Extraits de notre bulletin N° 51 juin 2010
MISSION IMPOSSIBLE ...

Lors de notre prise de contact avec Mme Belaud de Saulce , Menhirs Libres n'a pas manqué de demander à la nouvelle chargée de mission des nouvelles du feuilleton de l'UNESCO. On peu réellement parler de feuilleton puisque avec plus de 20 années de rebondissements, toutes les séries télévisées de type « Dallas », sont battues à plate couture.
Dernière nouvelle, et elle est de taille : L’État se désengage de la procédure de classement,et ce sont dorénavant les communes concernées par l'emprise du projet qui devront s'occuper de cette lourde tâche.
Nous avons fait remarquer à Mme Belaud de Saulce, que cela risquait fort de reporter le classement au plus tôt vers 2340, voire 2380....
Au vu de la lourdeur de la tâche à accomplir, et plus encore au vu de ses contraintes liées à l’urbanisation, les probabilités de voir les élus locaux trouver un terrain d'entente sont à notre avis quasi inexistantes.
Lors de notre assemblée Générale du 05/03/2010, la Mairie de Carnac nous a clairement signifié sa volonté de voir aboutir ce dossier. Mais la commune de Carnac est loin d'être la seule concernée puisque le périmètre concerné par le classement à l'UNESCO s'étend de la Ria d'Etel au Golfe du Morbihan et englobe donc de nombreuses autres communes.
Menhirs libres a toujours douté de la volonté de l'Etat de vouloir classer Carnac au patrimoine mondial de l'UNESCO. Voir ce même État se décharger de cette tâche vers les élus locaux ne fait que renforcer nos craintes.
Si demain Carnac et les autres sites mégalithiques de la région sont classés au Patrimoine Mondial de l'UNESCO, la mise en place d'un grand projet de « mise en valeur » des alignements sera tout bonnement impossible au regard des lourdes contraintes en matière d'urbanisation qui en découlent.
Voilà sans doute pourquoi l’État refile cette patate chaude aux élus locaux, à qui nous souhaitons bon courage pour trouver un accord.
Extraits de notre bulletin N° 50 janvier 2010
L'invention de la réalité ...

Menhirs Libres a déjà eu l'occasion de parler de « l'étude de fréquentation des sites mégalithiques de Carnac » remise au GIPC en 2008. Si cette étude abonde largement dans le sens de ce que Menhirs Libres dénonce depuis 1993, nous avons toutefois pu relever d'étonnantes dissonances.
Ainsi peut-on y lire à la page 69: «Lorsque le visiteur exprime spontanément ce qui lui déplaît concernant les aménagements, il évoque les grillages». Pour l'instant, voilà qui concorde tout à fait avec nos propres observations
Mais nos enquêteurs semblant peu satisfaits de la remarque des visiteurs, voilà qu'ils cherchent à "orienter" la question: « Lorsque l'on approfondit l'entretien en abordant spécifiquement la question des grillages, plus de 60% des visiteurs approuvent leur installation présentée par l'enquêteur comme un aménagement réalisé pour la préservation des alignements». (partie du texte soulignée par nos soins)
C'est
là l'application d'une vieille stratégie pratiquée de longue date par tous
les instituts de sondages de France et de Navarre: Poser une question qui "oriente"
la réponse.
L'orientation
consistant ici à mettre l'accent sur la soi-disante « préservation »,
point sur lequel tout le monde tombera d'accord. Et notre cabinet d'études de
conclure: « ...seul 24% des visiteurs déplorent réellement la présence
de grillages. Ce qui est, soit dit en passant, exactement l’inverse de ce que
disent les visiteurs au début de l'enquête !
Notre
cher cabinet d'études prend même soin de chercher à orienter le regard du
lecteur sur leur rapport par une astuce graphique usée jusqu'à la moelle.
C'est en effet le « Plus de 60% de visiteurs approuvent leur installation » qui y
est écrit en gras, et non la partie que nous avons soulignée.
Voilà
donc une superbe mise en œuvre de la stratégie destinée à faire dire aux
personnes interrogées, l'inverse de ce qu'elles pensent. Vous commencez sans
doute mieux à comprendre pourquoi la plupart des hommes et des femmes
politiques disent souvent qu'il faut se méfier des sondages...(Surtout quand le
résultat leur déplaît!).
Dans
la foulée, Menhirs
Libres se propose de reposer la même question, mais orientée dans un
tout autre sens,
à
savoir:
Qu'est ce qui vous déplaît le plus dans l'aménagement du site de Carnac?
Nous
en connaissons déjà la réponse puisque le cabinet d'études l'a déjà posée:
Le grillage!
Ce
grillage fut posé pour justifier une juteuse opération immobilière autour des
menhirs et d'y créer un "menhirland"
Êtes vous pour le maintien de ce grillage?
Quelque
chose nous dit que la réponse serait fort différente de celle qui figure dans
le rapport.
Dans
le même style, nous comptons prendre l'initiative d'une autre enquête encore
plus "orientée" :
Trouvez
vous que l'aménagement du site des alignements est:
Mauvais?
Lamentable?
Ni
fait ni à faire?
Minable?
Nous
ne manquerons pas d'en communiquer le résultat à la sous préfecture et autres
services de l’État, histoire de réorienter leur regard vers une toute autre
réalité.
Extraits de notre bulletin N° 49 décembre 2009
Un sacré coup...

Oui, ce fut bien un sacré coup d‘épée dans l’eau que ce défunt GIPC.
Pensez
donc après 4 années d’existence, les voici s’auto déclarant en rupture de
ban ! Oui, ils viennent de déposer leurs armes considérant avoir bien
travaillé… Peut-on oser dresser leur
bilan? Oui, cela sera très rapide : quelques voyages, une mission d’étude
confiée au cabinet D.Macoin, suivie d’une autre sur la fréquentation du
site confiée à Géomer, un piteux simulacre d’action sur le "panicaut
vivipare" tout comme la taille des grillages… Euh, bien voilà c’est à
peu près tout ! OUI… ils sont contents d’eux! Avouez qu’avec un tel
palmarès, il sont bien culottés de s’auto satisfaire de la sorte… trop peu
pour nous, pour nous en contenter!
Voici tout ce que nous vécûmes avec
cet aréopage de hauts personnages de l’État et services confondus, capables
sans conteste de construire ces phrases "creuses", habitués qu’ils
sont d’en produire à
vau-l'eau lors de leurs
discours officiels. Résumons comme ils savent si bien le faire, les décisions
prises lors de leur ultime déclaration de fin de mandat:
"Où que nous mène l'impasse qui
est la nôtre, il est préférable de prendre
en
considération l'ensemble des alternatives de bon sens."
Pour un
bilan plus consistant, il eut fallu que ces gens fussent plus imprégnés et
impliqués de la réelle nécessité de protéger l’environnement de ce
merveilleux site mégalithique de Carnac, en ayant toujours à l’esprit d’en
laisser :
L’ACCÈS LIBRE &
GRATUIT TOUTE L’ANNÉE !

†
DE PROFUNDIS" GIPC †
(personne
ne le regrettera!)
Extraits de notre bulletin N° 48 juillet 2009
Silence on ferme...

