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L'A.G  2008 de Menhirs Libres et  ce qu'en dit la presse ?...

 

 

Article Ouest France du 20 Février 2008

 

Article du télégramme du 19 Février 2008

 

 

 

 

 

 

Constat fait le 26 octobre 2006.... au

Ménec : entrée libre... c'est possible !



c'est bien ouvert !   à respecter   panneau d'orientation   enfin les enfants dans les menhirs...  

Cliquer sur l'image choisie pour l'agrandir

 

Oui, enfin ils osent le faire! ...  rendre au site du Ménec un accès libre et gratuit, grâce à un passage ouvert dans les grillages!

 Le 26 octobre 2006, premier jour des congés de la Toussaint, nous nous sommes rendus au Ménec pour vérifier le retrait d'un panneau du grillage, autorisant  ainsi le passage libre au cœur du site,  nonobstant un panonceau rappelant l'interdiction de grimper sur les menhirs. Une borne d'information a été mise en place permettant un repérage des différents lieux à visiter. Nous attendons de voir la suite donnée à ce type d'opération  qui devrait se poursuivre d'ici la fin de cette année... dixit le GIPC!

 

 

 

 

 

 

AVRIL 2006

 

 

Depuis 1877 aucune fouille dans les alignements n’avait été entreprise sur la région de Carnac, voilà chose faite depuis peu à Belz! Bravo, mais l’État n’en perd pas pour autant son côté affairiste, même lorsqu’il s’agit de participer à la promotion de la Bretagne, à lire une anecdote révélatrice et bien significative! Certains considèrent le site de Carnac comme un monument ! Ces termes sont loin d’être anodins et nous vous en révélons leur finalité. C’est connu, pour être "branché" il faut savoir s’exprimer en utilisant bon nombre de sigles : C.P.E, G.I.P.C… un décodage s’imposait, qui vous dévoilera la face cachée de ces raccourcis pas toujours éloquents ! Un espoir est peut-être né : un cabinet d’études a consulté toutes les parties concernées par le projet de l’État sur le site de Carnac. Mais il a fallu faire vite, car ce cabinet devait remettre ses conclusions pour la fin du mois de mars. Espérons toutefois qu’elles seront interprétées et respectées objectivement et que la traditionnelle langue de bois (d’ébène) habituellement maniée par les fonctionnaires de l’État, restera au fond de leur tiroir ! Aussi seraient-ils bien avisés de cogiter un nouveau C.P.E : 

Concertation - Participation - Écoute

   

 

 

 

 

 

 

 

Des vœux encore des vœux  ...    Michel Grall.

 

 

(extrait du discours prononcé par M. Graal Maire de Carnac -  Journal Ouest France du 09/01/2006)

 

Habitat, mégalithes, qualité de l'eau et pays d'Auray ...

 

La municipalité va créer des réserves foncières pour les générations futures. Elle souhaite favoriser des liens entre le site mégalithique et la vie et l'économie carnacoise jugés trop faibles. « Nous ne pourrons pas, nous ne devons pas nous satisfaire de visions trop classiques qui ne serviraient qu'à conforter le site dans son existant. Valoriser le site, oui. Le protéger, oui. Mais aussi le penser différemment, le regarder autrement, le mettre en valeur intelligemment. Tel est notre objectif pour le groupement d'intérêt public culturel (GIPC). Nous encouragerons à ce sujet, au maximum de nos possibilités, la participation de nos concitoyens et des associations à nos travaux. »

Souhaitons que ces paroles ne masquent pas entre autres desseins louables (entretenir ,protéger) un projet de commercialisation qui rappellerait celui imaginé à l'origine par quelques personnes de Carnac considérées comme bien pensantes qui clamaient " et maintenant les menhirs il faut que ça rapporte"...

 Oui, nous nous devons de participer en qualité de citoyens ou par le biais d'associations, mais sans pour cela devenir des "faire valoir " face à ces administrations qui préparent les dossiers sans abandonner  les clés d'un pouvoir sous le prétexte de détenir la science; 

Nous consulter c'est bien , mais nous entendre et nous comprendre cela serait tellement plus profitable pour mener en bonne intelligence ce programme de réhabilitation du site mégalithique de Carnac sans oublier les autres sites délaissés, abandonnés, oubliés voire ignorés!

 

Oui nous restons et resterons très vigilants !

 

 

 

 

Les conditions étaient idéales samedi dernier pour le fest-noz de Menhirs libres qui a attiré 3 000 personnes : une météo clémente, l'approche de la fin des vacances, la gratuité pour les moins de 16 ans et un prix modique de 3,50 € pour les autres, la mobilisation toujours constante des membres et amis de l'association.

Menhirs libres est en effet organisatrice depuis des années des grands fest-noz carnacois, trois cette année durant la saison estivale.

Leur réputation dépasse maintenant le pays d'Auray, sans compter les touristes de tout horizon. Ils ont assuré le succès de ce fest-noz qui se déroule en plein cœur du site prestigieux et magique des alignements de Kermario.

La soirée a commencé par un récital d'Abdoul Kamal, très applaudi. Puis, les danseurs locaux ont initié la foule aux danses bretonnes avant de laisser la place au fest-noz animé par Trio Rezen, Cosmoz, les sonneurs Gwenahel Denis et Pascal Lamour.

(article paru dans Ouest France  du 25/08/2005)

 

 

 

 

Un millier de personnes à la veillée de l'association Menhirs libres  

 

 

La veillée des menhirs, organisée samedi par Menhirs libres, association pour préserver le site de Carnac et son environnement, a connu son habituel succès avec environ un millier de personnes venues dîner, écouter des chants marins et participer au fest-noz.

Vers 19 h samedi les Matelots errants ont débuté la veillée des menhirs avec leurs chants marins. Pendant que certains dînaient, d'autres se sont ensuite initiés aux danses bretonnes avec l'aide des danseurs locaux. Plus tard, les groupes Lambig, Skol el Luhern, Gwallig, Dalc'h Sonj, bien connus des habitués, se sont relayés sur la scène.

Cette veillée a permis aussi à de nombreux visiteurs de faire le point sur les projets de l'association, pour d'autres de les découvrir. Pour Eugène Riguidel, son vice-président, et les membres de l'association « tout n'est pas réglé, nous restons très vigilants. Nous sommes pour la disparition totale des grillages, un menhir libre est un menhir heureux. Cette revendication est la principale pierre d'achoppement à toute évolution envisagée du site. Nous sommes pour la restitution des parcelles et communs de villages qui ont été expropriés. Nous sommes pour un accès totalement libre et gratuit pour tous et ce durant toute l'année. » 

Deux autres fest-noz sont prévus les 30 juillet et 20 août.

 (Article paru dans  Ouest-France du 12/07/2005 Edition : Auray - Rubriques : Carnac)

 

 

 

 

Ils l'ont signé.... le GIPC !

(extraits de l'article paru dans O.F, édition du 4 juillet 2005)

 

Vendredi 1er juillet, en mairie de Carnac, s'est déroulée la cérémonie de signature de la convention du Groupement d'intérêt public culturel (GIPC) « Mémoire de pierres : mégalithes en Morbihan », structure destinée à mener des études sur l'avenir du site.

Les études menées par le GIPC permettront des réalisations concrètes (un budget, un calendrier, un maître d'ouvrage) sur la signalétique, le cheminement, les clôtures. Il s'agira d'une gestion de proximité. « L'approche participative que nous avons privilégiée depuis deux ans reste une priorité absolue » insiste le préfet qui tient à poursuivre le dialogue avec les associations locales. Avant de conclure que le projet s'inspire du développement durable intégrant « la protection de l'environnement, le développement économique local et le volet social et humain ».

Menhirs Libres  regrettant toutefois qu'il n'y ait pas une "charte de déontologie" jointe à la mission du GIPC pour veiller à ce qu'elle  ne dévie pas des objectifs fixés s'appuyant sur  trois conditions:

 a)  un accès libre et gratuit pour tous toute l'année, 

b) la protection de l'environnement

c) le respect de l'habitat et des personnes

Dans cette situation la consultation des associations restera aléatoire , car  rien n'est prévu ni n'oblige ces signataires à les tenir informées et ou de les consulter!

Restent les réunions de pilotage pour corriger éventuellement le tir, si ce n'est déjà pas trop tard au regard des travaux qui auront été engagés par ces responsables signataires....

Oui, restons plus que jamais mobilisés!

 

 

 

 

 

Stonehenge, Carnac, un même combat ...

 

 

 

Une délégation anglaise fait un tour d'Europe des grands sites mégalithiques

Pendant deux jours, une délégation anglaise venant du site mégalithique de Stonehenge visite les alignements de Carnac et la Table des Marchand à Locmariaquer. Cela dans le cadre d'un tour d'Europe des grands sites qui vivent les mêmes tracas : comment préserver les monuments, les valoriser, comment accueillir au mieux le public. Stonehenge, comme Carnac, reçoit environ 800 000 visiteurs par an.

« C'était juste un coup de fil, la semaine dernière », s'amuse Antoine Lataste, nouvel administrateur du site mégalithique de Carnac. Hier, il a reçu avec un éminent plaisir une délégation de six personnes, avec des profils professionnels très complémentaires, venant du fameux site de Stonehenge, dans le Sud-Ouest de l'Angleterre.

Echanger les expériences, mais aussi se connaître lui paraît une bonne démarche pour envisager l'avenir sur ces sites sensibles, difficiles à préserver, à expliquer. « A Stonehenge, les choses sont différentes de Carnac, car le site est entouré par des routes très importantes », observe Anna Keay, responsable de l'accueil. « L'objectif est de supprimer ce voisinage encombrant et bruyant, mais aussi de prévoir un nouveau bâtiment d'accueil. »

Stonehenge date de 3 000 ans avant Jésus Christ, et le cercle de pierres qui fait sa réputation de moins 2 500. Il y aurait eu là une activité jusqu'en moins 1 500 ans. Quant à son origine, on reste dans le flou, comme à Carnac. « On ne sait pas exactement ce que c'est. Juste que le lieu a accueilli des activités religieuses et que Stonehenge est dans l'alignement du coucher du soleil au solstice d'hiver et du lever de soleil au solstice d'été », explique Samantha Chadburn, archéologue. Voilà qui est donc étrange et fait dire à Antoine Lataste « qu'il est important de constituer un réseau européen des sites mégalithiques de l'Arc atlantique et qu'il faut à nouveau des chercheurs sur ces sites. »

Mesures conservatoires depuis 1976

Et avant tout les préserver. Stonehenge a aussi connu les foules, même des concerts de rock, accueille encore des cérémonies druidiques. La visite y est payante (8,50 €), même le soir où l'on peut encore franchir la mince cordelette qui empêche en journée la visite du cercle de pierres. Des mesures conservatoires ont en effet été prises depuis 1976, où le piétinement agressait le gazon, en dépit d'un sol calcaire résistant, donc différent de celui de Carnac. Les graffitis fleurissaient sur les pierres.

