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Constat fait le 26 octobre 2006.... au

Ménec : entrée libre... c'est possible !



c'est bien ouvert !   à respecter   panneau d'orientation   enfin les enfants dans les menhirs...  

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Oui, enfin ils osent le faire! ...  rendre au site du Ménec un accès libre et gratuit, grâce à un passage ouvert dans les grillages!

 Le 26 octobre 2006, premier jour des congés de la Toussaint, nous nous sommes rendus au Ménec pour vérifier le retrait d'un panneau du grillage, autorisant  ainsi le passage libre au cœur du site,  nonobstant un panonceau rappelant l'interdiction de grimper sur les menhirs. Une borne d'information a été mise en place permettant un repérage des différents lieux à visiter. Nous attendons de voir la suite donnée à ce type d'opération  qui devrait se poursuivre d'ici la fin de cette année... dixit le GIPC!

 

 

 

 

 

 

AVRIL 2006

 

 

Depuis 1877 aucune fouille dans les alignements n’avait été entreprise sur la région de Carnac, voilà chose faite depuis peu à Belz! Bravo, mais l’État n’en perd pas pour autant son côté affairiste, même lorsqu’il s’agit de participer à la promotion de la Bretagne, à lire une anecdote révélatrice et bien significative! Certains considèrent le site de Carnac comme un monument ! Ces termes sont loin d’être anodins et nous vous en révélons leur finalité. C’est connu, pour être "branché" il faut savoir s’exprimer en utilisant bon nombre de sigles : C.P.E, G.I.P.C… un décodage s’imposait, qui vous dévoilera la face cachée de ces raccourcis pas toujours éloquents ! Un espoir est peut-être né : un cabinet d’études a consulté toutes les parties concernées par le projet de l’État sur le site de Carnac. Mais il a fallu faire vite, car ce cabinet devait remettre ses conclusions pour la fin du mois de mars. Espérons toutefois qu’elles seront interprétées et respectées objectivement et que la traditionnelle langue de bois (d’ébène) habituellement maniée par les fonctionnaires de l’État, restera au fond de leur tiroir ! Aussi seraient-ils bien avisés de cogiter un nouveau C.P.E : 

Concertation - Participation - Écoute

   

 

 

 

 

 

 

 

Des vœux encore des vœux  ...    Michel Grall.

 

 

(extrait du discours prononcé par M. Graal Maire de Carnac -  Journal Ouest France du 09/01/2006)

 

Habitat, mégalithes, qualité de l'eau et pays d'Auray ...

 

La municipalité va créer des réserves foncières pour les générations futures. Elle souhaite favoriser des liens entre le site mégalithique et la vie et l'économie carnacoise jugés trop faibles. « Nous ne pourrons pas, nous ne devons pas nous satisfaire de visions trop classiques qui ne serviraient qu'à conforter le site dans son existant. Valoriser le site, oui. Le protéger, oui. Mais aussi le penser différemment, le regarder autrement, le mettre en valeur intelligemment. Tel est notre objectif pour le groupement d'intérêt public culturel (GIPC). Nous encouragerons à ce sujet, au maximum de nos possibilités, la participation de nos concitoyens et des associations à nos travaux. »

Souhaitons que ces paroles ne masquent pas entre autres desseins louables (entretenir ,protéger) un projet de commercialisation qui rappellerait celui imaginé à l'origine par quelques personnes de Carnac considérées comme bien pensantes qui clamaient " et maintenant les menhirs il faut que ça rapporte"...

 Oui, nous nous devons de participer en qualité de citoyens ou par le biais d'associations, mais sans pour cela devenir des "faire valoir " face à ces administrations qui préparent les dossiers sans abandonner  les clés d'un pouvoir sous le prétexte de détenir la science; 

Nous consulter c'est bien , mais nous entendre et nous comprendre cela serait tellement plus profitable pour mener en bonne intelligence ce programme de réhabilitation du site mégalithique de Carnac sans oublier les autres sites délaissés, abandonnés, oubliés voire ignorés!

 

Oui nous restons et resterons très vigilants !

 

 

 

 

Les conditions étaient idéales samedi dernier pour le fest-noz de Menhirs libres qui a attiré 3 000 personnes : une météo clémente, l'approche de la fin des vacances, la gratuité pour les moins de 16 ans et un prix modique de 3,50 € pour les autres, la mobilisation toujours constante des membres et amis de l'association.

Menhirs libres est en effet organisatrice depuis des années des grands fest-noz carnacois, trois cette année durant la saison estivale.

Leur réputation dépasse maintenant le pays d'Auray, sans compter les touristes de tout horizon. Ils ont assuré le succès de ce fest-noz qui se déroule en plein cœur du site prestigieux et magique des alignements de Kermario.

La soirée a commencé par un récital d'Abdoul Kamal, très applaudi. Puis, les danseurs locaux ont initié la foule aux danses bretonnes avant de laisser la place au fest-noz animé par Trio Rezen, Cosmoz, les sonneurs Gwenahel Denis et Pascal Lamour.

(article paru dans Ouest France  du 25/08/2005)

 

 

 

 

Un millier de personnes à la veillée de l'association Menhirs libres  

 

 

La veillée des menhirs, organisée samedi par Menhirs libres, association pour préserver le site de Carnac et son environnement, a connu son habituel succès avec environ un millier de personnes venues dîner, écouter des chants marins et participer au fest-noz.

Vers 19 h samedi les Matelots errants ont débuté la veillée des menhirs avec leurs chants marins. Pendant que certains dînaient, d'autres se sont ensuite initiés aux danses bretonnes avec l'aide des danseurs locaux. Plus tard, les groupes Lambig, Skol el Luhern, Gwallig, Dalc'h Sonj, bien connus des habitués, se sont relayés sur la scène.