et
1, et 2 et 3 !
Silence
on ferme.... Non rassurez-vous il ne
s'agit pas de l'association Menhirs Libres,
mais bien d'EUX...
Et
1 , et 2 , et 3 : Oui ils s'en vont ... tous d' Antoine Lataste,
directeur des sites mégalithique de Carnac, Locmariaquer et de Barnenez, puis
du GIPC (animé) par Annick Guillou-Moinard, suivi de Laurent Cayrel,
préfet du Morbihan, précédés d'andré Horel, sous préfet du Morbihan
remplacé le 25 février 2009 par Denis Labbé !
Serait-ce
en rapport avec la coûteuse visite du premier ministre ? (pourtant invisible et
inaccessible pour les Carnacois car super protégé le Monsieur !) lors de sa récente
inspection du site de Carnac et de ses restaurants locaux ? Non cela serait une
solution par trop simpliste. Mais une chose est sûre : c'est dans l'inaction
que ces personnes trouvent leurs salut et leurs promotions !
Et
que deviendront les opérations de comptage et les enquêtes menées durant les
deux premières années sous l'impulsion du GIPC et des associations représentatives
?
Tout
cela pour RIEN ? Car maintenant la DRAC et MONUM vont en toute discrétion
mener à leur guise le développement de ce projet fou et foutu d'avance !
Certes il y a encore l'UNESCO, ah l'UNESCO, cette patate chaude qui leur reste
sur les bras.... Dixit Mr Deschamp, en 1 an le dossier serait bouclé...
maintenant il parle de 3 à 5 ans, mais encore faudrait-il que toutes les
communes concernées ou en passe de l'être adhèrent à cette invite... dans ce
dossier dénommé : les mégalithes du sud Morbihan...
Et
quid du Comité scientifique ? judicieusement dirigé par le chef d'orchestre
des lieux (sans instrumentistes dixit les spécialistes concernés) Yves
Coppens, qui n'a été vu qu'avec le premier ministre, car en réunion... il est resté
INVISIBLE !
Oui,
vous qui partez, faites-le sans vous retourner ! Ici personne ne vous
regrettera, mais sachez que MENHIRS LIBRES poursuivra sa mission de
vigilance pour la sauvegarde de notre site mégalithique afin d'obtenir un accès
libre et gratuit pour tous, et ce toute l'année et sans grillages !
Oui
: et 1, et 2 et 3 !
...
3 petits tours et puis s'en vont !
Extraits de notre bulletin N° 47 janvier 2009
La voix du silence… du Comité de pilotage
Depuis
quelques temps déjà il règne un silence inquiétant du côté de nos
soi-disant interlocuteurs en charge de la gestion des projets concernant le site
mégalithique de Carnac. Nous avions pourtant pris acte (avec prudence
toutefois), il y a déjà plusieurs mois, d’une certaine volonté de leur part
de communication et de concertation en ce qui concerne les plans d’actions
engagées par le GIPC, la DRAC, et l’ensemble des services de l’État
impliqués dans le projet de mise en valeur et de gestion du site.
Il
semblait convenu que cela devait se faire dans la transparence par le biais
d’informations périodiques à toutes les parties prenantes sur le suivi du
projet…Monsieur le préfet du Morbihan, lui-même, s’était engagé à faire
avancer les choses. Or à ce jour, toujours rien; silence radio; plus
d’information; plus de convocation du Comité de pilotage; plus rien ! Soyons
clairs ; il se passe quelque chose d’anormal quelque part. nous en
voulons pour preuve la lettre que Menhirs Libres a adressée à Monsieur le Préfet du Morbihan en
date du 22 mai 2008 qui, à ce jour, n’a toujours pas reçu réponse à la
liste de questions.
Cette lettre, chers amis de Menhirs Libres, nous
l’incluons dans ce bulletin afin que vous puissiez en prendre toute la mesure
de l’indifférence suspecte qui nous est opposée.
Qu’à
cela ne tienne, ne nous décourageons pas de les voir respecter leurs
engagements de transparence et de concertation. Notre lettre s’est peut-être
perdue dans les tiroirs de la Préfecture ; alors nous nous sentons obligés
de la rappeler aux bons souvenirs de Monsieur le Préfet par un nouveau courrier
auquel, nous espérons vivement, une réponse sérieuse et argumentée.
Une
lettre toujours sans réponse !

Extraits de notre bulletin N° 46 juin 2008
Monsieur Lataste est trop Clément ...
Depuis
le début de cette sinistre affaire du "Ménhirland", plusieurs
personnes se sont succédées au doux poste de "chargé de mission" ou
autre appellation soporifique.
Souvenons-nous
des noms de mme Geneviève Le Louarn, Mr Emmanuel Couet,ou encore de Mr Laurent
Heulot qui ont précédé notre actuel Antoine Lataste. Or, s’il est un fait
avéré, c’est que si les administrateurs changent, la politique qu’ils
appliquent ne change pas ! En réalité, ces chers administrateurs ne sont
que des marionnettes chargées d’exécuter les basses œuvres d’une
politique dictée par leurs supérieurs.
Menhirs
Libres estime que l’heure est venue de vous révéler les noms de ces
vrais responsables du désastre qu’est aujourd’hui devenu le site des
alignements. Voici les noms des vrais coupables :
Ces joyeux lurons présentent une particularité inouïe : ils résistent
à tout ! Ce sont des sortes de mutants, des surhommes dotés d’un code génétique
et administratif capables de résister à des séismes de magnitude 10 sur l’échelle
de Richter de la politique ! Que le ministre de la culture change ?
Ils restent en place, plus solides que les menhirs qu’ils prétendent défendre.
Que la couleur politique du pouvoir change ? Ils conservent leurs postes et
poursuivent les mêmes oeuvres. Que les Bretons râlent ? Hop là, ils
jettent l’administrateur de service qui leur obéit de façon docile et en
placent un autre…. Pour faire la même chose.
« Avec moi, tout
devient possible ! » déclarait l’actuel président de le République
avant les élections… Mais on s’en serait douté, Christophe Vallet et
Michel Clément ne font pas partie du " tout
", car ils sont toujours en poste; Est-ce à dire qu’ils ne sont
rien ? Pas tout à fait, car ils sont quand même excellents pour défigurer
le patrimoine national , à en croire la revue La Tribune de l’art ( * lien Internet) avec son
article incendiaire concernant ce cher Mr Clément titrant : "Le
Directeur du Patrimoine aime-t-il le patrimoine ? ". Ainsi
l’on apprend que le bastion de l’enceinte renaissance de Paris,la forteresse
de Vauban à Belfort ou encore le quartier Henri IV du château de
Fontainebleau, ont été "massacrés" et "dénaturés"
par les bons "soins" de cet adorable Directeur du patrimoine ! A
noter que l’action en justice de citoyens l’a empêché de saccager la
citadelle Vauban de Lille ; comme quoi Menhirs
Libres n’a pas le monopole de la contestation face aux méfaits
d’une administration dont on se demande quels intérêts elle sert
vraiment….
En tout cas, ce n’est certainement pas celui de la culture accessible
à tous. En effet, la politique "culturelle" de ces administrateurs a
surtout consisté à rendre l’accès payant aux sites classés "Monuments
Historiques" ; comme quoi Monsieur Clément porte un nom bien
trompeur…
On peut aussi se faire une opinion de la haute idée du patrimoine qu’ont ces hauts fonctionnaires, en visitant par exemple la résidence secondaire de Mr Michel Clément, le mal nommé : natif de Vannes, il souhaite passer ses vacances pas très loin de sa région natale, ce dont on ne saurait le blâmer, et pour se faire, il se porta acquéreur d’une maison en la commune de Locmariaquer. Hormis le fait qu’il s’agit d’une horrible bâtisse, construite sur le flanc Est du tumulus de Mané er Hroech (classé MH), qu’elle a d’ailleurs largement amputé, et ce au mépris de toutes les lois concernant le patrimoine national en vigueur à l’époque ! Nous ne saurions que trop vous encourager d’aller visiter ce splendide massacre archéologique et patrimonial, où Mr Clément passe ses vacances, et vous comprendrez alors la véritable nature du problème ! Et dire que ça s’occupe du patrimoine ! Après cela, on ne s’étonnera plus des belvédères, maison des mégalithes, et des 8 Km de grillages qui défigurent Carnac.
Lataste
… Vallet … Clément …
(en
ajoutant l’auxiliaire du verbe être) vous obtiendrez une phrase fort
instructive et des plus réaliste, où la subordination du premier à ces
derniers est évidente !
Il
est grand temps que ces loustiques rejoignent le " tout
"

Admirez
toute la "beauté" du site classé et bien entretenu de Mané er
hroech ! (photos ML prises le 24 mai 2008)
Extraits de notre bulletin N° 45 avril 2008
Des menhirs beatnik ... ?
|
Le beatnik de Kermario le beatnik de Kermario de dos Qui l’eut cru ? Kermario est envahi par de drôles de menhirs… Oui des menhirs beatnik ! On croyait la "beat génération" disparue chez les humains, voilà qu’elle réapparaît chez les mégalithes. Ces beatniks lithiques parés d’une voluptueuse toison de lierre se sont curieusement rassemblés près du lieu dit de la petite métairie, peut-être espèrent-ils l’ouverture d’un hypothétique salon de coiffure pour se débarrasser de cette chevelure excessive, envahissante et hideuse ! Mais savent-t-ils que le néo botaniste Mr Lataste, fervent défenseur de tout ce qui peut pousser au sein des alignements de Carnac, entend mener, après l’opération aléatoire concernant le panicaut vivipare, aussi celle déjà bien avancée des "menhirs beatnik" ? C’est
certain ces pierres chevelues se sont organisées. Maintenant nous pouvons
admirer de belles files d’attente qui souhaitent être rapidement
reconnues comme une espèce à protéger, espèce qui pourrait se dénommer :
la "génération hallucinée"
en
mémoire de la "beat génération" disparue ! |
Dernière minute : Eh bien voici qu’à l’approche des fêtes de pâques, le néo botaniste Mr Lataste, spécialiste archéo capillitologue, le figaro de Carnac, vient justement de faire raser son premier beatnik ! Quelle curieuse coïncidence, ne trouvez-vous pas ? Mais la file d’attente est encore bien longue, et beaucoup de boulot attend encore notre barbier de Carnac ! Enfin, celui qui se veut être le protecteur de tout ce qui pourrait pousser sur le site mégalithique de Carnac, en vient à jouer du sécateur sur ces branles de lierre dégradant coiffant nos beaux menhirs…. Comme la mode actuelle est aux têtes rasées, nous souhaitons vivement que ces responsables fassent "table rase" de leurs certitudes, et associent concrètement les associations à la réalisation d’un projet cohérent !
Beatnik en févier …. Et chauve depuis le 19 mars…
Pendant que d’autres prennent la relève ! … et rejoignent cette belle file d'attente de Kermario !
Extraits de notre bulletin N° 44 janvier 2008
A qui la faute ?