Toute expérience est bonne à prendre et celle du gestionnaire de ce site fabuleux, English Héritage, qui intervient au nom de l'État, est donc utile à d'autres structures. L'accès payant, plus cher qu'à Carnac, n'offusque pas les Anglais, « car il existe depuis 1901 : le propriétaire privé avait institué ce droit d'entrée pour l'entretien du monument où un mégalithe était tombé. » Mais les soirs de solstice d'été, 30 000 personnes s'y pressent sans bourse déliée.

Inscrit au patrimoine de l'humanité depuis 1968, démarche que mène actuellement Carnac et qui pourrait se concrétiser dans un an ou deux, les deux sites vivent donc un destin partagé. Mais aucune solution unique ne peut être dégagée. Là-bas il est aussi question de faire mieux connaître 350 tumulus proches des pierres levées, qui laissent actuellement le public indifférent alors que leur accès est... gratuit !

Gildas JAFFRÉ.  

 

Stonehenge, Carnac, un même combat  ... La réponse de Menhirs Libres

¤ C'est  le titre de l'article du quotidien " Ouest France" du 2 février 2005  

Qui parle de "combat " ? 

certainement pas, Menhirs Libres qui ne fait que revendiquer pour défendre  un accès libre pour tous de ce merveilleux site, tout en respectant son environnement!!!

"800 000 Visiteurs"

Arrêtons cette surenchère de chiffres à dormir debout, qui n'ont pour objectif : que de vouloir démontrer la justesse des énormes dépenses engagées, prétextant la protection du site en masquant de fait  la véritable finalité :  commercialisation à tous crins  de ce lieu oh combien "culturel" , et donc de faire payer les visiteurs!

 Lorsque l'on parle de la fréquentation du site par plus de  800 000 visiteurs! (et allons donc!)  bien  qu'aucune étude  n'a à ce jour  été réalisée pour déterminer  le potentiel  de "visiteurs". En réalité il conviendrait plutôt de labelliser "promeneurs" ces visiteurs! Prenons comme exemple celui délivré par la Préfecture du Morbihan lors de la réunion du 8 décembre 2005: le nombre d' entrées payantes pour de la saison 2004  s'établit à  6957 entrées enregistrées, plus quelques groupes sur les 3 mois de l'été!

Cela  démontre bien  tout l'intérêt qu'ont ces "promeneurs visiteurs" pour se décider à délier leurs bourses! et que dire de l'écart entre le chiffre avancé de 8000 000 visiteurs de celui réellement enregistré ? (même sur une période de 3 mois , connaissant  la plus grande fréquentation) 

"Accès libre en hiver"

Déclaration constamment répétée par la presse lors d' entretiens avec les responsables du site, omettant de préciser qu'il s'agit d'ouvertures partielles du site selon un calendrier qu'il faut aller chercher dans le bâtiment d'accueil (qui devait être démoli!) et là seulement vous pourrez connaître la ou les portes ouvertes , livrant ainsi l'accès libre aux promeneurs.  Que l'on cesse enfin de nous faire croire que l'accès est libre et ouvert en totalité durant l'hiver aux autochtones , promeneurs, touristes et visiteurs ... s'il en reste! et il y en a puisque c'est GRATUIT !

 

 

 

 

Et c'est reparti pour des études....

Site de Carnac : une étude en avril 2006

Annick Guillou-Moinard, vice-présidente du conseil général, vient d'être nommée présidente du groupement d'intérêt public pour l'aménagement du site de Carnac. Ce GIPC homologué il y a deux jours par la préfecture de région va devoir très rapidement trouver un cabinet d'études sur la mise en valeur du site des mégalithes car il doit rendre sa copie en avril 2006.

Après bien des atermoiements sur la mise en valeur du site mégalithique de Carnac, le calendrier se débloque enfin. Avec la nomination hier matin de la conseillère générale Annick Guillou-Moinard à la tête du GIPC, le compte à rebours est lancé : le GIPC dispose de deux années pour conduire les études et définir un projet. « C'est un énorme enjeu, souligne Annick Guillou-Moinard, parce que le site des mégalithes accueille près de 800 000 visiteurs par an. C'est le plus important du Morbihan. Il y a des enjeux économiques considérables, mais aussi touristiques, culturels, environnementaux ».

L'objectif est à présent de « réaliser les études qui amèneront à une stratégie pour le site. » Au GIPC siègent, outre les représentants de l'État (sous-préfet de Lorient, direction régionale de l'action culturelle, responsable des monuments nationaux, deux représentants du conseil régional et deux autres du conseil général. « Le cabinet qui va être choisi devra écouter tous les acteurs, outre le GIPC, les communes de Locmariaquer, Erdeven, les associations et offices de tourisme. Il devra aussi voir comment d'autres sites mégalithiques ont mis en valeur leur patrimoine. On voudrait qu'il rende sa copie pour avril 2006 ».

La préfecture a aussi homologué hier matin un cahier des charges pour l'aménagement piétonnier au nord du site, qui relie les trois ensembles du Menec, Kermario et Kerlescan. Ce projet d'études sera pris en charge par l'État, et doit déboucher sur un projet de déambulation sur le site. Il s'agira notamment de répondre à des questions telles que la place ou non de la clôture et le traitement paysager. La préfecture a aussi homologué hier matin un cahier des charges pour l'aménagement piétonnier au nord du site, qui relie les trois ensembles du Menec, Kermario et Kerlescan. Ce projet d'études sera pris en charge par l'État, et doit déboucher sur un projet de déambulation sur le site. Il s'agira notamment de répondre à des questions telles que la place ou non de la clôture et le traitement paysager. La préfecture a aussi homologué hier matin un cahier des charges pour l'aménagement piétonnier au nord du site, qui relie les trois ensembles du Menec, Kermario et Kerlescan. Ce projet d'études sera pris en charge par l'État, et doit déboucher sur un projet de déambulation sur le site. Il s'agira notamment de répondre à des questions telles que la place ou non de la clôture et le traitement paysager. La pr éfecture a aussi homologué hier matin un cahier des charges pour l'aménagement piétonnier au nord du site, qui relie les trois ensembles du Menec, Kermario et Kerlescan. Ce projet d'études sera pris en charge par l'État, et doit déboucher sur un projet de déambulation sur le site. Il s'agira notamment de répondre à des questions telles que la place ou non de la clôture et le traitement paysager.

(article paru dans Ouest France du 24/09/2005)

 

 

 

 

Nouvel administrateur du site des mégalithes de Carnac

article paru dans Ouest France édition du 25 janvier 2005

                                                Antoine Lataste arrive à Carnac dans un climat apaisé                           

Avec un profil de développeur, Antoine Lataste vient de succéder à Laurent Heulot en qualité d'administrateur des sites mégalithiques de Carnac, Locmariaquer, et Barnenez.

 Une fonction qu'il étrenne dans un climat apaisé.

Ancien directeur-adjoint de la Direction régionale des affaires culturelles de Loire-Atlantique, Antoine Lataste, âgé de 51 ans, occupe depuis début janvier les fonctions d'administrateur des sites mégalithes de Carnac et Locmariaquer, propriétés du Centre des monuments nationaux.

Diplômé en économie, avec de surcroît une maîtrise de sciences et techniques d'aménagement du territoire, il se présente volontiers avec un profil de « développeur plus que de conservateur ».

S'il admet qu'il se retrouve sur un site particulièrement complexe, il note immédiatement que le contexte est désormais « apaisé » et rend sur ce sujet hommage à Jean-Paul Khil, sous-préfet de Lorient qui a su « rétablir le dialogue ».

Un climat qu'il entend pérenniser entre tous les partenaires impliqués et les associations locales. « Je les ai toutes reçues », précise-t-il en gage de bonne foi. « J'arrive sans idées préconçues mais avec des idées. »

Sa première urgence est la création d'un groupement d'intérêt public culturel, regroupant l'Etat, le conseil régional, le conseil général et la mairie de Carnac, avec une durée de vie de deux ans, délai qui paraît suffisant pour donner des lignes directrices au principal site mégalithique, celui de Carnac. Sa mise en place est susceptible d'être honorée de la visite du ministre de la Culture avant l'été.

Pour autant, le préfet du Morbihan conserve un comité de pilotage, alors que le comité scientifique, sous l'autorité d'Yves Coppens est invité à orienter les projets de recherche scientifique.

Antoine Lataste explique ses trois missions : la préservation des lieux (ils sont d'accès libre en hiver, jusque fin mars) ; la valorisation du site ; le dialogue car « si les gens ne s'écoutent pas, ils ne peuvent se comprendre ».

L'État s'est aujourd'hui refusé à décider seul, et même à exproprier, se contentant d'acquisitions si l'opportunité se présente. Le nouvel administrateur place en priorité la pédagogie du site néolithique au grand public, à qui il entend faire découvrir le remarquable musée de la Préhistoire de Carnac. Sur le pan esthétique, un test de cheminement paysager sur les alignements nord du Ménec va être entrepris pour, un jour, supprimer les grillages.

Gildas JAFFRÉ.

 

 

 Une accessibilité dans la souplesse 

Yves Coppens présidera donc, à partir de septembre, le comité scientifique qui sera chargé d'analyser l'évolution du site mégalithique de Carnac et de conseiller dans ses décisions le groupement d'intérêt public culturel, responsable de la gestion administrative et financière de cette propriété de l'État. Premières impressions, hier soir, du paléontologue à l'annonce de cette nomination.

Que représentent pour vous les mégalithes de Carnac que vous connaissez depuis longtemps puisque vous êtes originaire de Vannes ?

C'est un site grandiose que je connais par coeur. Déjà quand j'étais en culotte courte, je le parcourais librement. Mais je n'y ai jamais effectué de fouilles alors que j'ai travaillé sur des menhirs dans le Finistère et les Côtes-d'Armor. Carnac, c'est la première architecture monumentale du monde. C'est une véritable cathédrale avec quatre nefs, correspondant aux quatre alignements successifs qui étaient sûrement des temples pour les jeunes agriculteurs afin d'honorer les dieux afin que leurs récoltes soient bonnes.

C'est un site unique dans une région sacrée. Peu de monde vivait ici à cette époque, il a donc fallu que des hommes viennent d'ailleurs pour être si nombreux afin d'élever de tels monuments. Cela devait correspondre à une société forte, très religieuse, très hiérarchisée.

Quelles mesures préconisez-vous pour faire évoluer le site ?

Quand j'ai été pressenti pour présider ce comité, j'ai tout de suite répondu favorablement parce que je suis attaché à la préservation de ce site. Il faut le protéger pour le conserver. Il est encore trop tôt pour déterminer avec précision ce que nous allons faire scientifiquement. Des études vont être menées et, avec les autres membres du comité, nous tenterons d'apporter des solutions pour faire évoluer ce site, mais, selon moi, en aucun cas elles ne devront être radicales.

Faut-il continuer d'enfermer une grande partie de ces menhirs de ces grillages ? Doit-on établir un droit d'entrée alors que leur accès a toujours été libre ?