Cette veillée a permis aussi à de nombreux visiteurs de faire le point sur les projets de l'association, pour d'autres de les découvrir. Pour Eugène Riguidel, son vice-président, et les membres de l'association « tout n'est pas réglé, nous restons très vigilants. Nous sommes pour la disparition totale des grillages, un menhir libre est un menhir heureux. Cette revendication est la principale pierre d'achoppement à toute évolution envisagée du site. Nous sommes pour la restitution des parcelles et communs de villages qui ont été expropriés. Nous sommes pour un accès totalement libre et gratuit pour tous et ce durant toute l'année. » 

Deux autres fest-noz sont prévus les 30 juillet et 20 août.

 (Article paru dans  Ouest-France du 12/07/2005 Edition : Auray - Rubriques : Carnac)

 

 

 

 

Ils l'ont signé.... le GIPC !

(extraits de l'article paru dans O.F, édition du 4 juillet 2005)

 

Vendredi 1er juillet, en mairie de Carnac, s'est déroulée la cérémonie de signature de la convention du Groupement d'intérêt public culturel (GIPC) « Mémoire de pierres : mégalithes en Morbihan », structure destinée à mener des études sur l'avenir du site.

Les études menées par le GIPC permettront des réalisations concrètes (un budget, un calendrier, un maître d'ouvrage) sur la signalétique, le cheminement, les clôtures. Il s'agira d'une gestion de proximité. « L'approche participative que nous avons privilégiée depuis deux ans reste une priorité absolue » insiste le préfet qui tient à poursuivre le dialogue avec les associations locales. Avant de conclure que le projet s'inspire du développement durable intégrant « la protection de l'environnement, le développement économique local et le volet social et humain ».

Menhirs Libres  regrettant toutefois qu'il n'y ait pas une "charte de déontologie" jointe à la mission du GIPC pour veiller à ce qu'elle  ne dévie pas des objectifs fixés s'appuyant sur  trois conditions:

 a)  un accès libre et gratuit pour tous toute l'année, 

b) la protection de l'environnement

c) le respect de l'habitat et des personnes

Dans cette situation la consultation des associations restera aléatoire , car  rien n'est prévu ni n'oblige ces signataires à les tenir informées et ou de les consulter!

Restent les réunions de pilotage pour corriger éventuellement le tir, si ce n'est déjà pas trop tard au regard des travaux qui auront été engagés par ces responsables signataires....

Oui, restons plus que jamais mobilisés!

 

 

 

 

 

Stonehenge, Carnac, un même combat ...

 

 

Une délégation anglaise fait un tour d'Europe des grands sites mégalithiques

Pendant deux jours, une délégation anglaise venant du site mégalithique de Stonehenge visite les alignements de Carnac et la Table des Marchand à Locmariaquer. Cela dans le cadre d'un tour d'Europe des grands sites qui vivent les mêmes tracas : comment préserver les monuments, les valoriser, comment accueillir au mieux le public. Stonehenge, comme Carnac, reçoit environ 800 000 visiteurs par an.

« C'était juste un coup de fil, la semaine dernière », s'amuse Antoine Lataste, nouvel administrateur du site mégalithique de Carnac. Hier, il a reçu avec un éminent plaisir une délégation de six personnes, avec des profils professionnels très complémentaires, venant du fameux site de Stonehenge, dans le Sud-Ouest de l'Angleterre.

Echanger les expériences, mais aussi se connaître lui paraît une bonne démarche pour envisager l'avenir sur ces sites sensibles, difficiles à préserver, à expliquer. « A Stonehenge, les choses sont différentes de Carnac, car le site est entouré par des routes très importantes », observe Anna Keay, responsable de l'accueil. « L'objectif est de supprimer ce voisinage encombrant et bruyant, mais aussi de prévoir un nouveau bâtiment d'accueil. »

Stonehenge date de 3 000 ans avant Jésus Christ, et le cercle de pierres qui fait sa réputation de moins 2 500. Il y aurait eu là une activité jusqu'en moins 1 500 ans. Quant à son origine, on reste dans le flou, comme à Carnac. « On ne sait pas exactement ce que c'est. Juste que le lieu a accueilli des activités religieuses et que Stonehenge est dans l'alignement du coucher du soleil au solstice d'hiver et du lever de soleil au solstice d'été », explique Samantha Chadburn, archéologue. Voilà qui est donc étrange et fait dire à Antoine Lataste « qu'il est important de constituer un réseau européen des sites mégalithiques de l'Arc atlantique et qu'il faut à nouveau des chercheurs sur ces sites. »

Mesures conservatoires depuis 1976

Et avant tout les préserver. Stonehenge a aussi connu les foules, même des concerts de rock, accueille encore des cérémonies druidiques. La visite y est payante (8,50 €), même le soir où l'on peut encore franchir la mince cordelette qui empêche en journée la visite du cercle de pierres. Des mesures conservatoires ont en effet été prises depuis 1976, où le piétinement agressait le gazon, en dépit d'un sol calcaire résistant, donc différent de celui de Carnac. Les graffitis fleurissaient sur les pierres.

Toute expérience est bonne à prendre et celle du gestionnaire de ce site fabuleux, English Héritage, qui intervient au nom de l'État, est donc utile à d'autres structures. L'accès payant, plus cher qu'à Carnac, n'offusque pas les Anglais, « car il existe depuis 1901 : le propriétaire privé avait institué ce droit d'entrée pour l'entretien du monument où un mégalithe était tombé. » Mais les soirs de solstice d'été, 30 000 personnes s'y pressent sans bourse déliée.

Inscrit au patrimoine de l'humanité depuis 1968, démarche que mène actuellement Carnac et qui pourrait se concrétiser dans un an ou deux, les deux sites vivent donc un destin partagé. Mais aucune solution unique ne peut être dégagée. Là-bas il est aussi question de faire mieux connaître 350 tumulus proches des pierres levées, qui laissent actuellement le public indifférent alors que leur accès est... gratuit !

Gildas JAFFRÉ.  