Le
CMN (Centre des Monuments Nationaux ,ex MONUM) gère 99 sites bénéficiant du
classement à l’inventaire des Monuments Historiques (M.H). Tous les autres
sites sont gérés par les collectivités locales, certains depuis peu, comme
par exemple le château de Chambord, cédé à la région en 2005.
Premier constat : sur ces 99 sites, 80 sont des tours, châteaux,remparts,abbayes et autres cathédrales. Seuls 3 sites mégalithiques sont gérés par le CMN, et pas de chance pour nous, il s’agit des sites de Barnenez, de la table des marchands à Locmariaquer et des alignements de Carnac. Les autres mégalithes de France, classés M.H n’ayant, semble-t-il, pas eu droit au triste sort réservé à nos menhirs…
Second constat : le nombre d’entrées varie énormément d’un site à l’autre. Voici le tiercé "gagnant" pour l’année 2006 :
|
|
Sites |
Nombre
de visiteurs |
Recette (€) |
|
1 |
L’arc de triomphe |
1 171 441 |
6 466 011 |
|
2 |
Le Mont St Michel |
1 123 987 |
5 952 188 |
|
3 |
Le Haut-Koenigsbourg |
480 000 |
2 360 683 |
A comparer avec
nos "pauvres" mégalithes :
|
|
Site |
Nombre
de visiteurs |
Recette (€) |
|
1 |
Locmariaquer |
61 762 |
221
569 |
|
2 |
Barnenez |
29 891 |
105
041 |
|
3 |
Carnac |
25 000 |
- |
Comment
expliquer une telle différence ? Eh bien c’est que toute la politique de CMN
est basée sur un seul concept : celui de MONUMENT.
Autrement dit, de sites clos. C’est effectivement le statut de 80 des 99 sites
gérés par l’État, la preuve le "tiercé" que nous avons présenté
ci-dessus. Or une politique décidée d’en haut sur une telle architecture ne
peut en aucun cas s’appliquer sur nos alignements de menhirs qui forment un SITE.
D’ailleurs aucun des 80 monuments de type "château" n’approchent
de près ou de loin la superficie de 40 hectares de nos alignements.
Troisième
et dernier constat : la différence
esthétique. Le mont St Michel, le château du Haut-kœnigsbourg et bon nombre
d’autres monuments gérés par le CMN sont des architectures magnifiques dont
la beauté esthétique explique pour une large part le succès qu’ils
rencontrent auprès du public.
Rien de tout cela sur nos pauvres mégalithes bretons, défigurés par de hideux bâtiments d’accueil qui n’ont rien à envier à la laideur des blockhaus, ceinturés de clôtures et grillages inesthétiques au possible. Venir à Carnac depuis Bruxelles pour se retrouver devant 8 Km de grillages… devant des "centres d’accueil" pouvant prétendre au palmarès du Guinness des records de la laideur… Devant ça, on tourne la tête, on baisse les yeux et l’on va ailleurs, là où se trouve une chose devenue rare : La beauté !
Nous
constatons donc l’échec flagrant de la politique menée par l’État !
En conséquence :
Nous
demandons
que la gestion des sites mégalithiques bretons soient ôtée au CMN
et revienne dorénavant aux collectivités
locales.
Nous
considérons ce fameux CMN comme incompétent pour gérer Carnac, et misons sur
l’espoir de voir les élus locaux et régionaux y mener une politique plus réaliste
et mieux adaptée, tant à la population locale qu’aux attentes des visiteurs.

Extraits de notre bulletin N° 43 octobre 2007
AVIS
DE RECHERCHE...
Enfin les menhirs de
Carnac, du Golfe du Morbihan et de la Ria d'Étel seront candidats au patrimoine
mondial de l'humanité de l'Unesco ! en voilà une bonne nouvelle, quoique
bien tardive : depuis le temps que les associations sont promenées par la
DRAC en charge de ce lourd dossier. Maintenant les voilà pétrifiés par
l’ampleur du travail qu’ils doivent accomplir, car leurs cartons sont bien
vides ! Certes les données existent, encore leur faudra-t-il les
collecter, les sérier, en faire l’exégèse puis la synthèse… diantre que
le travail est lourd ! sachant qu’ils ont déclaré publiquement fin février
lors de la réunion du comité de pilotage en préfecture, que fin 2008 le
dossier serait prêt ! … Alors pas de soucis, une passe en arrière,
comme au rugby pour transmettre le bébé, mais à qui ? … à un chargé
de mission évidemment !
Extrait
de l’offre d’emploi officiel paru le 5/09/2007 :

Une chose est sûre, ce contrat à durée déterminée de 24 mois, ne garantit pas que ce dossier sera bouclé (évidemment pas en 2008, mais en 2009, si tout va bien !) Car, ensuite ils interviendront, ces passeurs de bébés, et ne manqueront pas d’y mettre leur petit grain de sel, et là, cela risque de prendre encore beaucoup de temps ! Imaginez les petites luttes et guéguerres intestines, les frustrations, les mises devant le fait accompli des différents services qui auront aussi leur mot à dire…. Certes ce dossier va sensibiliser et impliquer bon nombres de services : Ministère de la culture, la DRAC, MONUM, le comité scientifique, le GIPC, ainsi que l’aréopage de services qui se sentiront obligés d’intervenir. Gageons que cela ne posera pas les problèmes, de blocages, de freinages, de dérapages, comme ont pu en connaître certains dossiers dans d’autres administrations ! C’est le vœu que nous formulons. Bien entendu tout dépendra du temps pris pour rechercher, sélectionner, puis embaucher ce providentiel
CHARGÉ DE MISSION UNESCO !
Extraits de notre bulletin N° 42 mai 2007
Enfin
un dépoussiérage salutaire et bienvenu !
Lors de la réunion du 28 février 2007 du comité de pilotage du GIPC, placée sous la présidence du nouveau préfet du département, Monsieur Cayrel, et à laquelle ont été conviées les associations, sachez que nous eûmes accès au rapport du cabinet de consultants missionné par le GIPC. A notre demande ce rapport nous a été remis officiellement. Et là, nous découvrons une information qui se révèle être de première importance dans la poursuite du projet de l’État, car il est bien écrit :
Réouverture
partielle et maîtrisée des alignements de Carnac.
Bien
souvent s’il y a des nouvelles qui n’en sont pas, convenez que cette fois
c’en est bien une! Enfin le GIPC travaille à partir d’une feuille de route
établie d’après les conclusions émises dans ce rapport, avec un calendrier
précis, soumis au contrôle direct de Monsieur le Préfet. Après 17 années de
lutte, voici que s’amorce une avancée dans l’écoute des propositions
formulées par les associations ! Elles demandent que cette démarche se
concrétise sur le site et cela de manière durable. Bien sûr d’autres points
importants restent en suspens, notamment concernant la suppression définitive
des grillages. Là aussi de timides avancées se font jour: retraits partiels…
mais contrôlés, clôtures provisoires….
Des intentions toujours soumises à l’approbation d’autres services,
et qui nous laissent cette étrange impression "d’attendre en
attendant" ! Mr le Préfet semble quant à lui vouloir que les opérations
soient toutes menées de front, dans le respect des engagements pris,du
calendrier fixé, pour qu’enfin cessent ces tours de passe-passe.
Oui, le dépoussiérage du projet était à l’évidence devenu nécessaire, mais nous souhaitons que les recommandations émises dans ce rapport ne tombent pas dans les … oubliettes du ministère de la culture!
Extraits de notre bulletin N° 41 décembre 2006
Quoi de neuf à l'ouest ?
Suite à la mémorable manifestation parisienne de fin 1999, Menhirs libres avait quand même obtenu 2 petites choses.
Ø Le départ de l’ancienne chargée de mission, Mme Le Louarn. (rappelons pour les non bretonnants que cela veut dire Mme Le renard !) On ne la regrette pas.
Ø La réouverture partielle de certaines sections des alignements entre octobre et avril. Mesurette consistant en réalité à donner un peu de susucre aux Gaulois pas contents. Mais enfin, bon an mal an, on pouvait se promener un peu dans les menhirs, selon le bon vouloir des responsables végétalisants. Et voilà qu’aujourd’hui on en vient à regretter cette mesurette.
Parce que c’est fermé. Et c’est même la première fois que kerlescan est fermé depuis 1999. Pour se consoler, on nous a ouvert une toute petite portion à Kerloquet : 150 m de long sur 45 m de la large. Et en plus, l’entrée est si petite et si peu visible que presque personne n’y va.
L’année dernière nous avions de superbes réunions avec Mr Lataste et les autres associations, pour décider de la couleur de superbes drapeaux censés indiquer aux visiteurs quelles sections seraient ouvertes, selon le bon vouloir des diplômés des hautes herbes. Idée que nous n’avions pas trouvée superbe, attendu que nous sommes pour l’ouverture totale de l’intégralité du site. Comme dans toutes ces réunions, les idées étaient mauvaises mais le café était bon, ce qui constitue vous en conviendrez une bien maigre consolation.
Mais cette année, pas de café, puisque pas de réunion, pas de drapeaux roses fluo, pas d’ouverture du site ou si peu, rien à voir, circulez…
Ah mais attendez !, si, il y a une section ouverte, et même que cette section ne l’avait encore jamais été en hiver. Eh oui, c’est le Menec !, on nous avait pourtant dit et répété que la végétation du site était trop fragile pour supporter une réouverture. Ou bien ils sont fous, ou bien ils nous ont menti ! En plus au Menec, il y a l’ex archéoscope rebaptisé Maison des mégalithes, on y trouve, des beaux livres, des tee shirt, des cartes postales à foison. A part des machines à laver et des menhirs gonflables, la panoplie est complète. C’est que voyez-vous, de nos jours, les boutiques de "Monum " ont des obligations de rendement. Ils doivent faire du chiffre. Et du gros chiffre pour avoir de bons points.
Et en plus comme c’est drôle, l’ouverture pour rentrer au Menec se trouve juste en face de leur boutique. Incroyable hein ? Mais pourquoi diable ont-ils fermé tout le reste, soit deux kilomètres d’alignements ? le bureau de Menhirs Libres se gratte la tête depuis 1 mois pour trouver. Dites, vous n’auriez pas une idée ?
Extraits de notre bulletin N° 40 d'octobre 2006
Richesse : mode
d'emploi