Je comprends que des gens soient heurtés par cette fermeture, par ces grillages, alors que dans leur esprit cela a toujours été un lieu ouvert. Mais des excès du public ont tassé les terres de bruyère, ont ébranlé les menhirs. Il faut rétablir une accessibilité dans la souplesse. En particulier pour les Carnacois, les Morbihannais et les agriculteurs qui travaillent autour de ces alignements. Je pense qu'il faudra faire évoluer le site en accord avec la population mais avec deux maîtres mots : conservation et protection.

 

Recueilli par Patrick CERTAIN.

Ouest-France du mardi 25 janvier 2005

 

 

 

UN BIEN TRISTE BILAN

Afin que vous puissiez suivre avec nous les "travaux d'avancement du projet de l'État" pour lequel la Préfecture du Morbihan nous a convie, voici un résumé de cette dernière entrevue.

Compte rendu de la réunion du 8 décembre 2004  à la Préfecture du Morbihan à Vannes

Le comité de "pilotage"ou plutôt de "parlotage" a été réuni afin de présenter le bilan de l'année 2004 du site mégalithique de Carnac et des projets en cours.

Etaient présentes les 4 Associations de Carnac: Les Amis de Carnac, SOS Menhirs, Les Amis du Musée de Carnac et Menhirs Libres, encadrées par une noria de personnalités qui, de la Préfète, au sous-préfet, en passant par le nouvel administrateur du site de Carnac: Mr Antoine Lataste, nommé en remplacement de Mr Heulot, de la Directrice de la DRAC, de la vice présidente du Conseil Général, de l'architecte des bâtiments de France, du conseil régional de Bretagne,du Conseil général du Morbihan, de personnes des Monuments Nationaux, du Maire de Carnac assisté de son adjointe en charge de la culture, ont apporté leurs commentaires sur cette saison, sans oublier l'incontournable service chargé de suivre l'état de conservation de la végétation. du site clôturé: le Laboratoire d'Écologie Végétale de Rennes!

a/ journées du patrimoine en octobre: 2244 visiteurs payants ( + 1200 visiteurs à Locmariaquer)

b/ visites individuelles et groupes en :                                  Juillet              Août                 Septembre              Total

                                                                                                  3499               3296                    162                        6957

Groupes comptabilisés (Menec Est/Ouest)                            18                    20                      34                             72

y compris les 250 visites/conférences organisées tout au long de cette période.

 

(Bien triste bilan pour les protagonistes et les porteurs de ce pharaonique projet, qui doit certainement se trouver aux antipodes des objectifs qu'ils s'étaient fixés!

Peut-être que cheminer dans des enclos grillagés ne suscite pas d'intérêt pour les visiteurs potentiels, et qui plus est, doivent payer pour cela !)

Bilan satisfaisant à leur avis (dixit Mr Galet : il aura fallu 10 bonnes années pour retrouver un tapis végétal correct).

Remarque fut faite par Menhirs .Libres que la parcelle ouverte fin octobre près de l'ancien belvédère était des plus restreinte, et que cela risquait d'endommager la végétation suite au piétinement des touristes sur ce "couloir" autorisé. Il a donc été convenu d'en discuter dans la semaine avec les intéressés et un Rendez-vous a été fixé.

12 bénéficiaires (6 RMistes / 6 demandeurs d'emploi) financement 50% par le fond social Européen et 50% par le Conseil Général.

a/  Maison des Mégalithes (ex Archéoscope): mobilier , portes et parvis 

b/  Le Menec et Kermario: poursuite de la restauration des chemins

c/  Signalétique du site

d/  Tumulus St Michel: grosse interrogation concernant les infiltrations d’eau et donc le risque d'ouvrir à nouveau celui-ci On ne peut pas penser que la  réouverture puisse se faire sans d'importants travaux…. Qui seront très onéreux! Et qui payera ?

e/ réfection des anciens chemins à l'intérieur du site des mégalithes

a/ Un Groupement d'Intérêt Public Culturel est créé pour une durée limitée et a en charge de conduire un projet, il permet de regrouper les mêmes partenaires

    au sein du conseil d'administration, l'EPCC (Etablissement Public de Coopération Culturelle) prenant ensuite la relève, ayant lui une administration encore     plus  lourde…

b/ Constat: les statuts qui devaient être terminés fin novembre ( cf: Compte Rendu du Comité de pilotage du 26 mai 2004) ne sont toujours pas achevés

c/ Précision a été donnée concernant les membres choisis pour participer au conseil d'administration : 2 membres par corps représentatif soient: 2 Etat, 2     Monum, 2 Conseil Général, 2 Conseil Régional, 2 Municipalité de Carnac. Un Président sera alors élu.

d/ Financement: 45% Etat (35% Culture / 10% Monum) 45% Conseil Régional & Conseil Général, 10% Carnac.

 

NB: si le Maire de Carnac s'interroge sur quel montant s'appliqueraient les 10% à la charge des contribuables carnacois, Menhirs Libres rappelle à tout le monde que les engagements passés exonéraient Carnac de toute participation financière; la cession de terrains déjà effectuée représentant la participation de la commune.

 

  (Calage promis pour la fin de l'année 2004 des statuts et attente de l'adhésion des parties.)

e/  Le Maire de Carnac demande à réfléchir sur le Musée…car la DRAC signale que le Musée doit avoir la possibilité de recevoir des scientifiques et que cela  rentrerait dans le cadre de la demande d'inscription du site au patrimoine Mondial de l'UNESCO!

    Aussitôt les Amis du Musée ont réclamé d'avoir la construction d'un nouveau musée sur le site près des mégalithes….

f/  Le Maire demande à avoir des précisions sur le périmètre des études à venir et de connaître le compte d'exploitation prévisionnel, ainsi que l'étude et la  mise en place du GIPC!

g/  Il a été réclamé que les Associations soient informées et/ou représentées…

Les réunions du comité de pilotage seront maintenues.

Les Associations retrouveront leur place dans la structure définitive.

 

Pour conclure la Préfète a constaté que le projet n'avançait pas.

 Et pour une fois, voilà bien un point sur lequel nous sommes d’accord !

 

 

 

Carnac attend toujours l'examen des menhirs

Cliquez pour agrandir la photo

Yves Coppens et le comité scientifique ne sont toujours pas opérationnels

 

 

Ce n'est pas encore l'été prochain qu'on pourra se promener librement au pied des menhirs et des dolmens de Carnac ! Yves Coppens et le comité scientifique devaient commencer à examiner les alignements en septembre dernier, mais, en fait, ils ne seront pas opérationnels avant le printemps 2005.

Yves Coppens, appelé pour surveiller et sauver les menhirs de Carnac : c'était ce qu'annonçait en mai le comité de pilotage pour la mise en valeur du site mégalithique. Il était alors prévu que le paléontologue et père de Lucy - qui est natif de Vannes - interviendrait à partir de septembre, à la tête d'un comité scientifique constitué pour analyser les alignements et leur environnement et pour conseiller le groupement d'intérêt public culturel chargé de la gestion administrative et financière de cette propriété de l'État.

Ça n'avance guère !

Six mois plus tard, on en est toujours au même point. La préfète du Morbihan, Élisabeth Allaire, qui se montre pourtant « sereine », indique qu'il faudra attendre le printemps pour voir la mise en place de ces deux instances. Mais, quand on l'interroge sur les nouveautés que l'on pourra voir l'été prochain par rapport à 2004, il s'ensuit un grand blanc. « L'élection d'un nouveau maire à Carnac a retardé le dossier, explique-t-elle. Mais il y a aujourd'hui consensus entre les cinq partenaires que sont l'État, le Centre des monuments régionaux, la Région, le département et la commune de Carnac. »

Il n'empêche qu'avec ce retard, le dossier de remise en valeur du site repousse d'autant le passage à un autre organisme définitif de gestion : un établissement public de coopération culturelle confié aux collectivités locales (1). Cet organisme ne devrait pas voir le jour avant deux ans.

Les conflits entre l'État et les associations de défense du site appartiennent désormais au passé. Mais, avant de cheminer de nouveau en toute liberté entre menhirs et dolmens, il faudra attendre que le comité scientifique se prononce sur l'état de dégradation du site et qu'il délivre ses conseils sur les premières mesures de revalorisation. Certes, on va poursuivre la restauration des murets séparant les champs de menhirs et certains accès resteront temporairement ouverts. Mais, l'été prochain, les centaines de milliers de visiteurs seront toujours frustrés de découvrir les mégalithes à travers des grillages. Une situation qui dure depuis 1991.

(1) Région, département et communes de Carnac et La Trinité-sur-Mer.

Patrick CERTAIN

Ouest-France du 9 décembre 2004

 

 

 

Définition du projet de mise en valeur des alignements mégalithiques de Carnac

Résumé de la réunion du 26 mai  2004 du comité de pilotage à la Préfecture du Morbihan à Vannes

Il y a un an le Ministre de la culture avait demandé l'élaboration d'un "schéma directeur d'aménagement du site" pour juin 2003, validé par le comité de pilotage le 26 juin 2003.

La réponse donné par le Ministre sur ce projet de schéma directeur a été donné en octobre 2003, fixant par là même les axes de réflexion pour la suite de la démarche:

Bilan de la saison 2003

En cumulant les ventes de billets jumelés musée-site et les visites-conférences spécifiques pour les groupes: 10000 visiteurs ont été accueillis de juillet à septembre ( 3300 en 2003)

saison marquée par le transfert des structures d'accueil de Kermario au Ménec, la suppression des structures temporaires de Kermario, l'abaissement ( partiel) de la hauteur des clôtures, la création de 12 entrées nouvelles et la modification de la signalisation.

Une distribution de 300000 dépliants en français, anglais, allemand et breton sur le nouveau projet a contribué à l'information du public. Une antenne de l'office du tourisme à proximité de la Maison des mégalithe est venue compléter le dispositif.

Enfin quatre prototypes de nouvelles clôtures ont été exposés au Ménec à la mi-juillet; aucun n'a convaincu le public....une solution purement végétale ou minérale serait souhaitée!

La restauration des murs de pierres sèches sera poursuivie, s'agissant des conditions d'accueil, les structures rest bien identifiée au Ménec.

Projet d'établissement public de coopération culturelle

Un premier constat : il manque un certain nombre d'études pour poursuivre le projet, en particulier des études de fréquentation, identifier les périodes de pointe, le nombre de visiteurs, leur origine , leurs attente face au site, les études paysagères et archéologiques!

De fait pour conduire ce projet l'EPCC est un outil trop lourd pour mener cette phase d'étude, aussi le Groupement d'Intérêt Public Culturel ( GIPC) y répond mieux. Il est constitué pour une durée limitée pour un objet déterminé et permet de regrouper les mêmes partenaires au sein du conseil d'administration. la proposition du groupe technique est donc de donner mandat à des juristes et des négociateurs de l'État et des collectivités locales pour rédiger les statuts de GIPC pour septembre, il serait alors créé en fin d'année.