 

Stonehenge, Carnac, un même combat  ... La réponse de Menhirs Libres

¤ C'est  le titre de l'article du quotidien " Ouest France" du 2 février 2005  

Qui parle de "combat " ? 

certainement pas, Menhirs Libres qui ne fait que revendiquer pour défendre  un accès libre pour tous de ce merveilleux site, tout en respectant son environnement!!!

"800 000 Visiteurs"

Arrêtons cette surenchère de chiffres à dormir debout, qui n'ont pour objectif : que de vouloir démontrer la justesse des énormes dépenses engagées, prétextant la protection du site en masquant de fait  la véritable finalité :  commercialisation à tous crins  de ce lieu oh combien "culturel" , et donc de faire payer les visiteurs!

 Lorsque l'on parle de la fréquentation du site par plus de  800 000 visiteurs! (et allons donc!)  bien  qu'aucune étude  n'a à ce jour  été réalisée pour déterminer  le potentiel  de "visiteurs". En réalité il conviendrait plutôt de labelliser "promeneurs" ces visiteurs! Prenons comme exemple celui délivré par la Préfecture du Morbihan lors de la réunion du 8 décembre 2005: le nombre d' entrées payantes pour de la saison 2004  s'établit à  6957 entrées enregistrées, plus quelques groupes sur les 3 mois de l'été!

Cela  démontre bien  tout l'intérêt qu'ont ces "promeneurs visiteurs" pour se décider à délier leurs bourses! et que dire de l'écart entre le chiffre avancé de 8000 000 visiteurs de celui réellement enregistré ? (même sur une période de 3 mois , connaissant  la plus grande fréquentation) 

"Accès libre en hiver"

Déclaration constamment répétée par la presse lors d' entretiens avec les responsables du site, omettant de préciser qu'il s'agit d'ouvertures partielles du site selon un calendrier qu'il faut aller chercher dans le bâtiment d'accueil (qui devait être démoli!) et là seulement vous pourrez connaître la ou les portes ouvertes , livrant ainsi l'accès libre aux promeneurs.  Que l'on cesse enfin de nous faire croire que l'accès est libre et ouvert en totalité durant l'hiver aux autochtones , promeneurs, touristes et visiteurs ... s'il en reste! et il y en a puisque c'est GRATUIT !

 

 

 

 

Et c'est reparti pour des études....

Site de Carnac : une étude en avril 2006

Annick Guillou-Moinard, vice-présidente du conseil général, vient d'être nommée présidente du groupement d'intérêt public pour l'aménagement du site de Carnac. Ce GIPC homologué il y a deux jours par la préfecture de région va devoir très rapidement trouver un cabinet d'études sur la mise en valeur du site des mégalithes car il doit rendre sa copie en avril 2006.

Après bien des atermoiements sur la mise en valeur du site mégalithique de Carnac, le calendrier se débloque enfin. Avec la nomination hier matin de la conseillère générale Annick Guillou-Moinard à la tête du GIPC, le compte à rebours est lancé : le GIPC dispose de deux années pour conduire les études et définir un projet. « C'est un énorme enjeu, souligne Annick Guillou-Moinard, parce que le site des mégalithes accueille près de 800 000 visiteurs par an. C'est le plus important du Morbihan. Il y a des enjeux économiques considérables, mais aussi touristiques, culturels, environnementaux ».

L'objectif est à présent de « réaliser les études qui amèneront à une stratégie pour le site. » Au GIPC siègent, outre les représentants de l'État (sous-préfet de Lorient, direction régionale de l'action culturelle, responsable des monuments nationaux, deux représentants du conseil régional et deux autres du conseil général. « Le cabinet qui va être choisi devra écouter tous les acteurs, outre le GIPC, les communes de Locmariaquer, Erdeven, les associations et offices de tourisme. Il devra aussi voir comment d'autres sites mégalithiques ont mis en valeur leur patrimoine. On voudrait qu'il rende sa copie pour avril 2006 ».

La préfecture a aussi homologué hier matin un cahier des charges pour l'aménagement piétonnier au nord du site, qui relie les trois ensembles du Menec, Kermario et Kerlescan. Ce projet d'études sera pris en charge par l'État, et doit déboucher sur un projet de déambulation sur le site. Il s'agira notamment de répondre à des questions telles que la place ou non de la clôture et le traitement paysager. La préfecture a aussi homologué hier matin un cahier des charges pour l'aménagement piétonnier au nord du site, qui relie les trois ensembles du Menec, Kermario et Kerlescan. Ce projet d'études sera pris en charge par l'État, et doit déboucher sur un projet de déambulation sur le site. Il s'agira notamment de répondre à des questions telles que la place ou non de la clôture et le traitement paysager. La préfecture a aussi homologué hier matin un cahier des charges pour l'aménagement piétonnier au nord du site, qui relie les trois ensembles du Menec, Kermario et Kerlescan. Ce projet d'études sera pris en charge par l'État, et doit déboucher sur un projet de déambulation sur le site. Il s'agira notamment de répondre à des questions telles que la place ou non de la clôture et le traitement paysager. La pr éfecture a aussi homologué hier matin un cahier des charges pour l'aménagement piétonnier au nord du site, qui relie les trois ensembles du Menec, Kermario et Kerlescan. Ce projet d'études sera pris en charge par l'État, et doit déboucher sur un projet de déambulation sur le site. Il s'agira notamment de répondre à des questions telles que la place ou non de la clôture et le traitement paysager.

(article paru dans Ouest France du 24/09/2005)

 

 

 

 

Nouvel administrateur du site des mégalithes de Carnac

article paru dans Ouest France édition du 25 janvier 2005

                                                Antoine Lataste arrive à Carnac dans un climat apaisé                           

Avec un profil de développeur, Antoine Lataste vient de succéder à Laurent Heulot en qualité d'administrateur des sites mégalithiques de Carnac, Locmariaquer, et Barnenez.

 Une fonction qu'il étrenne dans un climat apaisé.