C’est incroyable le nombre d’astuces que notre société a imaginé pour accéder à la richesse ! On peut détenir des stocks option, être vendeur d’armes, actionnaire d’une société en pleine expansion (même si cela parfois se révèle être risqué) PDG d’une grande entreprise… et plein d’autres choses astucieuses. Vous me direz, ça n’est pas à la portée de tout le monde, mais vous pouvez toujours tenter le Loto ou tout autre jeux de hasard, bien qu’on y perde plutôt qu’on y gagne. Eh oui ! voilà le point commun entre le Loto et les actions cotées en bourse : c’est le jeu du " qui perd perd !"
Et bien assez de balivernes, Menhirs Libres vous présente maintenant la clé d’accès à la fortune, au risque ZÉRO, le véritable jeu du "qui perd gagne !"
En
bref : Architecte en chef des Monuments Historiques,.
Poste d’accès difficile, mais comme nous allons le voir, on gagne à tous les
coups.
Sur les 221 pages du livre traitant de la législation et règlements applicables aux Monuments historiques, pas moins de 45 pages de loi et autres décrets leur sont consacrés. Passons sur le confortable salaire de haut fonctionnaire pour en venir à quelque chose beaucoup plus drôle: le pourcentage perçu sur le montant des travaux qu’il ont à superviser (étant les seuls à pouvoir travailler sur les Monuments Historiques, pas de souci avec la concurrence !)
Ainsi
l’article 1er du décret du 5 avril 1917 leur octroie généreusement
5% du budget affecté aux travaux de conservation des Monuments historiques
comme argent de poche. Pour plus de clarté, prenons un site au hasard, Carnac
par exemple. Le premier projet de 1991 coûtait 5,5 millions d’Euros (36
millions de Francs), ce qui aurait pu rapporter 275 000 Euros ( soit 1,8
millions de Francs) à l’architecte
en chef des Monuments Historiques qui en était responsable ! Pas mal
n’est-ce pas ?
Le
projet de 1996 coûtait 15 millions d’Euros (100 millions de Francs), soit 750
000 Euros (5 millions de Francs environ) pour le brave petit architecte qui
l’a réalisé. Que voulez-vous les véhicules 4x4 sont si chers de nos jours !
Alors vous croyez sans doute que, comme Menhirs Libres avait gagné
auprès du Tribunal Administratif de Nantes et fait annuler ce projet,
l’argent lui était passé sous le nez ? Et bien pas tout à fait, car nous ne sommes pas ici au Loto ou bien à la bourse, mais bel
et bien au jeu du "qui perd gagne !"
Le
décret N° 50-788 du 24 juin 1950, ajouté à l’article 4 du décret du 5
avril 1917 a tout prévu : si le projet ne se réalise pas, l’architecte
en chef des Monuments Historiques empoche quand même 2¨% du montant du
projet ! (voir texte ci-dessous).
Le
projet annulé de 1996 a donc rapporté 300 000 Euros (près de 2 millions de
Francs) à son architecte, une somme supérieure à celui du projet de 1991,
s’il avait vu le jour !
300
000 Euros pour un projet illégal, qui dit mieux ?
Comme
la cagnotte de l’architecte en chef est tributaire du coût des projets, on
comprend mieux pourquoi le "Menhirland" était passé de 5,5 millions
à 15 millions d’Euros en 5 ans…
Les
archéologues anglais qui fouillèrent le grand cromlech d’Avebury en 1938 découvrirent
sous un menhir renversé, le corps écrasé d’un pauvre dentiste de la fin du
moyen âge, qui avait gratté la base du menhir, espérant y trouver un trésor !
jeu dangereux auquel il a tout perdu.
Quelques
siècles plus tard, à Carnac, un architecte en chef des monuments historiques
joua à un jeu sans danger, grâce auquel il a tout gagné, même en perdant!
Le progrès fait rage !
Extraits
des décrets cités dans notre article
N'est-elle pas riche et belle la vie d'architecte en chef des Monuments Historiques ?
Extraits de notre bulletin N° 39 de juin 2006
MERCI à nos bénévoles

D’année en année ils reviennent ; et puis il y a des nouveaux ; on se croise ; parfois on ne se connaît pas, alors on discute pour faire connaissance, un clin d’œil par ci, une blague par là :
« t’as
b’soin d’un coup d’main ? »
« c’est
pas d’refus »
Il
y a toujours besoin de quelqu’un quelque part.
Et
oui c’est tout cela nos bénévoles ; une ruche en effervescence pendant
les périodes chaudes des fêtes de l’été ; des mousquetaires toujours
prêts.
Certains
s’activent à coller et distribuer des affiches ; d’autres à monter
les stands, installer tables et chaises, sans parler de l’alimentation électrique
qui donne parfois des sueurs froides, préparer les friteuses, la chichtria, les
moules, les crêpes, les merguez, les frites, découper, coller, clouer, etc…
Beaucoup
s’activent avant la fête, puis d’autres arrivent pour tenir les stands,
organiser le parking. Et voilà, c’est parti, aux entrées les premiers
visiteurs arrivent, aux frites et aux moules la queue s’allonge, aux buvettes
on ne désemplit pas, aux crêpes on se bouscule ; la fête commence et les
stands s’animent jusque tard dans la nuit.
Tout
le monde est fatigué mais content ; la fête est réussie.
Cette
réussite, c’est bien à l’ensemble des bénévoles que Menhirs Libres
la doit, aussi l’Association tient beaucoup à vous dire à tous MERCI.
Merci
pour tout ce que vous faites aussi bien pendant les fêtes d’été que lors
des besoins d’aide tout au long de l’année.



Extraits de notre bulletin N° 38 d'Avril 2006
MENHIRS EN SURSIS ?
Le 30 juillet 2004, un alignement de menhirs inédit était détruit à Belz par un particulier, au motif non avoué : ne pas gêner l’urbanisation des parcelles voisines! La DRAC de Rennes a alors bloqué les permis de construire et ordonné des fouilles dans les terrains urbanisables. Et là, surprise, sous parfois un mètre de terre, les archéologues découvrent des dizaines de menhirs, un véritable "Carnac miniature" Pour mémoire, la dernière fouille d’alignements dans la région de Carnac fut menée par James Miln, à Kermario en 1877… Menée par de vrais professionnels, la fouille des menhirs de Belz va sans doute nous apporter de nouvelles informations sur les alignements de Menhirs de la région.
Que
deviendra ce site après la fouille ? Menhirs Libres espère
qu’il connaîtra un meilleur sort que ces 4 tumulus brestois, récemment
fouillés puis rasés pour faire place à un magnifique Mc Donald’s !
Au
vu de la polémique sur le site des alignements de Carnac, une destruction
serait parfaitement incompréhensible. C’est la DRAC de Rennes qui décidera
de conserver ou non ce nouvel alignement de menhirs de Belz. Or ladite DRAC fait
partie du GIPC qui s ‘est récemment déclaré favorable à la mise en
valeur des autres sites de la région. Ce serait sans nul doute ici l’occasion
de voir si cette conversion du GIPC aux idées que défend Menhirs Libres
depuis longtemps, est sincère ou non ?
Affaire à suivre…
Extraits de notre bulletin N° 37 de janvier 2006