Remarque fut faite quant à la surprise de ce manque d'études.... ( c'est bien le moins lorsqu' on sait depuis combien de temps des personnes travaillent sur ce monumental projet!) Le maire de Carnac indique que sa visite au Pont du Gard lui a apporté des éclaircissements sur le fonctionnement  d'un EPCC  et qu'une transposition directe pour Carnac serait difficile.

L'Association "les amis du musée de Carnac" demande si le musée y sera associé. Le Maire répondant par la positive.

Adoption pour un GIPC en phase transitoire.

Projet scientifique et culturel

Trois enjeux sont abordés :

  1. l'enjeu scientifique et culturel: "constituer un centre de ressources sur le mégalithisme", c'est enrichir la connaissance et de promouvoir la recherche, de sauvegarder et d'entretenir le monument et le site, donner à "lire"cette architecture préhistorique.

  2. l'enjeu environnemental: préserver et restaurer un paysage "témoin" par la connaissance de l'environnement du monument et de ses abords, la reconstitution progressive des sols, la poursuite d'une amélioration raisonnée de l'accessibilté;

  3. l'enjeu touristique:"favoriser le tourisme vert et sportif", développer un "tourisme culturel de qualité". Il s'agit de sauvegarder, mieux connaître ce patrimoine mondial, sa fréquentatio, les attentes du public afin de répondre à leurs attentes. La population locales doity être impliquée et au-delà les Morbihannais.

Comité scientifique

Le sous-préfet présente les noms des membres de ce comité scientifique dont la présidence a été proposée à M. Yves Coppens. Ce comité participera aux travaux de la phase d'études, et il est souhaitable que celui-ci soit rattaché au GIPC pour assurer la cohérence des études.( Il est constitué de 12 membres.)

 

 

 

Guy nous a quitté!

      

  Adieu Guy , notre  ami 

Notre ami Guy Mary, nous a quitté le 9 avril 2004 ,Guy s'en est allé.

Nous garderons de lui le souvenir ému d'un homme sachant s"engager et lutter pour défendre les idées et principes auxquels  il tenait tant.  

Un homme de coeur et d'honneur, auquel la vie n'a pas manqué de lui tendre ses embuscades, et qui a su  malgré tout traverser, bien plus que d'aucun n'aurait su  le faire, ces embûches qui vous pèsent et vous minent la santé.

Oui Guy,  avec Céline ,Guylaine, Arnaud et toute ta  famille, nos sympathisants et nos camarades, nous entendons  poursuivre cette  lutte entamée voici plus de dix ans .

Nous entendrons toujours tes rires et tes coups de gueule dignes d'un vrai breton qui aimait sa terre et les siens.

Adieu Guy.

 

Les MARY officiellement dans leurs biens

(recopie de l'article Ouest-France du 10-11 janvier 2004 )

Céline et Guy Mary sont officiellement dans leurs biens 

Étonnés de n'avoir pas reçu la taxe foncière à payer, Céline et Guy  Mary s'inquiètent .Ils découvrent à leur grand étonnement, le 13octobre 2003, que "nous ne sommes plus propriétaires de nos biens à la Petite métairie. L'Etat l'est devenu par un jugement d'expropriation rendu le 12 septembre sans que  nous soyons au courant. Le juge a fixé une indemnité proche de 500 000 €" explique Céline Mary. .Le 1er octobre 2002, les Mary  reçoivent un courrier déclarant la procédure d'expropriation et un recours est déposé auprès de la Cour de Cassation contestant cette procédure. Le 27 décembre 2002, la  Cour administrative d'appel de Nantes prononce l'annulation de la déclaration d'utilité publique. Le 11 janvier 2003, publication de la décision administrative prononcée par le préfet le 10 juillet 1997. Le 31 janvier 2003, réception du courrier annonçant la décision de cette instance auprès des personnes concernées. Le 11 mars  2003,"compte de la Dup et des expropriations, nous avons fait procéder au désistement du recours présenté auprès de la Cour de  Cassation" expliquent les Mary. Le 12 le 12 mars 2003, Gilles Bouihaguet, préfet, répond par courrier: "le projet actuel utilise l'habitat existant et pour l'instant aucune expropriation de ces personnes n'est envisagée dans la nouvelle Dup". Le 14 avril 2003, le maire de Carnac, Jacques Bruneau, déclare lors d'une réunion publique: "vous ne craignez rien, tout est annulé. Vous êtes chez vous". Un courrier annonçant cela est promis, il n'a jamais été reçu. Le 13 octobre 2003, les Mary ne sont plus chez eux. En réalité, l'annulation d'une Dup n'entraîne pas systématiquement l'annulation de l'ordonnance d'expropriation, c'est l'une des bizarreries de l'État. "le jugement a été rendu le 17 décembre 2003 en notre faveur. Le 30 décembre nous avons reçu la notification nous rétablissant dans nos droits. Une bonne nouvelle, certes, mais nous restons vigilants dans l'attente de tenir en main les documents cadastraux", soupire-t-on à la petite métairie.

 

 

 

Mégalithes : AVIS A LA POPULATION 

Il y a un an, le ministère de la Culture et le Centre des Monuments Nationaux, la Direction Régionale des Affaires Culturelles de Bretagne, la préfecture du Morbihan et la mairie de Carnac tentaient par la force d’accélérer la mise en place du projet de réaménagement des alignements mégalithiques de Carnac. Cette décision était annoncée par le Préfet en dépit du résultat de l’enquête d’utilité publique révélant que l’écrasante majorité des Carnacois désapprouvait le plan d’aménagement et malgré le désaveu de très nombreux visiteurs de ces sites.

Après 41 jours d’occupation du belvédère, la " verrue de Kermario ", par le collectif d’associations " Holl A-Gevret " et le dépôt d’une plainte contre l’Etat pour non-respect de la loi " Littoral ", le ministre de la Culture en visite à Carnac annonçait officiellement, à la fin de l’année 2002, l’abandon du projet en avouant ses torts.

Il a fallu 12 ans à l’Etat pour mettre fin à son projet, 1 mois pour jeter les bases d’une nouvelle mouture, et 8 jours pour demander l’avis d’une poignée d’associations choisies !

Actuellement, les associations sont mises devant le fait accompli. Aucun calendrier n’a jusqu’alors été présenté mais des travaux sporadiques ont bien lieu. On nous avait dit qu’il n’y aurait plus d’expropriations, plus de grillages, plus de structures immobilières défigurant le paysage, que la gratuité serait assurée et surtout qu’un dispositif plus léger serait envisagé. Il n’en est rien.

En totale contradiction avec les promesses de M. Aillagon, ministre en charge de la Culture et de la Communication, au début de l’année, la nouvelle mouture exécutée par étape risque d’être encore plus lourde. Des visites démontrant l’utilité des grillages, la présentation de prototypes de clôtures, et l’impression de 300 000 tracts aux frais du contribuable dévoilent une attitude opposée à la concertation.

Il y aura de nouveaux grillages, donc pas d’accès libre mais payant par visites guidées ; de nouvelles structures immobilières à la place du belvédère détruit ; la réhabilitation du blockhaus " Archéoscope " rebaptisé " maison des mégalithes " avec la possible installation du musée d’archéologie de Carnac (ce qui serait contraire au vœu de son fondateur Zacharie Le Rouzic) ; une déviation de route quasi-similaire à l’ancien projet, au plus grand mépris de la loi " littoral " ; et l’éloignement des parkings afin de laisser place à un large no man’s land, sans aucune activité professionnelle extra-saisonnière. Le tout pourra alors être ceint d’immeubles, d’hôtels, de boutiques souvenirs et de supermarchés pour les estivants. Ce dernier point explique l’appétit exponentiel des agences immobilières pour acquérir les terrains alentour. En revanche, la restitution à leurs anciens propriétaires des terrains, maisons, ou locaux expropriés sous ‘la coupe’ du décret d’utilité publique du projet de protection des alignements de Carnac, qui a été jugé illégal par le tribunal administratif de Nantes le 27 décembre 2002, n’a toujours pas eu lieu.

Le Préfet précise qu’il n’est pas nécessaire de procéder dans l’immédiat à de nouvelles expropriations ; ce qui certifie qu’une zone morte est bien programmée sur l’ensemble des sites (Kermario, Ménec, Petit Ménec, Kerlescan…). L’incertitude reste donc totale quant à la pérennité des activités professionnelles − agricoles surtout mais aussi de " tourisme artisanal " – de la proximité des sites. Le but semble bien de sacrifier une économie locale diversifiée à un tourisme estival de masse.

Le problème est donc de savoir si chacun doit déjà se résigner à ce projet clef en main, en acceptant d’une part l’énorme gaspi d’argent public engagé depuis 12 ans et, d’autre part, les perspectives peu réjouissantes qu’il offre pour la majorité.

Il semble que le ministre de la Culture envisage désormais de mettre en place " un conseil scientifique, qui proposera un programme de recherches archéologiques et environnementales ". Après la création d’un mystérieux comité de suivi et la commande d’études des sols orientées par le ministère, la constitution de ce nouveau conseil scientifique ne laisse pas d’étonner.

Tant qu’une véritable commission de suivi dont la composition sera diverse n’est pas constituée, nous ne pourrons croire à la volonté d’une remise à plat honnête du projet de réaménagement des alignements de Carnac. Face à ce simulacre de concertation, l’association Bemdez se propose de recueillir les avis dans l’objectif de mettre en place une véritable entente.

Spécialistes en aménagement du territoire, en histoire, en histoire de l’art, en écologie ou en biologie, archéologues, syndicats de tous horizons, associations, mais aussi commerçants carnacois, ou encore femmes et hommes connaissant des exemples étrangers d’aménagement de sites historiques ou ayant simplement l’envie d’exprimer votre point de vue, vous êtes appelés à envoyer vos avis par courrier postal ou par internet. L’association Bemdez se chargera de synthétiser ces avis, publiera un livret fin décembre à l’attention des élus et se chargera de le diffuser.

Chacun peut faire partie du comité de pilotage, votre opinion est précieuse.

Merci d’avance.

L’association Bemdez.

Association déclarée en préfecture selon la loi 1901, dont les buts sont de promouvoir le patrimoine culturel breton et d’assurer la légitimité de son développement.

Avis à envoyer à :                                                                 Kevredigezh / Association BEMDEZ

                                                                                                           c’hevredigezhioù / Maison des associations

                                                                                                             6 straed ar Govuerezh / 6 rue de la Tannerie

                                                                                                                       56 000 GWENED / VANNES

                                                                                                        jean-yves.deleon@wanadoo.fr     06 11 51 43 15

Important : seules les réponses signées seront prises en compte. N’oubliez pas de préciser la qualité au nom de laquelle vous vous exprimez. Le respect de l’anonymat sera garanti pour les personnes qui motivent ce souhait.

 

 

 

 

                                                                                               Communiqué de presse                         

                                                                                                                   "Concertation pour un projet tout prêt fait

            A l'invitation de Mme la Préfète du Morbihan, nous avons été conviés à un "déjeuner ouverture du dialogue" concernant le site mégalithique .

