteuses, la chichtria, les
moules, les crêpes, les merguez, les frites, découper, coller, clouer, etc…
Beaucoup
s’activent avant la fête, puis d’autres arrivent pour tenir les stands,
organiser le parking. Et voilà, c’est parti, aux entrées les premiers
visiteurs arrivent, aux frites et aux moules la queue s’allonge, aux buvettes
on ne désemplit pas, aux crêpes on se bouscule ; la fête commence et les
stands s’animent jusque tard dans la nuit.
Tout
le monde est fatigué mais content ; la fête est réussie.
Cette
réussite, c’est bien à l’ensemble des bénévoles que Menhirs Libres
la doit, aussi l’Association tient beaucoup à vous dire à tous MERCI.
Merci
pour tout ce que vous faites aussi bien pendant les fêtes d’été que lors
des besoins d’aide tout au long de l’année.



Extraits de notre bulletin N° 38 d'Avril 2006
MENHIRS EN SURSIS ?
Le 30 juillet 2004, un alignement de menhirs inédit était détruit à Belz par un particulier, au motif non avoué : ne pas gêner l’urbanisation des parcelles voisines! La DRAC de Rennes a alors bloqué les permis de construire et ordonné des fouilles dans les terrains urbanisables. Et là, surprise, sous parfois un mètre de terre, les archéologues découvrent des dizaines de menhirs, un véritable "Carnac miniature" Pour mémoire, la dernière fouille d’alignements dans la région de Carnac fut menée par James Miln, à Kermario en 1877… Menée par de vrais professionnels, la fouille des menhirs de Belz va sans doute nous apporter de nouvelles informations sur les alignements de Menhirs de la région.
Que
deviendra ce site après la fouille ? Menhirs Libres espère
qu’il connaîtra un meilleur sort que ces 4 tumulus brestois, récemment
fouillés puis rasés pour faire place à un magnifique Mc Donald’s !
Au
vu de la polémique sur le site des alignements de Carnac, une destruction
serait parfaitement incompréhensible. C’est la DRAC de Rennes qui décidera
de conserver ou non ce nouvel alignement de menhirs de Belz. Or ladite DRAC fait
partie du GIPC qui s ‘est récemment déclaré favorable à la mise en
valeur des autres sites de la région. Ce serait sans nul doute ici l’occasion
de voir si cette conversion du GIPC aux idées que défend Menhirs Libres
depuis longtemps, est sincère ou non ?
Affaire à suivre…
Extraits de notre bulletin N° 37 de janvier 2006

On
reproche souvent à Menhirs
Libres de
ne donner que dans la critique, oubliant au passage que depuis sa création en
1992, notre association à toujours fait des propositions pour gérer les mégalithes
dans un tout autre esprit que celui des projets qui se succèdent à Carnac.
Il
faut dire aussi qu’à Carnac les occasions de prendre sa plume pour clamer sa
joie sont presque aussi rare que de voir des palmiers au Groenland ! Encore
qu’au train ou fondent les glaces, un jour cela ne sera peut-être plus une
boutade ! D’autant plus que , et c’est absolument incroyable, voilà
qu’il y a de bonnes nouvelles à Carnac.
Un
des axes fort des propositions de Menhirs
Libres a toujours été
l’entretien et la mise en valeur des autres sites mégalithiques de la région.
Mesures présentant le triple intérêt de :
disperser les visiteurs, ce qui évite la concentration de tout le monde
sur les alignements, et ce, en vue de la
réouverture totale au public de ce site en "cage".
permettre une meilleure compréhension du "phénomène mégalithique"
de la région aux touristes qui, souvent ne
voient rien d’autre que les menhirs du Menec et de Kermario.
nettoyer les sites croupissant sous la végétation risquant à moyen
terme de devenir dangereuse pour leur
conservation (pousses de pins au ras des menhirs ou sur des tumulus,
etc.)
cette
proposition de bon sens ne semblait n’intéresser aucun responsable du site
jusqu’à présent. Mais depuis le printemps 2005, les choses changent et voilà
que bien des sites viennent d’être entretenus ,redevenant visitables.
Signalons
notamment :
à Erdeven : les alignements de kerzerho très visités depuis la clôture
de Carnac, ont été remarquablement nettoyés,
idem pour d’autres sections de ce gigantesque alignement, notamment à
kerjean et à l’extrémité Est au lieu- dit "Coët er blei", ou
pour la première fois depuis des décennies on peut enfin admirer ce magnifique
groupe
de menhirs.
à Plouharnel : les alignements de "Sainte Barbe", un peu
moins visité, peuvent à nouveau bronzer au soleil.
à Carnac : le tumulus "Saint Michel" avait déjà été
nettoyé voici quelques années, il est aujourd’hui rejoint par le tumulus
du "moustoir" et ses menhirs annexes qui retrouvent leurs 20 ans.