On
reproche souvent à Menhirs
Libres de
ne donner que dans la critique, oubliant au passage que depuis sa création en
1992, notre association à toujours fait des propositions pour gérer les mégalithes
dans un tout autre esprit que celui des projets qui se succèdent à Carnac.
Il
faut dire aussi qu’à Carnac les occasions de prendre sa plume pour clamer sa
joie sont presque aussi rare que de voir des palmiers au Groenland ! Encore
qu’au train ou fondent les glaces, un jour cela ne sera peut-être plus une
boutade ! D’autant plus que , et c’est absolument incroyable, voilà
qu’il y a de bonnes nouvelles à Carnac.
Un
des axes fort des propositions de Menhirs
Libres a toujours été
l’entretien et la mise en valeur des autres sites mégalithiques de la région.
Mesures présentant le triple intérêt de :
disperser les visiteurs, ce qui évite la concentration de tout le monde
sur les alignements, et ce, en vue de la
réouverture totale au public de ce site en "cage".
permettre une meilleure compréhension du "phénomène mégalithique"
de la région aux touristes qui, souvent ne
voient rien d’autre que les menhirs du Menec et de Kermario.
nettoyer les sites croupissant sous la végétation risquant à moyen
terme de devenir dangereuse pour leur
conservation (pousses de pins au ras des menhirs ou sur des tumulus,
etc.)
cette
proposition de bon sens ne semblait n’intéresser aucun responsable du site
jusqu’à présent. Mais depuis le printemps 2005, les choses changent et voilà
que bien des sites viennent d’être entretenus ,redevenant visitables.
Signalons
notamment :
à Erdeven : les alignements de kerzerho très visités depuis la clôture
de Carnac, ont été remarquablement nettoyés,
idem pour d’autres sections de ce gigantesque alignement, notamment à
kerjean et à l’extrémité Est au lieu- dit "Coët er blei", ou
pour la première fois depuis des décennies on peut enfin admirer ce magnifique
groupe
de menhirs.
à Plouharnel : les alignements de "Sainte Barbe", un peu
moins visité, peuvent à nouveau bronzer au soleil.
à Carnac : le tumulus "Saint Michel" avait déjà été
nettoyé voici quelques années, il est aujourd’hui rejoint par le tumulus
du "moustoir" et ses menhirs annexes qui retrouvent leurs 20 ans.
à la Trinité
sur Mer : le "petit Menec" vient enfin d’avoir droit à un
grand coup de faucille. Étouffés sous les ajoncs
depuis des décennies, ils retrouvent enfin leur belle allure. A visiter
en priorité ! Vous n’avez sans doute jamais pu les admirer sous cet
angle
Bien sûr il reste pas mal de sites classés à nettoyer, mais en attendant, saluons le travail qui vient d’être accompli.
Aussi Menhirs Libres félicite les responsables de ces heureuses initiatives, ainsi que l’équipe chargée des opérations de nettoyage pour la qualité du travail effectué.
Nous
souhaitons que cette gestion beaucoup plus pragmatique du patrimoine mégalithique
sera effective dans le temps, et étendue à d’autres sites.
Nous
espérons aussi ne pas avoir à attendre la pousse de palmiers au Groenland pour
lancer de nouvelles félicitations !
Extraits de notre bulletin N° 36 de novembre 2005
Le dossier invisible
...
On nous le répète à tue-tête depuis le début du projet : les menhirs de Carnac vont être classés par l’UNESCO au patrimoine de l’humanité. Il ne s’écoule guère que quelques mois avant que les médias dociles ne nous rabâchent ces propos des responsables du site. Le dernier en date n’est autre que le très obéissant journal Ouest France (édition du 9 /8/2005) où le Président du Conseil Régional y expose son souhait d’un classement prochain.
Le journaliste signant cet article, prend quand même bien soin de nous préciser que « ça prendra du temps ».Il est vrai que cela fait 14 ans que l’on nous parle de ce sacré classement à l’UNESCO, et 14 ans que l’on ne voit rien venir…
Alors à Menhirs Libres, nous n’hésitons plus à poser la question :les responsables du site souhaitent-ils vraiment cette mesure de classement ?. voici quelques années, une réunion s’était tenue à Paris à l’initiative d’ICOMOS France. ICOMOS n’étant rien d’autre que la structure de l’UNESCO, par où doit passer toute étude de classement.
Étaient présents : les Amis de Carnac, Mme Le Louarn (ancienne chargée de mission à Carnac, de
triste mémoire), la Mairie de Carnac et Menhirs Libres. Les responsables d’ICOMOS s’étonnèrent alors que la Mairie de Carnac ne fusse représentée que par son nouveau " chef de station " (parti depuis vers d’autres horizons !) qui manifestement ne connaissait rien au dossier. ICOMOS trouva la commune pour le moins légère. A la même époque, le maire d’alors ne cessait pourtant de nous clamer touts les bienfaits de l’UNESCO… Décidés à y voir plus clair, Menhirs Libres a donc pris contact directement avec les membres d’ICOMOS avec toujours cette même question : où en est rendue cette fameuse demande d’inscrire Carnac au patrimoine de l’humanité ?. En voici la réponse :
« Carnac
a bel et bien été inscrite sur une liste » indicative de sites
susceptibles d’être classés un jour, et ce à la demande du ministre de la
culture. Le hic c’est que cette liste indicative ne constitue en rien une
demande officielle de classement !
Actuellement le calendrier pour les dossiers d’inscription est complet pour les 4 ou 5 ans à venir
Si les pouvoirs publics souhaitent voir Carnac être inscrit au patrimoine de l’humanité, ils se doivent de présenter un très solide dossier. Et ne pas traîner, car la liste des demandes ne cesse de s’allonger, et en sachant que chaque État ne peut présenter qu’un seul dossier par an…
Selon
l’UNESCO un tel dossier devrait dans le cas de Carnac, être adressé par
toutes les parties engagées dans la gestion du site, à savoir : Commune,
Département, Région, Ministère…
OR,
A CE JOUR AUCUN DOSSIER SUR CARNAC
N’A
ÉTÉ DÉPOSÉ PAR
LES PARTIES CONCERNÉES
Nous
avons donc chers lecteurs, chères lectrices, le triste privilège de vous
apprendre que les responsables du site vous mentent bien depuis 14 ans ! et
en prime nous allons vous dire pourquoi. Lorsqu’un
classement à l’UNESCO est effectif, cela entraîne de lourdes conséquences
et notamment celles-ci :
Interdiction
formelle de transformer le site, d’y construire de nouveaux édifices…. Et
ce pendant de
nombreuses
années.
Le suivi
des sites est des plus rigoureux et très fréquent ; en cas d’aménagement
du site la classification
peut-être
retirée.
En clair, un classement à l’UNESCO interdirait tout nouveau projet et cela pour de longues années.
De fait , il semble bien que les responsables du site ne veulent rien s’interdire, tout en vous faisant croire que tout va bien « dormez tranquille, l’UNESCO arrive ! »
Or comme l’UNESCO n’arrive
toujours pas (ce qui n’est pas prêt d’arriver) cela laisse à supposer qu’un
nouveau plan "MENHIRLAND" se
prépare…
Fidèle à la tradition d’hospitalité si chère à la Bretagne, Menhirs Libres se prépare déjà à l’accueillir….
A coup
de procès Cela va sans dire !
![]()
Extraits de notre bulletin N° 35 de mai 2005
Le Dossier 2
Suite de notre dossier ouvert depuis
l'édition N°34.... Menhirs …
la vérité!
Bazar, vous avez dit bazar?
Comme c'est bizarre!
L'insécurité règne à Carnac, ce n'est rien de le dire. Tenez, les touristes par exemple: rien d'autre de que dangereux "piétineurs" de menhirs! Ils s'asseyent dessus, rasent l'herbe en marchant dessus, mettant le sol à nu et détruisant les couches archéologiques. Pire, ils peuvent même faire tomber les menhirs! (si, si!), voire même détruire un alignement entier. Imaginez par exemple qu'un grand menhir de début d'une file vienne à chuter sur son voisin, qui lui à son tour chutera sur le suivant, etc.… comme dans le jeu des dominos (le Domino Day!) Toute la file serait abattue sur 1 kilomètre de long…Paf, paf, paf, paf…. Et le choc, hein le choc de ces centaines de tonnes s'affalant lourdement sur le sol granitique… ne croyez-vous pas que cela pourrait engendrer un gigantesque tremblement de terre! qui détruirait tout dans la région? si, si!… et comme nous sommes près de la mer… provoquer ainsi un raz de marée géant! qui submergerait toute la Bretagne, eh oui!.. et qui ….la fin du monde!
Rassurez-vous,
pour éviter tout risque d'apocalypse, l'État a grillagé le site et éloigné
le risque d'un raz de marée. On a eu chaud, n'est-ce pas?
Mais allons voir ce qu'il en est réellement de nos menhirs protégés: aussi voici quelques événements piochés au hasard de la chronologie.
Hiver
1998/1999:
boum! Un menhir de 2 m de haut,
fortement incliné, s'affale sur le gazon. Comme cela se passe à Kermario,
près de la petite métairie, la DRAC le fait relever 3 jours après, mais
silence dans la presse: cet alignement étant grillagé depuis de nombreuses
années, il est impossible d'accuser les touristes d'avoir piétiné le sol du
monolithe, d'autant qu'aucun chemin ne passe à cet endroit!
Hiver
2000/2001
: re boum! Cette
fois-ci c'est un menhir de l'extrémité Est de Toul Chignan qui se ramasse de
tout son long sur la pelouse. Lui aussi était très fortement incliné. Allez
savoir pourquoi, il n'a pas été redressé par la DRAC.
(mais on notera que ce menhir ne se trouve pas près du QG de l'Association Menhirs libres! Bien sûr à nouveau silence dans la presse! Là aussi le site est clos depuis plus de 10 ans et aucun chemin ne passe près de la pierre tombée: impossible d'en accuser les touristes!
En
réalité, la chute de ces deux monolithes, a eu lieu l'hiver, en période de
forte pluie. Le sol détrempé s'étant avéré incapable de maintenir la
stabilité de ces pierres fortement inclinées. Tout cela ne serait jamais
arrivé si ces menhirs avaient été redressés avant.
Menhirs Libres avait
signalé ce risque de chute aux autorités compétentes dès 1996! Autant parler
à un mur. Ce risque de chute existe d'ailleurs toujours sur d'autres petits
menhirs penchés: rendez-vous aux prochaines pluies…
Septembre
2002:
le collectif "Holl-a-gevred" dont fait partie
Menhirs Libres occupe
l'ancien belvédère pendant 40 jours… Les journées sont longues, alors on se
promène dans les menhirs de Kermario pour passer le temps. Et là, oh stupeur:
un grand menhir que l'on aperçoit en dehors des files a été gravé!
Renseignements
pris, cela serait arrivé en pleine nuit aux alentours de l'an 2000. Personne
n'y aurait rien vu , aucun témoin,
pas même le vigile! (il est vrai qu’il était payé pour surveiller le
belvédère et le grillage, mais non pour les menhirs!). Le site est grillagé
depuis 1991. Mais alors
le
grillage à quoi sert-il? Mise à
part le fait qu'il évite les risques d'un raz de marée: A RIEN !
1992
: Voilà
une année que le site de Kermario est protégé des cohortes de méchants
touristes par un grillage. Or deux énormes tracteurs pénètrent toutefois dans
ce site pour raser la végétation luxuriante. Les touristes éberlués par ce
spectacle offert, s'arrêtent : « comment, on nous interdit l'accès au site et
on y fait entrer des engins de plusieurs tonnes!» Bien entendu la presse
restera muette comme une carpe, sans doute par crainte d'une secousse sismique…
ou politique!
Les
visiteurs n'ont toujours pas compris, nous si, hélas!...
1996
: Un amoureux fou de sa dulcinée tague son nom sur deux menhirs: le géant du
Manio et sur le grand menhir couché de la table des marchands à Locmariaquer.
Ce dernier est grillagé, l'autre non. L'amoureux ne fait pas de différence: il
tague les deux, le grillage ne freinant pas son ardeur. Ces deux menhirs sont
propriété de l'État et classés "monuments historiques". Ils ne
jouissent pourtant pas du
même sort: celui de Locmariaquer, très connu, situé au bord d'une
route, et où l'on paye pour le visiter, est 1 mois après immédiatement
nettoyé par la DRAC. Celui du Manio, moins connu, loin de la route perdu au
fond des bois n'est lui toujours pas nettoyé. Ce sont des touristes, qui
choqués de voir un menhir dans cet état, entreprennent de le nettoyer en y
consacrant du temps et de l'argent (achat des produits adéquats).
Ne sommes-nous pas là,
aux antipodes de l'image du touriste prédateur, que l'on accuse de dégrader
les sites, quant aux grillages de Locmariaquer à quoi donc peuvent-ils servir?
A empêcher la chute du menhir? Il est tombé voilà plus de 6300 ans, si l'on
en croit les scientifiques! Alors quoi? Non, vous ne croyez tout de même pas
qu'il y a un rapport avec l'entrée payante? Si? Ah ben ça alors!!
1991
: Pour éviter tout risque de Tsunami, tremblements de terre, consécutifs à
l'effet "domino", l'Etat grillage les alignements du Ménec et de
Kermario. Mince alors, en plusieurs endroits la route rase les files de menhirs.
Où mettre les plots en ciment qui serviront à caler les piquets du grillage?
Pas de problème: les poseurs du grillage creusent sans vergogne allègrement au
pied de nombreux menhirs bordant la route (photo 1), repoussant les pierres de
calage pour y mettre en place les plots en ciment! En voilà du calage moderne
vite fait bien fait!
(photo 2) Avec ça les raz de marée n'ont qu'à bien se tenir!