Ancien directeur-adjoint de la Direction régionale des affaires culturelles de Loire-Atlantique, Antoine Lataste, âgé de 51 ans, occupe depuis début janvier les fonctions d'administrateur des sites mégalithes de Carnac et Locmariaquer, propriétés du Centre des monuments nationaux.

Diplômé en économie, avec de surcroît une maîtrise de sciences et techniques d'aménagement du territoire, il se présente volontiers avec un profil de « développeur plus que de conservateur ».

S'il admet qu'il se retrouve sur un site particulièrement complexe, il note immédiatement que le contexte est désormais « apaisé » et rend sur ce sujet hommage à Jean-Paul Khil, sous-préfet de Lorient qui a su « rétablir le dialogue ».

Un climat qu'il entend pérenniser entre tous les partenaires impliqués et les associations locales. « Je les ai toutes reçues », précise-t-il en gage de bonne foi. « J'arrive sans idées préconçues mais avec des idées. »

Sa première urgence est la création d'un groupement d'intérêt public culturel, regroupant l'Etat, le conseil régional, le conseil général et la mairie de Carnac, avec une durée de vie de deux ans, délai qui paraît suffisant pour donner des lignes directrices au principal site mégalithique, celui de Carnac. Sa mise en place est susceptible d'être honorée de la visite du ministre de la Culture avant l'été.

Pour autant, le préfet du Morbihan conserve un comité de pilotage, alors que le comité scientifique, sous l'autorité d'Yves Coppens est invité à orienter les projets de recherche scientifique.

Antoine Lataste explique ses trois missions : la préservation des lieux (ils sont d'accès libre en hiver, jusque fin mars) ; la valorisation du site ; le dialogue car « si les gens ne s'écoutent pas, ils ne peuvent se comprendre ».

L'État s'est aujourd'hui refusé à décider seul, et même à exproprier, se contentant d'acquisitions si l'opportunité se présente. Le nouvel administrateur place en priorité la pédagogie du site néolithique au grand public, à qui il entend faire découvrir le remarquable musée de la Préhistoire de Carnac. Sur le pan esthétique, un test de cheminement paysager sur les alignements nord du Ménec va être entrepris pour, un jour, supprimer les grillages.

Gildas JAFFRÉ.

 

 

 Une accessibilité dans la souplesse 

Yves Coppens présidera donc, à partir de septembre, le comité scientifique qui sera chargé d'analyser l'évolution du site mégalithique de Carnac et de conseiller dans ses décisions le groupement d'intérêt public culturel, responsable de la gestion administrative et financière de cette propriété de l'État. Premières impressions, hier soir, du paléontologue à l'annonce de cette nomination.

Que représentent pour vous les mégalithes de Carnac que vous connaissez depuis longtemps puisque vous êtes originaire de Vannes ?

C'est un site grandiose que je connais par coeur. Déjà quand j'étais en culotte courte, je le parcourais librement. Mais je n'y ai jamais effectué de fouilles alors que j'ai travaillé sur des menhirs dans le Finistère et les Côtes-d'Armor. Carnac, c'est la première architecture monumentale du monde. C'est une véritable cathédrale avec quatre nefs, correspondant aux quatre alignements successifs qui étaient sûrement des temples pour les jeunes agriculteurs afin d'honorer les dieux afin que leurs récoltes soient bonnes.

C'est un site unique dans une région sacrée. Peu de monde vivait ici à cette époque, il a donc fallu que des hommes viennent d'ailleurs pour être si nombreux afin d'élever de tels monuments. Cela devait correspondre à une société forte, très religieuse, très hiérarchisée.

Quelles mesures préconisez-vous pour faire évoluer le site ?

Quand j'ai été pressenti pour présider ce comité, j'ai tout de suite répondu favorablement parce que je suis attaché à la préservation de ce site. Il faut le protéger pour le conserver. Il est encore trop tôt pour déterminer avec précision ce que nous allons faire scientifiquement. Des études vont être menées et, avec les autres membres du comité, nous tenterons d'apporter des solutions pour faire évoluer ce site, mais, selon moi, en aucun cas elles ne devront être radicales.

Faut-il continuer d'enfermer une grande partie de ces menhirs de ces grillages ? Doit-on établir un droit d'entrée alors que leur accès a toujours été libre ?

Je comprends que des gens soient heurtés par cette fermeture, par ces grillages, alors que dans leur esprit cela a toujours été un lieu ouvert. Mais des excès du public ont tassé les terres de bruyère, ont ébranlé les menhirs. Il faut rétablir une accessibilité dans la souplesse. En particulier pour les Carnacois, les Morbihannais et les agriculteurs qui travaillent autour de ces alignements. Je pense qu'il faudra faire évoluer le site en accord avec la population mais avec deux maîtres mots : conservation et protection.

 

Recueilli par Patrick CERTAIN.

Ouest-France du mardi 25 janvier 2005

 

 

 

UN BIEN TRISTE BILAN

Afin que vous puissiez suivre avec nous les "travaux d'avancement du projet de l'État" pour lequel la Préfecture du Morbihan nous a convie, voici un résumé de cette dernière entrevue.

Compte rendu de la réunion du 8 décembre 2004  à la Préfecture du Morbihan à Vannes

Le comité de "pilotage"ou plutôt de "parlotage" a été réuni afin de présenter le bilan de l'année 2004 du site mégalithique de Carnac et des projets en cours.

