Dégradations ?
Les vraies causes de la dégradation
Bien avant le piétinement des visiteurs, le
premier facteur de détérioration du sol fut l'utilisation de
lourds engins équipés de rotovators qui rasèrent toute la
végétation durant 7 années consécutives, de 1980 à 1987.
Ces opérations générèrent un étrépage général des sols,
presque un écroutage. Des désherbants parachevèrent ce
désastre, aggravé par la sécheresse de 1988. Avant ces faits,
la végétation, bien que piétinée pendant l'été, repoussait
naturellement sous l'action des pluies d'automne et de printemps.
Par ailleurs, les zones les plus piétinées se trouvent juste à
côté des 2 seuls grands parkings implantés près des
alignements du Menec et de Kermario. L'alignement de Kerlescan,
dépourvu de grand parking, avait conservé des sols intacts et
reconstitués lors de son engrillagement de 1993.
Enfin, notons que les chemins les plus creusés autrefois
visibles dans les menhirs sont d'époque Gallo-romaine (cf.
fouilles de James MILN en 1877) et ne sont donc pas imputables
aux visiteurs. Sur les photos du début du siècle, ces chemins
existaient déjà, bien avant le tourisme de masse...
Une gestion intelligente de la végétation, une bonne
répartition de petits parkings disséminés le long des
alignements, permettraient une visite libre et sans risques pour
les menhirs . Une mise en valeur des autres champs de menhirs (
ERDEVEN, PLOUHARNEL,...) permettrait également de mieux
répartir la fréquentation des visites estivales .
Aux lourdes structures et aux
interdictions
préférons:
l'intelligence,
le pragmatisme
la simplicité..