Photo 1 Photo 2
En 1994, Menhir libres s'en entretient avec Madame Le Louarn chargée de mission à Carnac, et lui montre les méchantes photos ici reproduites…. Discussion presque imaginaire:
Menhir
libres : «
et les couches archéologiques dans tout ça? Hein?»,
Mme
Le Louarn : «oh vous savez, moi et la logique… si en plus vous y ajoutez l'archéo…!»
Un
violent séisme mit fin à notre discussion.
Finalement,
on a beau le regarder sous tous les angles, on ne voit pas bien à quoi il sert
ce grillage!...
Ø
A
permettre aux amoureux éconduits, de déclarer leur amour au mépris du danger?
Ø
A
permettre à des touristes de s'honorer en nettoyant les sites restés libres
quand la DRAC s'en fiche?
Ø
A
tester la logique de Madame Le Louarn?
Ø
A
montrer qu'un vigile surveillant un belvédère, ça ne sert à rien pour
protéger les menhirs?
Ø
A
justifier des entrées payantes?
Ø
A
protéger les tracteurs des touristes?
Ø
Côté
raz de marée, son utilité ne nous semble pas être clairement établie.
Ø
Côté
tremblement de terre, on s'en est pris un de magnitude 5,4 sur l'échelle de
Richter en septembre 2002. Aucun menhir
n'est tombé. Par contre, un
menhir a empêché que tout un pan du grillage ne s'affale sur la pelouse. C'est
à se demander qui protège quoi?
Ø
Côté
couches archéologiques, les éventuels fouilleurs risquent d'avoir des
surprises en découvrant de gros plots en béton en
guise et place de fosses de calage. Imaginons
déjà le scoop dans la presse: «ils connaissaient le ciment!».
Ø
Toujours
à propos de couches (pas les pampers!) vous n'avez pas l'impression que
certaines personnes en tiennent une sacrée, dans toute cette invraisemblable
histoire de grillage protecteur?
Ø
Tiens
peut-être même qu'il y en a qui se moquent de vous, mais pas de votre argent.
Évidemment,
tout ça, les couches d'argent emportées par la marée de la DRAC, ce ne sont
que des hypothèses, rien d'autre.
Nous
allons tout de même demander aux scientifiques ce qu'ils en pensent pour notre prochain bulletin…
Comme
ça, juste pour voir.
Suite de notre dossier dans le prochain numéro.
![]()
Extraits de notre bulletin N° 34 de janvier 2005
Le Dossier
Comme annoncé dans notre précédent bulletin, nous ouvrons notre dossier Menhirs … la vérité!
Petite histoire d'un grand mensonge."L'engrillagement" des alignements de Carnac commença en avril 1991. L'opération débuta par les grands menhirs du Menec et de Kermario et s'achèvera en 1994 à Kerlescan, malgré la virulente protestation des touristes et des gens du pays.
Le coût total de la pause de ce grillage, main d'œuvre comprise fut de plus d'un million d'Euros. Pour justifier la clôture du site les Monuments historiques jouèrent sur la corde sensible: il s'agissait, nous dit-on, de protéger le site du piètinement des milliers de touristes, responsables, selon les "grillageurs", de déchausser le site par leurs incessantes allées et venues à travers les files de monolithes.
On nous affirma même que par endroit, plus de 40 cm de terre avaient disparu, et que les menhirs risquaient de tomber! …
Depuis cette époque, les arguments n'ont guère évolué et c'est toujours cette même théorie qui est répétée chaque année aux visiteurs et aux amoureux du site, déçus de ne pouvoir y pénétrer.
L'ennui c'est que tout cela est faux et archi faux!!!
et l'ennui pour les Monuments historiques c'est que nous allons le prouver!
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Les touristes Romains
La photo N°1 nous montre les alignements de kermario avec un superbe chemin, bien creusé, qui serpente entre les files de monolithes. C'est exactement ce genre de cliché que l'on montre aux visiteurs pour leur "prouver" les effets nocifs du piétinement des touristes.
Mais cette photo date de 1901, alors que les congés payés datent eux de 1936, et que le tourisme de masse n'arriva à Carnac que dans l'après guerre….
Ce chemin n'était en réalité qu'un ancien axe de communication entre les différents villages bordant les alignements.
Les fouilles que mena James Miln en 1877 démontrèrent même que ce chemin existait déjà à l'époque Gallo-romaine, et que donc les touristes du XXeme siècle n'y sont pour rien.
Un résultat exceptionnel
Mais il y a encore plus embêtant: entre 1981 et 1988, les alignements furent entretenus avec de jolis et bons gros tracteurs, n'hésitant pas à retourner le sol pour arracher les racines d'ajoncs…. et renversant aussi au passage quelques monolithes, ce que dénonça la presse d'alors (l'Humanité N° ….)
Cet entretien de "choc" se poursuivit même après la clôture du site comme le montre la photo N° 2 prise en 1992 à Kermario.
Comme de nombreuses personnes s'étonnaient de ne pouvoir marcher à travers les menhirs alors que d'énormes tracteurs s'y mouvaient librement, cette méthode de nettoyage musclée fut progressivement stoppée.
Le résultat de ces années d'entretien au tracteur généra un "étrepage général des sols", de l'aveu de l'Association "Les Amis de Carnac",pourtant à l'origine de cette malheureuse initiative. On le voit, là encore, les touristes n'y sont pour rien, ce n'étaient pas eux qui conduisaient les tracteurs labourant le sol….
Mais les fougères? Que faire des fougères dont les racines sont si profondes qu'elles repousseraient quand même à chaque printemps?
A grand renfort de produits chimiques et autre désherbant total, les Monuments historiques les calmèrent quelque peu… et détruisirent aussi au passage le restant de la végétation du site!
Dans le genre "désastre", le résultat fut, on s'en doute, exceptionnel.
Si la bruyère pouvait parler , elle nous dirait certainement que l'effet de quelques paires de chaussures comparées aux tracteurs et désherbants , est très différent.
Mais évidemment, on accusa (et accusé toujours) les touristes!
Par qui? Par King
En 1996, lors de l'enquête d'utilité publique destinée à ratifier le projet (qui fut annulé en décembre 2002 par le Tribunal Administratif de Nantes) nous avons eu l'occasion de consulter un curieux document fournit par la DRAC (Direction Régionale des Affaires Culturelles) concernant un rapport établi par Le Laboratoire d'Ecologie Végétale de Rennes, dressant un plan de l'état de la végétation dans les alignements. Il en ressort que seules les extrémités
Ouest des alignements de Kermario et du Menec étaient vraiment dégradées. Selon les auteurs du rapport, l'attrait des plus grands menhirs situés précisément à l'Ouest de ces alignements, expliquait un piétinement massif de ces sites par les visiteurs, et nécessitait donc la clôture.
Or, et c'est ce que nos détracteurs reprochent à Menhirs Libres, d'avoir souvent de bien étranges idées: par exemple de superposer les plans de la DRAC avec celui… des parkings bordant les alignements (cf. plan schématique en page 6)
Le constat est sans appel: les zones les plus dégradées coïncident exactement avec l'endroit où se trouvent les grands parkings. Car comme tout le monde n'est pas adepte de la randonnée à pieds, on se gare et l'on visite les menhirs le plus près de sa voiture. L'ultime preuve nous en est fournie par les alignements de Kerlescan: pas de grand parking et donc pas de zone dégradée, alors que l'Ouest de ce site possède lui aussi de grands menhirs comme à Kermario et au Menec.
Au fait qui à décidé d'implanter ces parkings dans ces endroits? Qui accusera-t-on? Encore les touristes?
En réalité, ce mensonge que l'on nous bassine depuis bientôt 14 ans, n'a servi qu'à justifier un mégaprojet, un Menhirland, aujourd'hui rejeté par la justice. "L'engrillagement" des alignements n'a été qu'un paravent destiné à cacher le véritable enjeu de ce site aux yeux de ses promoteurs: l'enjeu immobilier, car tout le P.O.S ceinturant les menhirs a été modifié pour être rendu constructible et dès 1991, les premiers projets prévoyaient hôtels, restaurants et autres pièges à touristes.
A ce jour tout cela est (pour l'instant) caduc, il serait bien temps d'ôter cet hideux grillage et redonner ainsi au site sa poésie et sa liberté.
Le principal ennemi des alignements n'est donc pas le tourisme mais la gestion catastrophique à laquelle ils sont soumis depuis de nombreuses années. Espérons que le nouvel administrateur du site, Mr Lataste, sera plus doué que ses prédécesseurs!
Suite de notre dossier dans le prochain numéro.
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Extraits de notre bulletin N° 33 d'octobre 2004