Etaient présentes les 4 Associations de Carnac: Les Amis de Carnac, SOS Menhirs, Les Amis du Musée de Carnac et Menhirs Libres, encadrées par une noria de personnalités qui, de la Préfète, au sous-préfet, en passant par le nouvel administrateur du site de Carnac: Mr Antoine Lataste, nommé en remplacement de Mr Heulot, de la Directrice de la DRAC, de la vice présidente du Conseil Général, de l'architecte des bâtiments de France, du conseil régional de Bretagne,du Conseil général du Morbihan, de personnes des Monuments Nationaux, du Maire de Carnac assisté de son adjointe en charge de la culture, ont apporté leurs commentaires sur cette saison, sans oublier l'incontournable service chargé de suivre l'état de conservation de la végétation. du site clôturé: le Laboratoire d'Écologie Végétale de Rennes!

a/ journées du patrimoine en octobre: 2244 visiteurs payants ( + 1200 visiteurs à Locmariaquer)

b/ visites individuelles et groupes en :                                  Juillet              Août                 Septembre              Total

                                                                                                  3499               3296                    162                        6957

Groupes comptabilisés (Menec Est/Ouest)                            18                    20                      34                             72

y compris les 250 visites/conférences organisées tout au long de cette période.

 

(Bien triste bilan pour les protagonistes et les porteurs de ce pharaonique projet, qui doit certainement se trouver aux antipodes des objectifs qu'ils s'étaient fixés!

Peut-être que cheminer dans des enclos grillagés ne suscite pas d'intérêt pour les visiteurs potentiels, et qui plus est, doivent payer pour cela !)

Bilan satisfaisant à leur avis (dixit Mr Galet : il aura fallu 10 bonnes années pour retrouver un tapis végétal correct).

Remarque fut faite par Menhirs .Libres que la parcelle ouverte fin octobre près de l'ancien belvédère était des plus restreinte, et que cela risquait d'endommager la végétation suite au piétinement des touristes sur ce "couloir" autorisé. Il a donc été convenu d'en discuter dans la semaine avec les intéressés et un Rendez-vous a été fixé.

12 bénéficiaires (6 RMistes / 6 demandeurs d'emploi) financement 50% par le fond social Européen et 50% par le Conseil Général.

a/  Maison des Mégalithes (ex Archéoscope): mobilier , portes et parvis 

b/  Le Menec et Kermario: poursuite de la restauration des chemins

c/  Signalétique du site

d/  Tumulus St Michel: grosse interrogation concernant les infiltrations d’eau et donc le risque d'ouvrir à nouveau celui-ci On ne peut pas penser que la  réouverture puisse se faire sans d'importants travaux…. Qui seront très onéreux! Et qui payera ?

e/ réfection des anciens chemins à l'intérieur du site des mégalithes

a/ Un Groupement d'Intérêt Public Culturel est créé pour une durée limitée et a en charge de conduire un projet, il permet de regrouper les mêmes partenaires

    au sein du conseil d'administration, l'EPCC (Etablissement Public de Coopération Culturelle) prenant ensuite la relève, ayant lui une administration encore     plus  lourde…

b/ Constat: les statuts qui devaient être terminés fin novembre ( cf: Compte Rendu du Comité de pilotage du 26 mai 2004) ne sont toujours pas achevés

c/ Précision a été donnée concernant les membres choisis pour participer au conseil d'administration : 2 membres par corps représentatif soient: 2 Etat, 2     Monum, 2 Conseil Général, 2 Conseil Régional, 2 Municipalité de Carnac. Un Président sera alors élu.

d/ Financement: 45% Etat (35% Culture / 10% Monum) 45% Conseil Régional & Conseil Général, 10% Carnac.

 

NB: si le Maire de Carnac s'interroge sur quel montant s'appliqueraient les 10% à la charge des contribuables carnacois, Menhirs Libres rappelle à tout le monde que les engagements passés exonéraient Carnac de toute participation financière; la cession de terrains déjà effectuée représentant la participation de la commune.

 

  (Calage promis pour la fin de l'année 2004 des statuts et attente de l'adhésion des parties.)

e/  Le Maire de Carnac demande à réfléchir sur le Musée…car la DRAC signale que le Musée doit avoir la possibilité de recevoir des scientifiques et que cela  rentrerait dans le cadre de la demande d'inscription du site au patrimoine Mondial de l'UNESCO!

    Aussitôt les Amis du Musée ont réclamé d'avoir la construction d'un nouveau musée sur le site près des mégalithes….

f/  Le Maire demande à avoir des précisions sur le périmètre des études à venir et de connaître le compte d'exploitation prévisionnel, ainsi que l'étude et la  mise en place du GIPC!

g/  Il a été réclamé que les Associations soient informées et/ou représentées…

Les réunions du comité de pilotage seront maintenues.

Les Associations retrouveront leur place dans la structure définitive.

 

Pour conclure la Préfète a constaté que le projet n'avançait pas.

 Et pour une fois, voilà bien un point sur lequel nous sommes d’accord !

 

 

 

Carnac attend toujours l'examen des menhirs

Cliquez pour agrandir la photo

Yves Coppens et le comité scientifique ne sont toujours pas opérationnels

 

 

Ce n'est pas encore l'été prochain qu'on pourra se promener librement au pied des menhirs et des dolmens de Carnac ! Yves Coppens et le comité scientifique devaient commencer à examiner les alignements en septembre dernier, mais, en fait, ils ne seront pas opérationnels avant le printemps 2005.

Yves Coppens, appelé pour surveiller et sauver les menhirs de Carnac : c'était ce qu'annonçait en mai le comité de pilotage pour la mise en valeur du site mégalithique. Il était alors prévu que le paléontologue et père de Lucy - qui est natif de Vannes - interviendrait à partir de septembre, à la tête d'un comité scientifique constitué pour analyser les alignements et leur environnement et pour conseiller le groupement d'intérêt public culturel chargé de la gestion administrative et financière de cette propriété de l'État.

Ça n'avance guère !

Six mois plus tard, on en est toujours au même point. La préfète du Morbihan, Élisabeth Allaire, qui se montre pourtant « sereine », indique qu'il faudra attendre le printemps pour voir la mise en place de ces deux instances. Mais, quand on l'interroge sur les nouveautés que l'on pourra voir l'été prochain par rapport à 2004, il s'ensuit un grand blanc. « L'élection d'un nouveau maire à Carnac a retardé le dossier, explique-t-elle. Mais il y a aujourd'hui consensus entre les cinq partenaires que sont l'État, le Centre des monuments régionaux, la Région, le département et la commune de Carnac. »

Il n'empêche qu'avec ce retard, le dossier de remise en valeur du site repousse d'autant le passage à un autre organisme définitif de gestion : un établissement public de coopération culturelle confié aux collectivités locales (1). Cet organisme ne devrait pas voir le jour avant deux ans.