Notre délégation s'est empressée à cette occasion de rappeler notre souhait de voir disparaître le grillage au profit de haies naturelles, basses, servant uniquement de délimitaiton symbolique - point de vue partagé et exprimé l'an dernier par le Ministre de la Culture lui-même .

           A notre grand damm, nous avons constaté le lendemain même de cette rencontre que de nouveaux grillages étaient implantés au milieu des menhirs, au sein même du site de Kermario !

Inconscience, obstination, mépris, provocation, les mots ne manquent pas pour qualifier de tels agissements !

De qui se moque-t'on ?

Les pseudo-modèles de clôtures exposés par de soi-disant architectes et considérés comme nuls par tous y compris le Préfet, le Sous-préfet et le maire, n'ont-ils eu pour seul objectif que de servir de faire-valoir au grillage ? On pourrait le croire puisque Mr Heulot a exprimé dernièrement cet avis dans la presse .

La délégation avait rappelé que les carnacois, en citoyens adultes et responsables pourraient prendre en charge la protection et la mise en valeur du site avec une possibilité de contribution et de participation bénévoles (implantation de haies naturelles par exemple).

Mais ceci prouve bien si cela est encore nécessaire que le grillage, en protégeant le tapis vert des  menhirs a surtout pour mission de maintenir l'accès contrôlé et payant du site, donc la "marchandisation" du patrimoine . On est loin des belles déclarations d'intention qui ont suivi l'annulation du projet "Menhirland" . "Chassez le naturel, il revient au galop".

 

 

 

 

CONFÉRENCE DE PRESSE DU 20 NOVEMBRE 2003

 Le  but de cette conférence est de vous informer des opérations qu'a mené l'Etat visant à s'approprier les biens des époux Mary, dans le cadre du projet concernant  les alignements de Carnac, ainsi que des conséquences et des manquements volontaires ou non qu'ils découvriront à la faveur d'une simple démarche faite auprès du service des impôts.

                          

Rappel des faits qui se sont déroulés depuis l'avis d'expropriation adressé aux époux Mary, dans le cadre du projet "menhirland" concocté par le Ministère de la Culture….  

1.      elle est  invitée à se renseigner auprès du service des impôts fonciers d'Auray qui déclare ne pas avoir de dossier la concernant

2.      elle est alors priée d'aller consulter le service du cadastre: celui-ci constate ne rien posséder sur 2003, et donc consulte ses archives sur 2002….et là:     

ENORME DECOUVERTE et SURPRISE : 

TOUS LES BIENS DES EPOUX MARY SONT DEVENUS LA PROPRIETE DE L'ETAT  

DEPUIS LE 12 SEPTEMBRE 2002 !!! 

Constat : Le relevé des hypothèques demandé par leur avocat confirme bien la "confiscation" de tous leurs biens, tout simplement par le changement du nom du propriétaire! 

Et tout cela fait à leur insu! 

"Mensonges ou incompétence?"…..  "Mensonges et  incompétence?"

"Mensonges et/ou incompétence ?" 

ü      Lorsque l'on vous déclare en public que vous n'avez rien à craindre, vous êtes chez vous!!! 

      Monsieur le Maire de Carnac "Mensonges et/ou incompétence ?"

 

ü      Lorsque l'on vous écrit que pour " l'instant" les époux Mary ne sont pas expropriés!!!!

      Monsieur Bouilhaguet ancien Préfet du Morbihan "Mensonges et/ou incompétence ?"

 

ü      Lorsque l'Etat s'approprie le 12 septembre 2002 des biens à l'insu de personnes, en les mettant à son nom propre, et cela 3 semaines avant d'expédier des courriers annonçant simplement qu'une procédure d'expropriation allait être engagée!!!! 

Messieurs les représentants de l'Etat et du Ministère de la Culture " Mensonges et/ou incompétence ? 

q       Que penser du fait que les époux Mary ont été condamnés en 1995 pour "vol et recel de boulons" à 6 mois de prison avec sursis et 5000F d'amende avec sursis chacun par cet Etat  qui s'approprie des biens avant même que les propriétaires en soient avertis? 

q       Qu'auraient été les conséquences de la procédure d'expropriation "confiscant" nos biens si nous n'avions pas cherché à comprendre pourquoi l'avis de paiement de la taxe foncière ne nous était pas parvenu ? 

 

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE
de Monsieur Jean-Jacques AILLAGON,
 Ministre de la Culture et de la Communication

Monsieur Jean-Jacques AILLAGON, Ministre de la Culture et de la Communication a mis à profit un séjour personnel en Bretagne pour se rendre, ce samedi 28 décembre 2002, sur le site des Alignements de Carnac.
Le Ministre a effectué cette visite en compagnie de Monsieur Jean-Paul KIHL, Sous-préfet de LORIENT, de Monsieur Jacques BRUNEAU, Maire de CARNAC, de Monsieur Raymond LACHAT,
Directeur Régional des Affaires Culturelle de Bretagne.
Il s'agissait pour lui de vérifier la pertinence du projet de réaménagement du site élaboré par le Ministère de la Culture et de la
Communication, son propriétaire. Ce projet avait suscité des appréciations contrastées et donné lieu à des contestations. 
Le Ministre a constaté qu'il y avait bien lieu d'engager un réaménagement du site très endommagé par la fréquentation touristique dans les années 80 et 90.
En de nombreux endroits la végétation avait été détruite et de nombreux. menhirs déchaussés. Il avait fallu fermer le site pour permettre au couvert végétal de se reconstituer. Il fallait donc bien prendre toutes les précautions pour rendre plus largement le site au public tout en le préservant.
Le Ministre a cependant constaté que le projet actuellement envisagé n' était pas entièrement satisfaisant : il le juge trop lourd. dans sa conception et dans les aménagements qu'il préconise - déplacement de routes, création d'un parking, d'un local d'accueil, d'une cafétéria.
Dans ces conditions, Monsieur Jean-Jacques AILLAGON décide l'abandon du projet en cours et demande l'ouverture d'une nouvelle consultation en vue de l'élaboration d'un projet conforme à l'esprit et à la lettre de la Loi de Protection du Littoral, ne comportant que des aménagements légers intégrés au paysage breton, respectueux de l'habitat rural existant quand il est de qualité.
Il conviendra  aussi de privilégier comme cela a déjà été fait la reconstitution de la lande bretonne, élément constitutif de ce paysage historique. 

 

 

                                                                                               

 

Communiqué Menhirs Libres

 

Mardi 5 novembre 2002 -
Maître LUDO, avocat de menhirs Libres a déposé un recours en référé devant le Tribunal de Grande instance de PARIS.
Il a demandé la nomination d'un Expert afin que celui-ci constate que les aménagements prévus par le projet des Monuments Historiques à CARNAC toucheront directement une zone protégée par la "Loi du Littoral".
Le délibéré sera rendu le 26 novembre 2002.  

                                                                                                

 

Échauffourée en fin de manifestation

 

                                                                                                              

Dimanche 6 octobre 2002
La plus grande confusion régnait, hier en fin d'après-midi à Carnac, après la manifestation qui a rassemblé devant la mairie une centaine d'opposants au projet d'aménagement du site mégalithique, au lendemain de leur expulsion du Belvédère. Une violente altercation a fait plusieurs blessés dans
les rangs des manifestants et des gendarmes mobiles, dont un homme sérieusement touché à la tête.  

 

Plusieurs personnes - des opposants et des gendarmes mobiles - ont été blessées, hier à Carnac, à l'issue d'une manifestation contre l'amé-nagement du site mégalithique.

L'état du jeune homme blessé à la tête (ci-contre) n'inspirait plus d'inquiétude hier soir.

(Photo Béatrice Verstrad)

Entre colère et incompréhension, la centaine de manifestants, présents quelques heures plus tôt devant la mairie de Carnac, relate en boucle les événements de l'après-midi. Il est 17 h 30, et la tension n'est toujours pas retombée. « La charge a été très violente, sans sommations », raconte Christian Obeltz, le porte-parole du collectif contre le projet d'aménagement du site mégalithique.
Une femme parle « de coups de matraque qui tombaient ». Depuis quelques minutes, des hommes et des femmes se relayent dans les murs de la gendarmerie de Carnac pour porter plainte. Un manifestant, le front tâché de sang, dit sa colère sur le trottoir : « Je n'ai jamais vu ça, un tel déchaînement de violence ».

Imposante escouade

C'est l'épilogue confus d'une après-midi qui avait débuté sans incident devant la mairie de Carnac. Encadrée par l'imposante escouade de gendarmes mobiles (épaulés par les gendarmes de la compagnie de Lorient) qui avaient pris place autour de l'hôtel de ville pour prévenir tout débordement, la manifestation s'était d'abord déroulée dans le calme.
Des prises de parole avaient marqué le rassemblement. L'aménagement du site par l'État, et sa politique d'expropriation, y avaient été dénoncés. La mairie de Carnac avait été également dans la ligne de mire des manifestants. Céline Mary avait rappelé « son intention de lutter contre l'expropriation de la Petite Métairie », dont elle est propriétaire. Elle sera d'ailleurs reçue quelques instants plus tard, accompagnée de quatre personnes, à la mairie pour exposer sa situation à Renan Henry, le premier adjoint.

Drapeau français déchiré

Un bref défilé dans les rues de la ville avait ponctué la manifestation avant de revenir place de la mairie. Tout s'est alors précipité.
Un groupe de personnes se presse contre les portes d'entrée du bâtiment « pour rencontrer les élus », provoquant un début de bousculade avec les gendarmes mobiles. Dans la mêlée, un manifestant se hisse sur le toit de la mairie; il déchire le drapeau français pour faire flotter le drapeau breton. Ultime provocation ? Toujours est-il que c'est à ce moment que la gendarmerie mobile charge. Et c'est là que les interprétations divergent.
« L'intervention était nécessaire. Des personnes menaçaient d'être blessées dans le sas d'entrée en raison de la bousculade. Nous avons aussi dû répondre à des comportements agressifs », expliquait hier le commandant Le Bras de la compagnie de gendarmerie de Lorient.
Aucune interpellation n'a été faite.
L'altercation, qui a duré quelques minutes tout au plus, a provoqué des dégâts à la mairie. Les portes d'entrée ont volé en éclats.
Hier soir, plus aucun blessé n'inspirait d'inquiétude, y compris la personne sérieusement touchée à la tête et évacuée à l'hôpital d'Auray. Mais, la tension était loin d'être retombée de part et d'autre.

Régis Nescop  
(Le Télégramme)

 

 

Communiqué

3 Octobre 2002
Expulsion
par les forces de l'ordre
des occupants du bâtiment d'accueil

 

Communiqué de presse du collectif Holl a gevred
3 octobre 2002 -  40ème jour d'occupation du bâtiment d'accueil des alignements de Carnac
Malgré une protestation vigoureuse.
Malgré 40 jours d'occupation du bâtiment d'accueil de kermario.
Malgré des milliers de signatures recueillies durant. Ces 40 jours.
Malgré le dossier de nos propositions remis au préfet et au sous préfet comme il nous l'a été demandé.
Malgré leur promesse de les étudier (sans aucune condition liée à notre éventuel départ contrairement il ce qui a été dit dans les journaux).