Editorial
Après une saison touristique plutôt morose, beaucoup s'interrogent et en cherchent les causes. Car le mauvais temps n'explique pas tout.
Selon les spécialistes du tourisme, la raison serait à rechercher dans un sens de l'accueil pas toujours à la hauteur, à des tarifs souvent excessifs.
Mais où la disparition progressive de la poésie propre à certains sites semble y être aussi pour beaucoup. Ainsi nos alignements de menhirs, si mystérieux, si propices à la rêverie, à l'évasion, où l'on se promenait naguère en famille, étonnés et émerveillés, ce site est aujourd'hui devenu symbole d'interdiction, de privation de liberté, mais aussi d'une formule "par ici la monnaie" pour celles et ceux qui veulent les visiter en été. Pour les autres, il ne reste que des kilomètres hideux de grillages à longer…
Posés en 1991, pour soi-disant "protéger le site", ces 7 kilomètres de grillages posés "aux frais de la Princesse" pour la modique somme de plus d'un million d'Euros, ne cessent d'alimenter la polémique… et de frustrer les nombreuses personnes désirant visiter les menhirs et qui en repartent furieuses jurant qu'elles n'y reviendront plus. D'autres visiteurs déçus mais sensibles aux arguments avancés par le Ministère de la culture disent "Oui c'est laid, mais il faut bien protéger les menhirs"
Cessons d'accepter l'inacceptable!
Les responsables du site ne cessent de dire que ce grillage est provisoire et qu'il sera bientôt ôté.
Voilà pourtant 14 ans que ce "provisoire" dure!
14 ans que les alignements sont défigurés, mais aussi 14 ans que l'on nous ment. Car pour justifier l'injustifiable, les pouvoirs publics n'ont jamais cessé de mentir, de cacher la vérité et l'histoire du site, de donner de fausses informations au public, de le tromper. Mais pas de chance pour les responsables du Ménhirland, ce mensonge éhonté, nous avons décidé de le révéler au public. Et l'on verra que si le mensonge se mesurait, il dépasserait largement la longueur des 7 kilomètres de ce grillage d'acier, de ce grillage de la honte.
Dorénavant, chaque bulletin de Menhirs Libres développera l'un des arguments mis en avant pour justifier la clôture du site, et le démontera inexorablement point par point et preuves à l'appui.
Enfin une synthèse de tous ces éléments sera présentée à un vaste public, afin de faire éclater la vérité au grand jour. A ce stade de la polémique, peut-être vous dîtes-vous "Mais qui croire?" Rien de plus simple:
D'un côté: vous êtes face à un Ministère qui vient d'être condamné à 2 reprises par la justice pour avoir essayer d'enfreindre la loi via un Ménhirland qui n'osait avouer son nom. D'un Ministre qui ne cesse de dire depuis 1991, que ce grillage sera enlevé dans quelque temps….
De l'autre côté: vous avez une Association qui fait respecter l'état de droit et dont à ce jour, aucune des nombreuses informations qu'elle a révélées par son bulletin ou les médias n'ont jamais été démenties. Si aucun procès en diffamation n'a jamais été intenté à Menhirs Libres, c'est tout simplement parce que toutes les informations divulguées à ce jour étaient exactes.
Quant aux informations que nous vous révélerons dorénavant pour démontrer que l'on vous ment et que ce grillage n'est qu'une injure aux alignements, nous ne ferons pas que de les révéler, nous en fournirons les preuves, car elles sont en notre possession.
Et l'on verra bien si l'acier résistera à notre volonté granitique.
Nous déclarons donc la guerre à ce grillage, symbole de la laideur, du mensonge et de la cupidité. Nous userons de tous les moyens légaux dont nous disposons pour le faire abattre.
Nous couvrirons publiquement de honte ceux qui ont osé souiller les menhirs en les défigurant par ces kilomètres d'acier.
Que toutes celles et tous ceux qui refusent de voir les alignements devenir un symbole de la fatalité, de tristesse, de privation de liberté nous rejoignent pour ce juste combat.
Car c'est ensemble que nous redonnerons poésie et liberté à ce site merveilleux
A bas le grillage, vivent les Menhirs Libres
… / …
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Extraits de notre bulletin N° 32 de mai 2004
Le secret du consensus
Il semble qu'une énième version du menhirland soit en train de germer dans les esprits des décideurs. Une réunion secrète se serait déroulée à la mairie de Carnac.
Selon certaines fuites, il y aurait été question de supprimer la rue de Courdiec / route du Hahon qui traverse les alignements du Ménec, ce qui rappelle fortement le projet de 1994 avec ses énormes déviations routières…
On y aurait parlé également de la possibilité de déplacer le musée de Carnac près des menhirs, ainsi que l'office de tourisme. Avec le musée et l'office de tourisme qui quitteraient le centre du bourg, voilà qui déplacerait une partie des touristes vers les menhirs et les caisses enregistreuses des Monuments Historiques. Les commerçants du bourg apprécieront certainement.
Décidement, à Carnac, les projets se suivent et se ressemblent, le principe des discussions secrètes aussi.
Pendant ce temps, SOS Menhirs affirme "nous sommes arrivés à une situation sans coup fourré, à un consensus général, la concertation est parfaite avec la municipalité".
Le tout étant bien sûr de s'entendre sur le sens des mots "consensus", "coup fourré" et "concertation". SOS Menhirs n'a sans doute pas les mêmes références littéraires que Menhirs Libres.
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Extraits de notre bulletin N° 31 de janvier 2004
Jeu
des 1000 euros
Alors que nous découvrons avec stupeur que les services de l'état prenant leurs désirs pour des réalités se permettent d'annexer des terres et des maisons avant que les procédures légales ne soient achevées ni mêmes entamées…qu'en est-il de sa célérité pour accomplir les décisions de justice qui le condamnent ?
Là, son empressement moins convainquant condamné à verser 1000 euros de dommages et intérêts à l'association "MenhirsLibres" n'a pas honoré sa dette…
Pourtant
1000 euros comparés au budget total du projet ? Pourtant 1000 euros comparés
aux sommes 10 fois supérieures dépensées par l'association pour son
action en justice ? Pourtant 1000 euros comparés aux sommes toutes aussi
importantes dépensées par des privés pour payer les honoraires de leurs
avocats ?
Drôle
de situation : celui qui gagne, celui à qui le tribunal donne raison aura
malgré tout à payer des sommes astronomiques . Que ce serait-il passé si
l'état avait gagné ? N'aurions-nous eu que 1000
euros à lui donner ? L'état aurait-il eut à supporter les frais liés
à sa défense ?
Il n'est pas interdit d'en douter ….
En tous cas, toutes ces fêtes, veillées, fest-noz que vous êtes
nombreux à soutenir, par votre travail ou votre présence nous ont permis
jusqu'ici d'assurer notre défense . Sans eux, bien qu'étant dans nos droits
nous n'aurions pas pu aller au tribunal . Au vu des derniers développements de
l'affaire, nul doute que nous devrons nous remettre à l'ouvrage et solliciter
encore les bonnes volontés .
Nous ne lacherons pas
disions-nous l'an dernier .
Telle est encore notre devise .
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Les murets en pierres sèches ont un prix...
Lors des expropriations, les Monuments Historiques clamaient haut et fort que les murets en pierres sèches ne valaient rien. Par conséquent, ils ne jugeaient pas utile d'indemniser leurs propriétaires. Mais maintenant , les mêmes Monuments Historiques, après avoir fait refaire certains de ces murets par une entreprise, en connaissent le prix ...
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Extraits de notre bulletin N° 30 d'octobre 2003
A Monsieur le Maire:
Le maire de toute commune française étant élu pour défendre ses administrés, nous lui demandons de faire les démarches nécessaires pour récupérer les biens communaux expropriés : commun de village situé en zone humide, qui aurait toute son utilité en cette période de sécheresse!
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Mur
d'alors !
Les alignements de Carnac sont séparés des parcelles voisines par d'anciens murets de pierres remarquablement construits . L'idée de les restaurer peu paraître excellente et l'état a eût l'idée de le faire au Ménec cet été . Est-ce la chaleur accablante ou l'inexpérience, mais ces restaurations sont loin d'être une réussite : mur qui ondule, gonfle et dégonfle ici ou là, leur durée de vie sera certainement plus courte que celle des beaux murs d'antan .
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Depuis fin
décembre 2002, après la visite du Ministre de la Culture, tout le monde
semblait d'accord, -d'ici peu, il n'y aurait plus de grillage-… Aujourd'hui 26
octobre 2003, les grillages semblent si bien avoir pris racine, qu'ils sont
encore sur place . D'autre part, nous constatons depuis quelques jours
l'apparition de grillages supplémentaires à l'intérieur des grillages déjà
existant, sur le site de Kermario. Raison invoquée : préservation du site . Un
saut de 12 ans en arrière . Il va
falloir que ces plaisanteries de mauvais goût s'arrêtent …
Abonnez-vous pour connaître toutes les dernières informations, et poursuivre la lutte pour maintenir ce site dans le respect de l'environnement !
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Extraits de notre bulletin N° 29 de Juin 2003