Les conflits entre l'État et les associations de défense du site appartiennent désormais au passé. Mais, avant de cheminer de nouveau en toute liberté entre menhirs et dolmens, il faudra attendre que le comité scientifique se prononce sur l'état de dégradation du site et qu'il délivre ses conseils sur les premières mesures de revalorisation. Certes, on va poursuivre la restauration des murets séparant les champs de menhirs et certains accès resteront temporairement ouverts. Mais, l'été prochain, les centaines de milliers de visiteurs seront toujours frustrés de découvrir les mégalithes à travers des grillages. Une situation qui dure depuis 1991.

(1) Région, département et communes de Carnac et La Trinité-sur-Mer.

Patrick CERTAIN

Ouest-France du 9 décembre 2004

 

 

 

Définition du projet de mise en valeur des alignements mégalithiques de Carnac

Résumé de la réunion du 26 mai  2004 du comité de pilotage à la Préfecture du Morbihan à Vannes

Il y a un an le Ministre de la culture avait demandé l'élaboration d'un "schéma directeur d'aménagement du site" pour juin 2003, validé par le comité de pilotage le 26 juin 2003.

La réponse donné par le Ministre sur ce projet de schéma directeur a été donné en octobre 2003, fixant par là même les axes de réflexion pour la suite de la démarche:

Bilan de la saison 2003

En cumulant les ventes de billets jumelés musée-site et les visites-conférences spécifiques pour les groupes: 10000 visiteurs ont été accueillis de juillet à septembre ( 3300 en 2003)

saison marquée par le transfert des structures d'accueil de Kermario au Ménec, la suppression des structures temporaires de Kermario, l'abaissement ( partiel) de la hauteur des clôtures, la création de 12 entrées nouvelles et la modification de la signalisation.

Une distribution de 300000 dépliants en français, anglais, allemand et breton sur le nouveau projet a contribué à l'information du public. Une antenne de l'office du tourisme à proximité de la Maison des mégalithe est venue compléter le dispositif.

Enfin quatre prototypes de nouvelles clôtures ont été exposés au Ménec à la mi-juillet; aucun n'a convaincu le public....une solution purement végétale ou minérale serait souhaitée!

La restauration des murs de pierres sèches sera poursuivie, s'agissant des conditions d'accueil, les structures rest bien identifiée au Ménec.

Projet d'établissement public de coopération culturelle

Un premier constat : il manque un certain nombre d'études pour poursuivre le projet, en particulier des études de fréquentation, identifier les périodes de pointe, le nombre de visiteurs, leur origine , leurs attente face au site, les études paysagères et archéologiques!

De fait pour conduire ce projet l'EPCC est un outil trop lourd pour mener cette phase d'étude, aussi le Groupement d'Intérêt Public Culturel ( GIPC) y répond mieux. Il est constitué pour une durée limitée pour un objet déterminé et permet de regrouper les mêmes partenaires au sein du conseil d'administration. la proposition du groupe technique est donc de donner mandat à des juristes et des négociateurs de l'État et des collectivités locales pour rédiger les statuts de GIPC pour septembre, il serait alors créé en fin d'année.

Remarque fut faite quant à la surprise de ce manque d'études.... ( c'est bien le moins lorsqu' on sait depuis combien de temps des personnes travaillent sur ce monumental projet!) Le maire de Carnac indique que sa visite au Pont du Gard lui a apporté des éclaircissements sur le fonctionnement  d'un EPCC  et qu'une transposition directe pour Carnac serait difficile.

L'Association "les amis du musée de Carnac" demande si le musée y sera associé. Le Maire répondant par la positive.

Adoption pour un GIPC en phase transitoire.

Projet scientifique et culturel

Trois enjeux sont abordés :

  1. l'enjeu scientifique et culturel: "constituer un centre de ressources sur le mégalithisme", c'est enrichir la connaissance et de promouvoir la recherche, de sauvegarder et d'entretenir le monument et le site, donner à "lire"cette architecture préhistorique.

  2. l'enjeu environnemental: préserver et restaurer un paysage "témoin" par la connaissance de l'environnement du monument et de ses abords, la reconstitution progressive des sols, la poursuite d'une amélioration raisonnée de l'accessibilté;

  3. l'enjeu touristique:"favoriser le tourisme vert et sportif", développer un "tourisme culturel de qualité". Il s'agit de sauvegarder, mieux connaître ce patrimoine mondial, sa fréquentatio, les attentes du public afin de répondre à leurs attentes. La population locales doity être impliquée et au-delà les Morbihannais.

Comité scientifique

Le sous-préfet présente les noms des membres de ce comité scientifique dont la présidence a été proposée à M. Yves Coppens. Ce comité participera aux travaux de la phase d'études, et il est souhaitable que celui-ci soit rattaché au GIPC pour assurer la cohérence des études.( Il est constitué de 12 membres.)

 

 

 

Guy nous a quitté!

      

  Adieu Guy , notre  ami 

Notre ami Guy Mary, nous a quitté le 9 avril 2004 ,Guy s'en est allé.

Nous garderons de lui le souvenir ému d'un homme sachant s"engager et lutter pour défendre les idées et principes auxquels  il tenait tant.  

Un homme de coeur et d'honneur, auquel la vie n'a pas manqué de lui tendre ses embuscades, et qui a su  malgré tout traverser, bien plus que d'aucun n'aurait su  le faire, ces embûches qui vous pèsent et vous minent la santé.