L'Etat continue à bafouer le site mégalithique et ses habitants, l'Etat continue son appropriation du patrimoine commun, il use de sa force pour spolier les citoyens.
Le juge des expropriations s'est saisi du dossier de la petite métairie. L'Etat avance mais nous ne reculerons pas devant l'injustice. 

"NOUS NE LACHERONS PAS
Nous donnons rendez-vous
à tous les amis des menhirs libres
Samedi 5 octobre à 12h30
place de la mairie à Carnac! ".  

 

 

 

Communiqué de presse - 28 sept. 02

 

Communiqué de presse du collectif Holl a gevred
22 Septembre 2002 - 28 Septembre 2002 - 35 ème jour d'occupation du bâtiment d'accueil des alignements de Carnac.

Devant le mutisme général des autorités, le collectif Holl gevred vient d'investir l'installation de Locmariaquer et ceci pour dénoncer le comportement des responsables du projet. Nous voulons montrer par cet acte de quoi sont capables les spécialistes de la protection des menhirs.
 Nous appelons cette installation de protection "LOCMARIACAISSE". 
Nous tenons à rappeler que nous voulons la remise à plat du projet concernant les alignements de Carnac. Tous nos interlocuteurs, maire, préfet, conservateur des sites, président du Conseil Régional, président du Conseil Général, tous nous répondent "Ce n'est pas notre affaire, c'est celle de l'Etat". 
Alors que tous ont investi plusieurs dizaines de millions de francs dans ce projet Carnac !!!

Photo : Gaël Fontana - Texte : Menhirs Libres

 

 

 

Communiqué de Presse - 22 sept. 02

 

Communiqué de presse du collectif Holl a gevred
22 Septembre 2002 -
30 ème jour d'occupation du bâtiment d'accueil des alignements de Carnac.

Le collectif Holl a gevred se désolidarise de l'action INDIVIDUELE de Mr MALLARDE qui vient d'entarter Mr De Rohan, président du Conseil Régional de Bretagne, ce 22 septembre 2002 dans l'après-midi, au château de JOSSELIN 
Le collectif Holl a gevred' condamne fermement cette initiative antidémocratique qui va à l'encontre du contact qu'il cherche à nouer avec les élus régionaux.
Mr MALLARDE n'a pas respecté le vote du collectif qui s'est opposé à toute forme de violence ou d'agressivité sur les élus.
La délégation de Holl a gevred devait remettre PACIFIQUEMENT un document contenant ses propositions pour la préservation et la non-exploitation du site de CARNAC à Mr De Rohan.

Mr MALLARDE est donc dorénavant exclu du collectif Holl a gevred qui souhaite poursuivre pacifiquement le dialogue entamé avec les élus régionaux.  

 

 

 

Communiqué de presse

Communiqué de presse du collectif Holl a gevred 
20 septembre 2002 - 27ème jour d'occupation du bâtiment d'accueil des alignements de Carnac


Téléphone: 02 97 52 29 81 Portable: 06 63 78 30 40 

Sur ordre de la préfecture, les agents de l'E.D.F. ont coupé le courant du belvédère ce matin.
Bon, débranchés des centrales, les Menhirs respirent !
Cette opération nous a permis de suivre le cheminement des câbles souterrains d'alimentation électrique qui, dans le prestigieux site de Kermario, passent parfois à quelques centimètres des menhirs pour aller du compteur installé à côté des géants de Kermario jusqu'au belvédère.
Nous demandons à l'E.D.F. et aux donneurs d'ordre de nous transmettre le dossier concernant les précautions archéologiques indispensables qu'ils ont appliqué avant de procéder à cette installatIon.

Kenavo.

 

 

Communiqué de presse

Communiqué de presse du collectif Holl a gevred

18 septembre 2002 -
25 ème  jour d'occupation du bâtiment d'accueil des alignements de Carnac.

Une délégation du collectif Hall a gevred  est allée à la sous préfecture de Lorient, à l'invitation du secrétaire général M. Balsier.
Après deux heures de discussion, M. Heulot. (conservateur) a précisé qu'il n'était pas habilité à répondre aux questions du collectif par conséquent, il en réfèrere à ses supérieurs.
Nous rappelons les points important motivant notre intervention :

- Remise à plat du dossier
- Arrêt immédiat de toutes acquisitions et expropriations
- Pas de constructions lourdes
- Une vraie protection des autres sites

Ayant décidé de participer à cette réunion, le collectif souligne le seul point positif :
L'intervention d'un élu du peuple, un conseiller régional.

En attendant les réponses promises le collectif décide à l'unanimité de continuer son action au centre d'accueil.

Les représentants de l'Etat ont demandé au collectif de constituer encore un nouveau dossier.
Nous avons décidé d'accentuer notre action d'information auprès des élus.
Le collectif demande au conseil régional de se saisir du dossier.

Le collectif rappelle que ce dossier échappe totalement au contrôle du peuple.

Le menhirland est l'affaire des affairistes - Revenons à la démocratie.

Le collectif invite tous les élus à profiter des journées du patrimoine, Samedi et dimanche 21-22 septembre, pour rendre visite aux menhirs, et se tiendra à leur disposition pour toutes explications à Kermario.

Kenavo.

  

 

 

Communiqué de presse

Communiqué de presse  du collectif Holl a. gevred
17 septembre 2002 - 24ème jour d'occupation du bâtiment d'accueil des alignements de Carnac.
Téléphone: 02 97 52 29 81 Portable: 06 63 78 30 40 

Un nouveau virage s'amorce dans le dossier des menhirs de Carnac. 
La réunion proposée par M Balsier (secrétaire général de la s/préfecture), à Lorient mercredi  21 à 10h.30 permettra  un échange direct entre l'Etat., représentée par M. Heulot (conservateur des mégalithes) et M. Balsier, et le collectif Holl a gevred. représenté par trois membres. 
Cette réunion se tiendra devant deux conseillers régionaux qui en ont exprimé le désir. 
Le collectif propose à la presse d'assister à sa déclaration à la sortie de la réunion. 

 

 

 

Ouest France 9.9.2002

 

 

 

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

28 août 2002 à 16h.00 

Le collectif "Holl a-gevred" occupe le Belvédère des alignements de Kermario depuis le dimanche 26 août 2002 à 14 heures. 
"Holl a-gevred" demande à l'Etat une remise à plat du projet d'aménagement des
menhirs. L'actuel projet avec ses 2300 m2 de construction prévue, son parking payant, ses commerces et ses expropriations n'est pas acceptable.
A ce jour, la préfecture du Morbihan qui a signé la Déclaration d'Utilité Publique malgré 87% d'opposants, puis sa prorogation, n'a pas jugé utile de répondre à notre interpellation.
L'actuel Préfet a même déclaré sur France 2 qu'il n'y avait aucune construction lourde prévue, ce qui est faux puisque cinq ou six bâtiments (accueil, restauration, salons de thé, etc...) sont officiellement annoncés pour 2004. 
"Holl a-gevred" ne souhaite donc plus engager de discussion avec un Préfet qui trompe l'opinion publique. Nous demandons donc aujourd'hui à discuter directement avec le Ministère de la Culture sur la remise à plat de ce lourd dossier qui pèse sur la Région depuis 12 ans déjà. 
Contrairement à ce qui a été annoncé sur certaines radios, l'occupation du site se poursuit pacifiquement et sans aucune détérioration. 
Le Collectif "Holl a-gevred" a par ailleurs ouvert les portes permettant d'accéder aux alignements de Kermario dont l'accès est désormais libre et gratuit. 
Nous maintenons donc l'occupation du site jusqu'à ce que le Ministère de la Culture accepte de remettre à plat l'actuel projet qui n'est rien d'autre qu'un "Menhirland". 


  Holl a-gevred"
est un collectif composé de :

Keep it blue
  Bemdez
la Confédération Paysanne
Menhirs libres
La coordination anti-répressive de Bretagne
la Confédération Maritime
Emgann
Marche des libertés
Bretonne

"Holl a-gevred" a reçu le soutien des Verts et de l'UDB.

 

Invitation au respect du site

 Touristes s'informant et signant pétition contre le "Menhirland"

"ASSEZ"
dit le menhir

 Journalistes de TF 1

"Occupation"
plutôt cool et en musique

 C'est pas rangé ça ?
et respectueux des lieux ?

Ces quelques photos montrent, s'il en était besoin, que l'occupation est tout à fait pacifique et respectueuse des lieux.

 

 

 

Dialogue ? vous avez dit...

 

 

 

 

L'été sera chaud...

Titrait au début de ce mois "le Télégramme"...
Bonne prédiction... sa voyante de service est au "top"... Curieux comment les choses bougent parfois pendant une période, en principe, consacrée au repos !!!

Dans toutes les administrations la somnolence habituelle a cédé la place à une profonde léthargie... Sauf lorsqu'il s'agit de faire avancer sournoisement des expropriations et un projet dont une majorité d'électeurs a largement refusé le principe !!!

Voici les dernières nouvelles...

N'hésitez pas à faire part de vos sentiments
par fax ou E mail
à
Monsieur le Préfet du Morbihan

Fax : 02 97 42 59 45
Monsieur le Maire de Carnac
Fax : 02.97.52.62.10


 
mairie.carnac@wanadoo.fr
communication@carnac.fr  

 

 

 

 

 

Menhir Libre N° 26

Editorial

Emportés par notre élan, l'actualité et la connaissance du dossier, certains numéros du bulletin "Le Menhir Libre" sont peut-être difficiles à comprendre par ceux qui le lisent pour la première fois, ou épisodiquement. C'est pourquoi l'éditorial de ce numéro reproduit le tract de base comportant l'essentiel de notre combat et les trois revendications de L'association :

- gratuité de l'accès aux menhirs pour tous les visiteurs
- pas d'expropriations
- pas de bétonnage ni d'infrastructures lourdes

Pour le reste :

  • Nous détaillerons tous les points du dossier au fur et à mesure des évènements.

  • Nous continuerons à fustiger les menteurs et les véreux.

  • Nous réclamerons la démission des magouilleurs.


Nous répondrons à toutes les questions qui méritent un éclairage particulier par courrier internet (menhirslibres@islm.net) ou au stand "information" que nous ouvrons à l'occasion des Fest-noz, concerts ou manifestations que nous organisons.

Bon été à tous et vive les menhirs libres!

100 millions de francs
pour vous priver de votre patrimoine !