à la Trinité
sur Mer : le "petit Menec" vient enfin d’avoir droit à un
grand coup de faucille. Étouffés sous les ajoncs
depuis des décennies, ils retrouvent enfin leur belle allure. A visiter
en priorité ! Vous n’avez sans doute jamais pu les admirer sous cet
angle
Bien sûr il reste pas mal de sites classés à nettoyer, mais en attendant, saluons le travail qui vient d’être accompli.
Aussi Menhirs Libres félicite les responsables de ces heureuses initiatives, ainsi que l’équipe chargée des opérations de nettoyage pour la qualité du travail effectué.
Nous
souhaitons que cette gestion beaucoup plus pragmatique du patrimoine mégalithique
sera effective dans le temps, et étendue à d’autres sites.
Nous
espérons aussi ne pas avoir à attendre la pousse de palmiers au Groenland pour
lancer de nouvelles félicitations !
Extraits de notre bulletin N° 36 de novembre 2005
Le dossier invisible
...
On nous le répète à tue-tête depuis le début du projet : les menhirs de Carnac vont être classés par l’UNESCO au patrimoine de l’humanité. Il ne s’écoule guère que quelques mois avant que les médias dociles ne nous rabâchent ces propos des responsables du site. Le dernier en date n’est autre que le très obéissant journal Ouest France (édition du 9 /8/2005) où le Président du Conseil Régional y expose son souhait d’un classement prochain.
Le journaliste signant cet article, prend quand même bien soin de nous préciser que « ça prendra du temps ».Il est vrai que cela fait 14 ans que l’on nous parle de ce sacré classement à l’UNESCO, et 14 ans que l’on ne voit rien venir…
Alors à Menhirs Libres, nous n’hésitons plus à poser la question :les responsables du site souhaitent-ils vraiment cette mesure de classement ?. voici quelques années, une réunion s’était tenue à Paris à l’initiative d’ICOMOS France. ICOMOS n’étant rien d’autre que la structure de l’UNESCO, par où doit passer toute étude de classement.
Étaient présents : les Amis de Carnac, Mme Le Louarn (ancienne chargée de mission à Carnac, de
triste mémoire), la Mairie de Carnac et Menhirs Libres. Les responsables d’ICOMOS s’étonnèrent alors que la Mairie de Carnac ne fusse représentée que par son nouveau " chef de station " (parti depuis vers d’autres horizons !) qui manifestement ne connaissait rien au dossier. ICOMOS trouva la commune pour le moins légère. A la même époque, le maire d’alors ne cessait pourtant de nous clamer touts les bienfaits de l’UNESCO… Décidés à y voir plus clair, Menhirs Libres a donc pris contact directement avec les membres d’ICOMOS avec toujours cette même question : où en est rendue cette fameuse demande d’inscrire Carnac au patrimoine de l’humanité ?. En voici la réponse :
« Carnac
a bel et bien été inscrite sur une liste » indicative de sites
susceptibles d’être classés un jour, et ce à la demande du ministre de la
culture. Le hic c’est que cette liste indicative ne constitue en rien une
demande officielle de classement !
Actuellement le calendrier pour les dossiers d’inscription est complet pour les 4 ou 5 ans à venir
Si les pouvoirs publics souhaitent voir Carnac être inscrit au patrimoine de l’humanité, ils se doivent de présenter un très solide dossier. Et ne pas traîner, car la liste des demandes ne cesse de s’allonger, et en sachant que chaque État ne peut présenter qu’un seul dossier par an…
Selon
l’UNESCO un tel dossier devrait dans le cas de Carnac, être adressé par
toutes les parties engagées dans la gestion du site, à savoir : Commune,
Département, Région, Ministère…
OR,
A CE JOUR AUCUN DOSSIER SUR CARNAC
N’A
ÉTÉ DÉPOSÉ PAR
LES PARTIES CONCERNÉES
Nous
avons donc chers lecteurs, chères lectrices, le triste privilège de vous
apprendre que les responsables du site vous mentent bien depuis 14 ans ! et
en prime nous allons vous dire pourquoi. Lorsqu’un
classement à l’UNESCO est effectif, cela entraîne de lourdes conséquences
et notamment celles-ci :
Interdiction
formelle de transformer le site, d’y construire de nouveaux édifices…. Et
ce pendant de
nombreuses
années.
Le suivi
des sites est des plus rigoureux et très fréquent ; en cas d’aménagement
du site la classification
peut-être
retirée.
En clair, un classement à l’UNESCO interdirait tout nouveau projet et cela pour de longues années.
De fait , il semble bien que les responsables du site ne veulent rien s’interdire, tout en vous faisant croire que tout va bien « dormez tranquille, l’UNESCO arrive ! »