Oui Guy,  avec Céline ,Guylaine, Arnaud et toute ta  famille, nos sympathisants et nos camarades, nous entendons  poursuivre cette  lutte entamée voici plus de dix ans .

Nous entendrons toujours tes rires et tes coups de gueule dignes d'un vrai breton qui aimait sa terre et les siens.

Adieu Guy.

 

Les MARY officiellement dans leurs biens

(recopie de l'article Ouest-France du 10-11 janvier 2004 )

Céline et Guy Mary sont officiellement dans leurs biens 

Étonnés de n'avoir pas reçu la taxe foncière à payer, Céline et Guy  Mary s'inquiètent .Ils découvrent à leur grand étonnement, le 13octobre 2003, que "nous ne sommes plus propriétaires de nos biens à la Petite métairie. L'Etat l'est devenu par un jugement d'expropriation rendu le 12 septembre sans que  nous soyons au courant. Le juge a fixé une indemnité proche de 500 000 €" explique Céline Mary. .Le 1er octobre 2002, les Mary  reçoivent un courrier déclarant la procédure d'expropriation et un recours est déposé auprès de la Cour de Cassation contestant cette procédure. Le 27 décembre 2002, la  Cour administrative d'appel de Nantes prononce l'annulation de la déclaration d'utilité publique. Le 11 janvier 2003, publication de la décision administrative prononcée par le préfet le 10 juillet 1997. Le 31 janvier 2003, réception du courrier annonçant la décision de cette instance auprès des personnes concernées. Le 11 mars  2003,"compte de la Dup et des expropriations, nous avons fait procéder au désistement du recours présenté auprès de la Cour de  Cassation" expliquent les Mary. Le 12 le 12 mars 2003, Gilles Bouihaguet, préfet, répond par courrier: "le projet actuel utilise l'habitat existant et pour l'instant aucune expropriation de ces personnes n'est envisagée dans la nouvelle Dup". Le 14 avril 2003, le maire de Carnac, Jacques Bruneau, déclare lors d'une réunion publique: "vous ne craignez rien, tout est annulé. Vous êtes chez vous". Un courrier annonçant cela est promis, il n'a jamais été reçu. Le 13 octobre 2003, les Mary ne sont plus chez eux. En réalité, l'annulation d'une Dup n'entraîne pas systématiquement l'annulation de l'ordonnance d'expropriation, c'est l'une des bizarreries de l'État. "le jugement a été rendu le 17 décembre 2003 en notre faveur. Le 30 décembre nous avons reçu la notification nous rétablissant dans nos droits. Une bonne nouvelle, certes, mais nous restons vigilants dans l'attente de tenir en main les documents cadastraux", soupire-t-on à la petite métairie.

 

 

 

Mégalithes : AVIS A LA POPULATION 

Il y a un an, le ministère de la Culture et le Centre des Monuments Nationaux, la Direction Régionale des Affaires Culturelles de Bretagne, la préfecture du Morbihan et la mairie de Carnac tentaient par la force d’accélérer la mise en place du projet de réaménagement des alignements mégalithiques de Carnac. Cette décision était annoncée par le Préfet en dépit du résultat de l’enquête d’utilité publique révélant que l’écrasante majorité des Carnacois désapprouvait le plan d’aménagement et malgré le désaveu de très nombreux visiteurs de ces sites.

Après 41 jours d’occupation du belvédère, la " verrue de Kermario ", par le collectif d’associations " Holl A-Gevret " et le dépôt d’une plainte contre l’Etat pour non-respect de la loi " Littoral ", le ministre de la Culture en visite à Carnac annonçait officiellement, à la fin de l’année 2002, l’abandon du projet en avouant ses torts.

Il a fallu 12 ans à l’Etat pour mettre fin à son projet, 1 mois pour jeter les bases d’une nouvelle mouture, et 8 jours pour demander l’avis d’une poignée d’associations choisies !

Actuellement, les associations sont mises devant le fait accompli. Aucun calendrier n’a jusqu’alors été présenté mais des travaux sporadiques ont bien lieu. On nous avait dit qu’il n’y aurait plus d’expropriations, plus de grillages, plus de structures immobilières défigurant le paysage, que la gratuité serait assurée et surtout qu’un dispositif plus léger serait envisagé. Il n’en est rien.

En totale contradiction avec les promesses de M. Aillagon, ministre en charge de la Culture et de la Communication, au début de l’année, la nouvelle mouture exécutée par étape risque d’être encore plus lourde. Des visites démontrant l’utilité des grillages, la présentation de prototypes de clôtures, et l’impression de 300 000 tracts aux frais du contribuable dévoilent une attitude opposée à la concertation.

Il y aura de nouveaux grillages, donc pas d’accès libre mais payant par visites guidées ; de nouvelles structures immobilières à la place du belvédère détruit ; la réhabilitation du blockhaus " Archéoscope " rebaptisé " maison des mégalithes " avec la possible installation du musée d’archéologie de Carnac (ce qui serait contraire au vœu de son fondateur Zacharie Le Rouzic) ; une déviation de route quasi-similaire à l’ancien projet, au plus grand mépris de la loi " littoral " ; et l’éloignement des parkings afin de laisser place à un large no man’s land, sans aucune activité professionnelle extra-saisonnière. Le tout pourra alors être ceint d’immeubles, d’hôtels, de boutiques souvenirs et de supermarchés pour les estivants. Ce dernier point explique l’appétit exponentiel des agences immobilières pour acquérir les terrains alentour. En revanche, la restitution à leurs anciens propriétaires des terrains, maisons, ou locaux expropriés sous ‘la coupe’ du décret d’utilité publique du projet de protection des alignements de Carnac, qui a été jugé illégal par le tribunal administratif de Nantes le 27 décembre 2002, n’a toujours pas eu lieu.