 

Depuis 10 ans, l'Etat a entrepris une politique de mainmise sur les alignements de Carnac.
Les touristes sont accusés de la dégradation du site, alors que se sont les pouvoirs publics eux-mêmes qui l'ont détérioré avec des tracteurs et des produits chimiques, bousculant des menhirs à plusieurs reprises avant comme après la clôture du site.
Malgré 87 % d'avis défavorables lors de l'enquête publique de 1996, l'Etat met en place dans le plus grand secret un vaste projet de commercialisation du site.
Pour 100 millions de francs, ce projet prévoit :

 

- la clôture totale de l'ensemble du site, avec des visites guidées impqsées et payantes, supprimant toute autre forme de découverte des menhirs.
- la mise en oeuvre d'un projet immobilier d'envergure: bâtiment d'accueil, billetterie, boutiques, salles de réunions, auditorium, restauration rapide, logement du personnel...
- La déviation des routes existantes, la construction de voies d'accès rapides et de parkings payants
- l'expropriation des Carnacois et la destruction de maisons anciennes

 Qu'en est-il en réalité?

Sur 10 maisons acquises à ce jour par les pouvoirs publics, une seule a été rasée, les 9 autres ont été rénovées et servent aujourd'hui de logement de fonction au personnel de l'Etat, ou de remise pour les produits vendus dans le bâtiment d'accueil.

Ce projet démesuré prévoit l'acquisition d'un total de 250 hectares pour soi-disant "protéger le site". Or, suite à une curieuse modification du plan d'occupation des sols, tous ces terrains sont rendus constructibles par les pouvoirs publics. Pour quoi faire ?

L'économie locale sera gravement perturbée par ce projet: des exploitations agricoles et des terrains de camping seront touchés, un centre équestre sera fermé, des activités artisanales supprimées.
Au même moment, les pouvoirs publics se désintéressent des mégalithes non rentables sur Carnac et les communes environnantes: destructions, dégradations, attributions de permis de construire au raz de sites classés... Une préservation des mégalithes à 2 vitesses...

Face à la contestation grandissante, l'Etat réadapte constamment sa stratégie de communication et modifié sans arrêt son projet, augmentant en réalité son emprise et son coût (de 36 MF en 1991, il est passé à 100 MF aujourd'hui).
Et demain?

Nous voulons un tourisme humain
en harmonie avec l'environnement

 

La conservation et la mise en valeur de l'ensemble des mégalithes de la commune mais aussi de la région.
L'intégration de la population et du tissu socio-économique de Carnac dans la définition et la mise en oeuvre d'un projet d'aménagement.
L'accès libre et gratuit toute l'année au site avec possibilité de visites guidées.
L'amélioration de l'accueil des visiteurs par la création de plusieurs petits centres d'accueil dans le style du pays, la répartition des parcs de stationnement pour éviter une concentration des véhicules.

Festival du double langage.

La commission dite de « concertation » regroupant promoteurs du projet et associations s'est réunie à la mairie de Carnac le 26 juin. C'est l'occasion pour nous de faire connaître au grand public ses méthodes fort peu démocratiques.
A la convocation était joint le compte rendu de la précédente réunion de...décembre 2001.

Si les représentants de l'État n'ont que de belles paroles à la bouche : 
« Concertation» - « dialogue » -  « porte ouverte »,
la réalité est fort différente! 


C'est ainsi que l'on a appris au cours de cette réunion que le préfet avait décidé de prolonger le décret d'utilité publique de cinq ans, la première période n'ayant pas été suffisante pour venir à bout des réticences locales. Cette décision a été signée le 25 avril et c'est seulement le 26 juin que nous l'apprenons alors qu'elle est susceptible de recours au tribunal. Bravo la transparence...

Une décision susceptible de telles conséquences
peut-elle être prise en catimini ?

Comment se passe le dialogue?

A la question: « Si les Mary refusent de quitter leur maison seraient-ils -vidés - par les CRS? » La réponse du sous-préfet est OUI sans hésitation. Le dialogue pour ces gens-là consiste à dire « ou bien vous acceptez de déguerpir« à l'amiable » ou bien on vous envoie les CRS ». C'est à prendre ou à laisser. C'est le « dialogue » ou le juge des expropriations, le dialogue portant sur les modalités d'expulsions et non sur le fond. Le préfet à la force à sa disposition.

Cohérence de l'aménagement du site.

Au moment ou l'on parle de détruire des bâtiments séculaires parfaitement intégrés au site, voici que s'installent à deux pas des dizaines de mobil-home. Que répondent les aménageurs? : « Légalement un mobil-home est considéré comme une caravane, le propriétaire est donc dans la légalité, c'est ennuyeux. » C'est le moins que l'on puisse dire! Ne voit-on pas là comme une préfiguration de ce qui nous attend avec ce menhirland?

Les procédures en cours...et à venir.

A qui fera-t-on croire qu'il est parfaitement normal que la procédure engagée par Menhirs Libres auprès du tribunal administratif de Nantes et attaquant le premier décret d'utilité publique pour non respect ce la loi littoral en particulier, soit en panne depuis maintenant 4 ans par simple effet du hasard? Quand va-t-on desserrer le frein à main juridique? Pendant ce temps le rouleau compresseur continue sa route et le discours sur la séparation des pouvoirs en prend un coup dans l'aille!

L'été sera chaud!

C'est la conclusion de notre confrère « Le Télégramme ». Il est évident que nous rentrons dans une phase dure de cette affaire et que chacun va devoir prendre ses responsabilités. Si l'État et ses complices poursuivent leurs noirs programme de menhir land sous sa forme actuelle, sans tenir compte de la volonté des habitants de ce pays, il est que trop clair que nous allons vers des problèmes dont les promoteurs irresponsables de ce projet porteront la responsabilité.

 Château, Pont, Blockhaus, Menhirs
&
"Caisse des Monuments historiques"

Il n'y pas qu'à Carnac que l'on souffre de la mainmise de la caisse des Monuments Historiques sur notre patrimoine. Nous tirons d'un article de notre excellent confrère (quand il le veut bien) Ouest-France quelques réflexions sur une affaire normande. Les informations suivantes ne manquent pas de présenter plusieurs analogies avec ce qui se passe ici.

 

La restauration du château de Falaise, Calvados, ne fait pas seulement l'objet d'une "mise en valeur" mais de "mises en examen" du directeur régional des affaires culturelles de l'époque et de l'architecte en chef des Monuments Historiques - ACMH en langage poétique- pour non-consultation de la commission supérieure de leur organisme et défaut de permis de construire.

 

Cela relève d'un comportement que nous connaissons bien ici. "Qu'est ce que vous voulez que ça me fasse si le boucher du coin n'est pas content" répond cet architecte nomenklaturé à l'association du coin qui avait rassemblé 10000 signatures contre la construction d'une importante bâtisse en béton devant la façade du donjon, immédiatement surnommée le "blockhaus" par la population.

 

Il faut dire que cette caste a quelques raisons de se moquer du bas peuple, ignare par nature. Elle ne joue pas dans la même division.

 

La cour des comptes, dans son denier rapport public, relève que, fonctionnaires d'Etat d'une part, ces ACMH, surveillent les immeubles classés ou inscrits et proposent les travaux à faire, mais de l'autre, architectes libéraux, ils ont le monopole des travaux à réaliser.

 

Entre 1995 et 1999, le Ministère de la culture, la vraie, celle qui n'est pas destinée aux bouchers et autres manants du coin, a versé 16,7 millions d'euros d'honoraires aux 50 architectes accrédités et monopolisés, ce qui représente une moyenne annuelle de 320000 euros par tête de pipe. Soit 2 100 000 de nouveaux francs de prime, par personne et par an .

 

Dans une autre affaire, celle du Pont du Gard, crédité d'un nombre faramineux de visiteurs - 1,4 million par an- les touristes refusent de passer au bassinet: seulement 80 000 entrées payantes à 12,96 euros. On envisage de faire payer la visite, en plus du parking, uniquement sur la rive gauche (6 €), alors que la rive droite serait gratuite pour les promeneurs... et de céder l'exploitation du site à une société privée qui a déjà bénéficié de 18 millions d'euros de subventions diverses.

On voit  dans tous les domaines
que plus le pouvoir s'éloigne du terrain
et plus la gabegie s'étend.

 

 

 

Menhir Libre N° 25

Assemblée Générale

L'assemblée générale de l'association s'est tenue à la salle du Ménec, le 22 février 2002. Près de 150 personnes y ont assisté, preuve de l'intérêt que continue de susciter ce problème majeur que constitue le "Menhirland". D'autant que ces gens venaient bien sûr de Carnac, mais aussi de toute la Bretagne, et même de Corrèze et de centre de la France.
Après le mot de bienvenue de Mme Mary, la présidente, et le rapport moral, Marc Vaillant a présenté le nouveau site Internet de l'association que nous vous encourageons vivement à aller visiter
(www.menhirslibres.org) . Le combat de modernise.
Catherine Pasco a présenté le rapport financier sain et positif de l'association, qui, rappelons-le, ne bénéficie d'aucune subvention.
Puis, Martine Chadaigne a donné un aperçu des bêtises racontées lors des visites guidées payantes qui se déroulent à Kermario . Ce fut, à vrai dire, tellement ahurissant, que Menhirs Libres y reviendra dans un prochain numéro. Le mépris du public semble hélas, toujours être la règle chez les gérants du site.
A la fin de la séance, de nombreuses questions et remarques vinrent prolonger la soirée. M. HENRY, premier adjoint au maire tint notamment à manifester son opposition quand au maintien de l'Archéoscope, apportant ainsi un rectificatif suite à l'article "en arrière marche" publié dans le bulletin n°24 de janvier 2002. Toutefois, nous ne savons pas si ce point de vue de M. HENRY reflète l'opinion de l'ensemble de la municipalité actuelle, ni si elle sera suivie d'effets quand au devenir de l'Archéoscope.
Un pot d'amitié a, comme d'habitude, clôturé la soirée, qui démontre une nouvelle fois, que la mobilisation ne faiblit pas
.

Il serait temps que les pouvoirs publics s'en rendent compte

Menhirs de Granit 

Dans le monde du spectacle, les distinctions sont fort prisées… Oscar, César, 7 d'or, j'en passe…
Dans le prolongement de la récente réunion publique organisée par notre Maire à laquelle participait ce bon Monsieur COUET, pour nous endoctriner et nous rassurer sur l'avenir des alignements… et d'un courrier en date du 28 mars du sous-préfet Monsieur QIHL, il semble urgent indispensable de créer de toute urgence un nouveau prix.

Mais revenons en tout d'abord aux faits :

     La réunion d'information et le courrier du sous-préfet…
Certaines personnes, un peu naïves, trop angéliques ou simplement calculatrices, ont été choquées d'entendre les mots de "mensonges… mensonges… mensonges" - Le destinataire, main sur le cœur assurait l'assistance, trémolos de tristesse dans la voix, que l'agresseur était de mauvaise foi… que ce n'étaient que des paroles, (frappant de son autre main un dossier plutôt plat). Il avait des lettres qui le prouvaient (sic). Des propositions concrètes, restées sans réponse avaient été faites à plusieurs reprises, des rencontres (il serait honnête de dire convocations) refusées… Tout était clair, transparent. Un minimum de bonne volonté et de lecture du rapport de concertation de janvier 2001 précisait noir sur blanc tout cela…
Le ton assuré de l'orateur, sa bonne présentation de jeune homme de bonne famille qui rapporterait une pièce de 5 centimes (couverte de vert de gris) aux objets trouvés avaient tout pour convaincre ceux qui ne demandaient que de l'être et trouveraient plus intéressant et calme d'échanger sur le ramassage des ordures ménagères…

     Second épisode, non moins édifiant : Le courrier du sous préfet :

Après une introduction déplorant le refus de rencontre et de dialogue de Monsieur et Madame MARY et des objections que ceux ci soulevaient alors que "les bases de nos discussions étaient depuis lors clairement posées et c'est dans cet esprit que je vous invitais à venir en parler…" il apporte (c'est le minimum syndical) son appui aux propos lénifiants de monsieur COUE
T.