Où
en est le projet "d'aménagement des alignements de Carnac" si cher
à l'état ?
Que Monsieur Aillagon demande un projet
respectueux de l'environnement, de
la loi littoral et des gens du pays et, hop-là, Monsieur le Préfet (pardon
l'ex-préfet car il vient de partir) annonce que des expropriations pourraient
avoir lieu et qu'une déviation routière reprenant une partie de l'ancien
tracé aura lieu (donc violant aussi la loi littoral), que Monsieur le
sous-préfet annonce que le grillage sera ôté à Kerlescan, et voilà
Monsieur le Maire de Carnac qui annonce l'exacte inverse le lendemain .
Bien des choses ont été discutées à la réunion de la préfecture de Vannes du 12 mars 2003, mais, dans le compte-rendu adressé aux associations, on en apprend d'autres dont personne n'avait entendu parler ! Comme par exemple cette maison acquise par l'état à grands coups de pressions honteuses sur les riverains et qu'il serait aujourd'hui question de recycler en maison du personnel ou en entrepôt…Cette résidence bâtie voilà une trentaine d'années se trouvant d'ailleurs rebaptisée "ferme" par les services de l'état .
Depuis 12 ans, nous vivons une histoire dont le
scénario semble tiré d'un film d'espionnage ou de magouilles
politiques . Mais aujourd'hui, c'est un écrivain de science-fiction qu'il nous
faudrait . Car l'état vient d'inventer la machine à remonter le temps !
On se croirait en effet revenus en 1991, quand on entendait tout et son
contraire sur ce mystérieux projet, quand le flou régnait sur le destin
des menhirs…et des gens du pays. Les
gestionnaires passent, les projets trépassent , et le menhirland repasse. Et
sans doute qu'un jour, la justice les mènera à nouveau à une impasse.
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Extraits de notre bulletin N° 28 de janvier 2003

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Extraits de notre bulletin N° 27 de novembre 2002

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Extraits de notre bulletin N° 26 juillet 2002

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Extraits de notre bulletin N° 25 avril 2002

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Extraits de notre bulletin N° 24 janvier 2002

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Extraits de notre bulletin N° 23 novembre 2001

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Extraits de notre bulletin N° 22 juin 2001

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Extraits de notre bulletin N° 21 mars 2001
Contrairement a ce que la municipalité de Camac clame régulièrement, elle est pleinement responsable et complice du projet "Menhirland" des Monuments Historiques . Et nous allons le prouver par ce bref historique : -Année 70 : "Les menhirs, il est temps que ça rapporte" déclare Mr Christian Bonnet -Peu apres, la commune de Camac élabore un projet juteux : Reconstituer les alignements de Camac sur la commune de Plougoumelen près de la voie express. Le "Canard enchaîné" s'empare alors de cette affaire et fait échouer ce projet ridicule, mal inspire de Lascaux . -1988 : Mr Lefebre, architecte en chef des Monuments Historiques termine son premier projet d'aménagement des menhirs. Au même moment, Mr Bonnet modifie le POS de la commune et notamment les parcelles près des menhirs pour les rendre constructibles dans le cadre de "la mise en valeur du site" . -1990 : Christian Bonnet signe le permis de construire de l'archéoscope, grâce a un POS fraîchement modifie .Une maquette du projet (coût, plus de 100000 francs) est exposée a la mairie fin 1990, rnais est dissimulée aux camacois . -1991: : Mr Bonnet signe le permis de construire du belvédère ainsi que la pétition contre ce bâtiment 6 mois après, suite a l'hostilité des camacois et des visiteurs .La municipalité s'est opposée a une consultation de la population que 1'Etat prévoyait au début du projet . -1993 : La municipalité de Camac offre gracieusement à 1'Etat un lot de 7 hectares de terrains communaux . .-- 1994 : Mr Bonnet signe la convention Etat-Region-Département-Commune .Cette convention ouvre la porte à un grand projet de 100 millions de francs because: "mettre en valeur" les alignements, et qui prévoit des déviations routières, des expropriations, des commerces d'Etat. -Municipales de 1:994: Suite a la pression de la population, Mr Bonnet s'engage alors a s'opposer aux déviations routières ...qu'il a pourtant précédemment approuvees en signant la convention .L'Etat retire alors son projet (qui incluait alors Ie Menec) et en prépare un autre, qui le surpassera en grandiloquence et en ampleur financière . -1995: Mr Bonnet signe le permis de construire du second belvédère rut "bâtiment d'accueil" . Le conseil municipal donne son accord pour les expropriations et le projet dans sa globalité . -1996 : La municipalité de Camac approuve le projet . La responsabilité de l'actuelle municipalité dans la réalisation du Menhirland est donc clairement établie .Sans son accord, il n'y aurait jamais eu d'archéoscope, de belvédère, de projet de déviation routière ou d'expropriations . Les 11 et 18 mars prochains, les carnacois et les carnacoises auront iI choisir un nouveau moire et un nouveau conseil municipal. Si cette équipe refuse de signer les permis de construire et s'oppose au Menhirland, Ie projet de main mise de l'etat sur les alignements de Carnac ne pourra pas avoir lieu dans sa forme actuelle. Cette échéance électorale est donc fondamentale pour le devenir des alignements .Nous encourageons donc vivement les électeurs et les électrices de questionner les listes électorales sur leurs intentions concernant le projet des menhirs. La démocratie nous offre la possibilité de mettre un terme a l'actuel projet ;
Ne manquons pas cette chance
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Extraits de notre bulletin N° 20 janvier 2001

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Extraits de notre bulletin N° 19 octobre 2000

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Extraits de notre bulletin N° 18 juin 2000

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Extraits de notre bulletin N° 17 avril 2000

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Extraits de notre bulletin N° 16 décembre 1999


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Extraits de notre bulletin N° 15 octobre 1999

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Extraits de notre bulletin N° 14 mai 1999

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Extraits de notre bulletin N° 13 02 1999

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Extraits de notre bulletin N° 12 novembre 1998

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Extraits de notre bulletin N° 11 juin 1998

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Extraits de notre bulletin N° 10 janvier 1998

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Extraits de notre bulletin N° 9 février 1997

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Extraits de notre bulletin N° 8 juin 1996

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Extraits de notre bulletin N° 7 mars 1996

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Extraits de notre bulletin N° 6 novembre 1995

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Extraits de notre bulletin N° 5 mai 1995

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Extraits de notre bulletin N° 4 mars 1995

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Extraits de notre bulletin N° 3 janvier 1995

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Extraits de notre bulletin N° 2 novembre 1994

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Extraits de notre bulletin N°1 1994

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