Le Préfet précise qu’il n’est pas nécessaire de procéder dans l’immédiat à de nouvelles expropriations ; ce qui certifie qu’une zone morte est bien programmée sur l’ensemble des sites (Kermario, Ménec, Petit Ménec, Kerlescan…). L’incertitude reste donc totale quant à la pérennité des activités professionnelles − agricoles surtout mais aussi de " tourisme artisanal " – de la proximité des sites. Le but semble bien de sacrifier une économie locale diversifiée à un tourisme estival de masse.

Le problème est donc de savoir si chacun doit déjà se résigner à ce projet clef en main, en acceptant d’une part l’énorme gaspi d’argent public engagé depuis 12 ans et, d’autre part, les perspectives peu réjouissantes qu’il offre pour la majorité.

Il semble que le ministre de la Culture envisage désormais de mettre en place " un conseil scientifique, qui proposera un programme de recherches archéologiques et environnementales ". Après la création d’un mystérieux comité de suivi et la commande d’études des sols orientées par le ministère, la constitution de ce nouveau conseil scientifique ne laisse pas d’étonner.

Tant qu’une véritable commission de suivi dont la composition sera diverse n’est pas constituée, nous ne pourrons croire à la volonté d’une remise à plat honnête du projet de réaménagement des alignements de Carnac. Face à ce simulacre de concertation, l’association Bemdez se propose de recueillir les avis dans l’objectif de mettre en place une véritable entente.

Spécialistes en aménagement du territoire, en histoire, en histoire de l’art, en écologie ou en biologie, archéologues, syndicats de tous horizons, associations, mais aussi commerçants carnacois, ou encore femmes et hommes connaissant des exemples étrangers d’aménagement de sites historiques ou ayant simplement l’envie d’exprimer votre point de vue, vous êtes appelés à envoyer vos avis par courrier postal ou par internet. L’association Bemdez se chargera de synthétiser ces avis, publiera un livret fin décembre à l’attention des élus et se chargera de le diffuser.

Chacun peut faire partie du comité de pilotage, votre opinion est précieuse.

Merci d’avance.

L’association Bemdez.

Association déclarée en préfecture selon la loi 1901, dont les buts sont de promouvoir le patrimoine culturel breton et d’assurer la légitimité de son développement.

Avis à envoyer à :                                                                 Kevredigezh / Association BEMDEZ

                                                                                                           c’hevredigezhioù / Maison des associations

                                                                                                             6 straed ar Govuerezh / 6 rue de la Tannerie

                                                                                                                       56 000 GWENED / VANNES

                                                                                                        jean-yves.deleon@wanadoo.fr     06 11 51 43 15

Important : seules les réponses signées seront prises en compte. N’oubliez pas de préciser la qualité au nom de laquelle vous vous exprimez. Le respect de l’anonymat sera garanti pour les personnes qui motivent ce souhait.

 

 

 

 

                                                                                               Communiqué de presse                         

                                                                                                                   "Concertation pour un projet tout prêt fait

            A l'invitation de Mme la Préfète du Morbihan, nous avons été conviés à un "déjeuner ouverture du dialogue" concernant le site mégalithique .

Notre délégation s'est empressée à cette occasion de rappeler notre souhait de voir disparaître le grillage au profit de haies naturelles, basses, servant uniquement de délimitaiton symbolique - point de vue partagé et exprimé l'an dernier par le Ministre de la Culture lui-même .

           A notre grand damm, nous avons constaté le lendemain même de cette rencontre que de nouveaux grillages étaient implantés au milieu des menhirs, au sein même du site de Kermario !

Inconscience, obstination, mépris, provocation, les mots ne manquent pas pour qualifier de tels agissements !

De qui se moque-t'on ?

Les pseudo-modèles de clôtures exposés par de soi-disant architectes et considérés comme nuls par tous y compris le Préfet, le Sous-préfet et le maire, n'ont-ils eu pour seul objectif que de servir de faire-valoir au grillage ? On pourrait le croire puisque Mr Heulot a exprimé dernièrement cet avis dans la presse .

La délégation avait rappelé que les carnacois, en citoyens adultes et responsables pourraient prendre en charge la protection et la mise en valeur du site avec une possibilité de contribution et de participation bénévoles (implantation de haies naturelles par exemple).

Mais ceci prouve bien si cela est encore nécessaire que le grillage, en protégeant le tapis vert des  menhirs a surtout pour mission de maintenir l'accès contrôlé et payant du site, donc la "marchandisation" du patrimoine . On est loin des belles déclarations d'intention qui ont suivi l'annulation du projet "Menhirland" . "Chassez le naturel, il revient au galop".

 

 

 

 

CONFÉRENCE DE PRESSE DU 20 NOVEMBRE 2003

 Le  but de cette conférence est de vous informer des opérations qu'a mené l'Etat visant à s'approprier les biens des époux Mary, dans le cadre du projet concernant  les alignements de Carnac, ainsi que des conséquences et des manquements volontaires ou non qu'ils découvriront à la faveur d'une simple démarche faite auprès du service des impôts.

                          

Rappel des faits qui se sont déroulés depuis l'avis d'expropriation adressé aux époux Mary, dans le cadre du projet "menhirland" concocté par le Ministère de la Culture….  

1.      elle est  invitée à se renseigner auprès du service des impôts fonciers d'Auray qui déclare ne pas avoir de dossier la concernant

2.      elle est alors priée d'aller consulter le service du cadastre: celui-ci constate ne rien posséder sur 2003, et donc consulte ses archives sur 2002….et là:     

ENORME DECOUVERTE et SURPRISE : 

TOUS LES BIENS DES EPOUX MARY SONT DEVENUS LA PROPRIETE DE L'ETAT  

DEPUIS LE 12 SEPTEMBRE 2002 !!! 

Constat : Le relevé des hypothèques demandé par leur avocat confirme bien la "confiscation" de tous leurs biens, tout simplement par le changement du nom du propriétaire! 

Et tout cela fait à leur insu! 

"Mensonges ou incompétence?"…..  "Mensonges et  incompétence?"

"Mensonges et/ou incompétence ?"