Pas très sympa la seconde partie de ce courrier du sous-préfet…
En le lisant il devient évident, que si le numéro d'acteur du défenseur de l'état semblait au point et convaincant, il ne s'agissait que de poudre aux yeux. On peut lire en effet : "Votre demande d'information concerne peut-être plus directement une proposition financière. Celle-ci ne pourra se concevoir que lorsqu'une estimation précise de vos biens aura été réalisée par le service des domaines"…
Après le sous-préfet aux champs d'Alphonse DAUDET, nous avons à Lorient le sous-préfet qui tombe de l'armoire…"Votre demande concerne peut-être…" écrit-il, manifestant clairement par cette interrogation à la fois que les bases de discussions n'étaient pas si claires que ça… et que "l'invitation" ressemblait plus à un piège à Korrigans et à une tentative de manipulation qu'à un réel désir de concertation. En effet comment prétendre discuter sur des bases solides alors que la question financière n'a même pas été prise en considération, puisque l'estimation des domaines reste à faire !!! (Est-il besoin de préciser qu'en l'occurrence ce n'est pas l'aspect financier qui est en cause, mais beaucoup plus simplement le droit de rester là où l'on travaille, là où l'on habite et vit…).

La conclusion doit elle être interprétée comme une menace ?
"Dans l'hypothèse où vous ne donneriez pas suite à cette nouvelle invitation, je vous informe que la procédure réglementaire suivra son cours "  
Une nouvelle "invitation" va-t-elle être formulée ? Ce courrier ne le dit pas, il n'en indique que les conséquences en cas de refus…

Le rapport entre le projet création d'un Menhir de Granit et ce que nous rapportons ici ?
Nous y venons.
Ce Menhir de Granit se présenterait sous la forme d'une boule de verre (vous savez ces magnifiques souvenirs où en secouant il neige sur un monument, une personne etc.… qui finissent comme lot à la kermesse du coin…) Il y aurait un petit menhir en plastique imitation granit et la neige serait remplacée par des pièces de 2 centimes de la même matière…
                           Ce serait superbe !!!

L'attribution de ces Menhirs de Granit concernerait ceux dont les propos, les actes sont à la hauteur d'un Tartuffe de Molière. Bien entendu plusieurs catégories seraient en compétition. Par exemple dans le cas qui nous occupe Monsieur COUET pourrait recevoir le Menhir du cynisme… Monsieur le sous-préfet celui de l'humour noir etc.…

On déplore beaucoup de tous côtés, en cette période électorale, le manque d'intérêt pour la "chose publique" la politique…
Cela est effectivement regrettable mais doit on s'en étonner quand un état, par fonctionnaires interposés, se croit tout permis, y compris de prendre les citoyens pour de ….

 VIEILLES CARNES AVALENT !!!

Carnac organise son carnaval le 16 mars 2002.
Qu'on se le dise, qu'on se le dise!!!!!

Quelques membres de notre chère association manifestent leur envie d'y participer.
On se munie de papier journal, de colle et de tout ce qu'il nous faut pour la fabrication d'un char.
Celui-ci est fini, les gaulois habillés, allons, allons au défilé!!!!!

Mais voilà pas de chance pour les organisateurs, nous ne pouvons RIEN faire gentiment. Sur le tracteur nous avons peint le logo et le nom de l'association. Au devant du char il est écrit "trawalc'h" ("assez" en français dans le texte) à l'arrière "Larnac"( là ce n'est pas du breton) suivi d'un prix en dollars.
Le comité d'accueil fut froid ( très froid) des membres de la mairie ne "désiraient" pas nous voir ainsi défiler ou alors en retirant ces plaques (le panneau en breton, lui, ne les gène pas puisque, pour eux, il n'y a personne pour comprendre cet idiome !!!!!).

La liberté d'expression a-t-elle droit de cité à Carnac ?

Nous n'avons pas cédé devant cette pression et la discussion fut rude. Je voudrait quand même dire à ces messieurs les grands censeurs que s'ils trouvaient choquant notre démarche, d'autres chars ont choqué Le breton dit en pareil cas : "Ne damallit ket ar re rall mar n'och ket c'hwi didamall" ( traduction approximative: n'accuse pas les autre de ce que tu fait toi même)
Après l'altercation, nous avons décidé de ne rien enlever et personne ne nous a empêché de défiler avec les autres participants.
L'ambiance était chaleureuse : nos amis musiciens ont assuré l'animation pendant que, nombreux, nous dansions et chantons autour de notre char .
Pour motiver les troupes, l'un des nôtres scandait "un menhir libre est un menhir…" et nous répondions "heureux!"

            "Trawalc'h" avait ses frères libres, et heureux de l'être, près de lui L'un d'eux, le "Menhir au papillon",  suivait derrière. Son propriétaire, l'Homme de Cromagnon, le protégeait avec sa massue et ses deux femmes . Après trois kilomètres de défilé, un pot d'amitié nous attendait à la Petite Métairie, clôturant cette journée festive.

 

 

 

Le Menhir Libre N° 24

 

 

Le Numéro 24 est paru...
au Sommaire :

Un conte de Noël
Compte rendu de la réunion de concertation
Entendu à la réunion de concertation
Dialogue de sous, dialogue de sourds
La fine équipe
et autres rubriques

 

 


Menhirs Libres répond à la presse

La presse locale a bien relayé les thèses officielles !!!
Aussi de notre coté nous avons envoyé nos remarques à  Ouest France (article du 19 décembre signé par Gildas JAFFRE) et au  Télégramme (article du 18 décembre 2001 signé par Régis Nescop) ci-dessous les principaux extraits :

 " Par votre article vous vous faites l’écho de la thèse officielle. A lire ces déclarations, vos lecteurs penseront que tout s’arrange, grâce à cette soi-disant concertation.
Il faut, en effet, connaître les dossiers pour relever les contradictions. M. GOVEN déclare que l’état n’a jamais eu et n’a toujours pas l’intention de revenir sur le décret d’utilité publique, tout en reconnaissant l’avoir amendé.
Menhirs Libres reproche justement à l’Etat de modifier à tout moment son projet pour arriver à ses fins. Le décret d’utilité publique prend fin en juillet prochain, ceci ne soucie personne puisque la ‘phase opérationnelle’ va commencer… Menhirs Libres sait aussi que l’Etat en demandera la prolongation et continuera à s’appuyer sur une enquête publique défavorable et rejetée à 87% et sur un décret initial n’ayant plus rien à voir avec le nouveau projet. Menhirs Libres réclame (exige) l’annulation du décret et une procédure complète.
Au sujet des MARY et de La Petite Métairie, le mensonge est encore plus gros puisqu’il fait croire qu’ils pourront rester chez eux et continuer leurs activités alors qu’en réalité, on leur prend toutes leurs terres, on démolit leur ferme et on les laisse occuper une maison dont ils ne seraient plus propriétaires puisqu’expropriés… Il faut savoir que, malgré les rumeurs ou les déclarations dans la presse, la Famille MARY n’a jamais reçu de propositions écrites et ce depuis dix ans…
La dernière phrase montre la duperie et à terme, les grillages sont destinés à disparaître, comme l’archéoscope privé, dès l’an prochain. A cette lecture, Menhirs Libres se réjouit immédiatement de la démolition programmée de cette verrue de béton à quelques mètres des alignements. Et bien, c’est seulement le fait d’être étatisé qui fera disparaître cet archéoscope privé… Ce bâtiment servirait alors de base d’appui pour les archéologues, ou bien de repli pour les travaux, voire pire encore, il servirait en partie à déplacer le musée de Carnac dont le maire souhaite se débarrasser en raison d’un déficit provoqué en partie par la concurrence que lui fait l’archéoscope.
Cet abandon doit faire retourner Z. LE ROUZIC dans sa tombe puisqu’en l’offrant à la commune de Carnac, il avait demandé que ce musée resta « ad vitam eternam » communal.
Menhirs Libres continuera de défendre les menhirs, les habitants menacés d’expropriation, la gratuité des visites… .L’association rappelle que son recours au tribunal administratif date de plus de trois ans... Le recours en appel de l’Etat pour réduire les indemnités allouées aux expropriés a, lui, été jugé en moins de trois mois (sans commentaires...)

Amis de l’équité, de la liberté, de la justice …ne laissons pas faire…
NON AUX EXPROPRIATIONS, NON AU MENHIRLAND.

 

 

 

Réunion de concertation

Cette réunion ayant lieu à la Mairie de Carnac et compte tenu du changement de quelques interlocuteurs Menhirs Libres avait décidé de participer à cette réunion. Nous avions répondu favorablement par écrit à cette invitation précisant clairement notre intention de pouvoir y prendre la parole y exposer nos points de vue.
Nous nous sommes retrouvés environ 25 personnes autour d'une table dont Monsieur BRUNEAU, Maire de Carnac, Monsieur KIHL, sous préfet Messieurs LACAN, COUET, COVEN.
Comme personne ne semblait disposé à nous donner la parole, nous l'avons pris, à l'agacement de certains.
En conclusion retenons que nous avons reçu quelques nouvelles du projet, entendu déplorer le déficit du Musée de Carnac (pour mieux le brader le moment venu ?), de la suite des expropriations.
Une nouveauté toutefois : Menhirs Libres a été remercié pour ses bonnes idées dans certains domaines (!!!).
Une conférence de presse s'est tenue dans le courant de l'après-midi pour rassurer tout le monde, se féliciter des bons résultats obtenus face à la concertation et aux efforts généreux de l'Etat…

   

 

 

Noël n’est pas un conte pour tout le monde

A Carnac il existe encore beaucoup de légendes au sujet des menhirs.

Ainsi, l’on dit encore là-bas, que les menhirs de Kerria, vont se baigner à l’heure de la messe de minuit, à Noël.
Si vous attendez leur départ à l’heure où les hommes récitent le pater, le trésor que chacune de ces pierres recèle à son pied, est à vous. Mais, guettez, homme de Bretagne, car suite à la communion des hommes en l’église de Carnac, les mégalithes reviennent et celui qui, en ces lieux encore se trouve, sera écrasé par les géants vengeurs.

Si nos anciens racontent encore cette légende, elle n’est cependant plus de mise.

Nos mégalithes ayant été emprisonnés, il y a 10 ans,

Comment pourraient-ils sortir
et ainsi encore
honorer la tradition ?